‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 2)Chapitre 246 sur 364 · Lavoix et Lemaire, loco cit., p. 34i · texte numérisé non relu

Lavoix et Lemaire, loco cit., p. 34i

2. Nous rappellerons, à ce propos, ce que constatait le Mej'cu '^n novembre 1713: « Les cantates et les sonates naissent ici sous pas; un musicien n'arrive plus que la sonate ou la cantate en poche (Ifociire, nov. 1713. p. 33).

3. Cf. Langlians, Geachicitte der Miaik, Leipzig, 1884; cl D.aqu Lettres sur les liommes célèbres dans les Sciences, les Lettres ri Arts, sous Louii XV, 1752.

4. Médèe avait déjà été traitée par Bernier (quatrième livre de c: laies) ainsi que Y Absence (septième livre).

Orphée, Thétis'. Rameau, on le voit, s'est conformé, pour le choix de ses sujets, à la mode régnante, et presque tous les thèmes poétiques qu'il a traités avaient déjà servi à d'autres musiciens; il a abordé toutes les variétés de la cantate, passant du genre comique, avec les Amants trahis, au genre dramatique, avec le lienjer fidèle et Orphée, sans oublier la pastorale héroïque (Thètis).

M. Malherbe place ces cantates entre 1710 et 1730. Orithie et Thètis sont datées approximativement par Hameau lui-même, au cours de sa lettre du 25 octobre 1727 à Boudard de la Motte; elles remontent à 1715 environ, et on peut admettre que toutes furent écrites pendant la période provinciale de la vie du musicien.

La première seule (les Amants trahis) comporte deux voix, ténor et basse; les autres sont écrites pour voix seule, soprano, lénor ou basse. Quant à l'accompagnement, il est extrêmement simple; le clavecin et la basse de viole suffisent dans les Amants et l'Impatience. Pour .{quilon et Orithie, Orphée, Thètis, Rameau ajoute au continuo un dessus de violon; il en ajoute deux au Uerger fidèle, et, dans la Musette, il introduit des bassons et un pelit orgue".

Hameau, à l'instar des Italiens, considérait la Cantate comme un diminutif de l'opéra, comme un opéra de salon, et prônait le genre descriptif, inlluencé sans doute qu'il était par VAlri/one de Marin Marais. Au reste, dans presque toutes les cantates de ce temps, l'épisode descriptif est de ligueui-. Les tempêtes, les combats, les luttes, suscitent immédiatement une figuration mouvementée, le heurt de mouvements contraires, l'échappée brusque de gammes rapides, ascendantes ou descendantes. H est des mots sur lesquels les vocalises aiment à se dérouler et qui, pour ainsi dire, ne se séparent jamais d'elles, tels les mots victoire, gloire, voler.

D. Le premier livre de Morin contient, sous le nom des Amants mèconti'uts, ime cantate de sujet andloguc à celle de Hameau.

C, Dans le deuxième livre de Montéclair, il y a un Enlèvement d'Orilliie.

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