‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 2)Chapitre 248 sur 364 · Mourcl a composô dii canlalillcs · texte numérisé non relu

Mourcl a composô dii canlalillcs

ulter les Mémoires de :t, dont il est queslion

s'adonnent industriellement à un genre qui délient la vogue; ils travaillent pour le public sans nulle préoccupation artistique, et ressassent des formules mille fois entendues. Ils font du métier, et non pas de l'art'.

A la Cantate se rattache la Cantatille. C'est un diminutif, une réduction de la première, qui, au dire de J.-J. Rousseau, constituait une ressource pour les petits faiseurs de vers et pour les musiciens sans génie. Les Caniatilles prolongent le règne de la Cantate en l'affadissant, et servent surtout à mettre en valeur le talent d'interprétation des chanteurs et des chanteuses; elles reviennent aux proportions de l'Aie, et ne comportent plus les développements qu'on s'ingéniait à mettre dans les cantates. Une abondante littérature représente ces œuvrettes, dont le style rococo et le maniérisme ne peuvent que justifier l'oubli. Mouret, Lemaire, Bertin, Gervais de Rouen, Duché, Armand- Louis Couperin, Naudé, Corrette, Martin, Le Febvre, Légat de Kurcy, RIainville, Buée, Désormeaux, Torlez, le chevalier d'Herbain, contribuèrent à l'enrichir, sans parvenir à lui donner quelque vitalité.

Lionel de la LAURENCIE, 1913.

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