BASSES
rois dans lu . ni .vers. Qu'ils ail.Ient men . di . er des
est qu'ils ail . lent men.di . er des fers
maî-tre Qu'ils ail . lent men.di . er des fers
rois dans lu . ni . vers Qu'ils aillent men.di . er des fers
HISTOIRE DE LA Ml'SIQUE XVIII^ ET XIX" SIÈCLES. - FRANCE IGH
(lu Clidiit (lilhyiambique, en ut, le In peritia sim de la Canlale reliijieusc exécutée au iiiaria;^e de rSapolûon, en s» b;
va . le! Gui.dez sœur d'A.pol.lon un
toile a respi . ré sous le feu du pin.ceau
Tous ces
beau, la gloire a . gi . te son flam. beau.
fH^
bords les yeux de l'u
ni . vers.
du Chant du I" vendémiaire il prit le quadruple 1 ^onv îa^mle. n° i àai" Oratorio pour h couronnement, chœur d'introduction, 3our glorieux, en ut mineur, I Ora pro yiobis, double chœur en la mineur;
Allegro pomposo .
5. la- voix 0 . ra pro. no , bis sancje re . mi . gi e.r.au . di
/IfsrnfRE DE LA MUSIQUE XVIII" ET XIX" SIÈCLES. — FRANCE
ferme
Jour glori . eux, jour de me. moi . re, ÔRomean.
Jour glori . eux, jour de mé. moi . re, Ô Rome
HISTOIRE DE LA MUSIQUE
XVIII" ET XIX" SIÈCLES. - FRANCE Hil7
gloi .re. Jour glo.ri . eux, jour de mé. moi . re, ORomean.
j toute la gloi . re Jour glori. eux jour de mémoi . re
IfilS ENCVCLOPÉniE DE LA MUSIQUE ET DICTIONNAIRE DU CONSERVATOinE
.ti . que sors du tom. beau, La France au.ra
Rome an.ti . que sors da tembeau La France aura
oi . re. Et par les mains de la vie . toi . re , El. le rai.
gloi . re , Et par les mains de la vie . toi . re, ELle rai.
toute la gloi . re Et par les mains de la victoi . re
niSTOIRE DE LA MUSIQUE
XVIII" ET XIX" SIÈCLES. — FRANCE K.io
e Irio el rhœiir Tîi renah jMnni. noux, en si [7, pour faire le 11" (i du 3= Te Deuiii, dans le même Ion; le chd'iir Cijiiiliuniirs an malheur de la guerre, en ïx' majeur, pour faire le n" 3 du psaume Super flumina, dans le même ton; le chœur Et l'avare Albion, en rc majeur, pour faire le n" i du motel Ve/ii sponsa coro- 7iaberis. dans le même Ion; le chœur final Nous donnerons la paix, en ut majeur, pour en faire le n" 2 du 1" Te DcuDt. Fiat inisericordia, dans le même ton.
Après les polémiques de l'année 1802, Lesueur traversa une période critique. Le Conservatoire lui fut fermé, et ses confrères le tinrent en disgrâce. Mais bientôt l'admiration du compositeur favori de l'empereur, Paisiello, lui valut de recueillir sa succession à la direction de la chapelle impériale, et il mérita l'oubli du passé par la yïoire qu'il donnait à l'Ecole franraise, en faisant représenter à l'Opéra, en 1804, son œuvre la plus fameuse, Ossian ou les Barder. L'œuvre fut accueillie avec tant d'enthousiasme, que Lesueur dut venir saluer la foule de la loge de l'empereur, où il s'était laissé traîner, malgré le désor- <lie de son costume, parce que Napoléon avait dit : •' Je sais ce que c'est qu'un jour de bataille; je ne regardeiai pas plus à son habit que je ne fais attention ce jour-là à celui de mes généraux; qu'il vienne. •>
Après U^4an, Lesueur donna encore, à l'Opéra, le Triomphe lie Trajan, en 1807; la,Uci(7 f/'.l(/rtm,en 1809. Puis il écrivit de puissantes symphonies vocales et instrumentales pour les cérémonies impériales. Après l'Empire, Lesueur ne devait plus rien donner au théâtre, car sa dernière œuvre dramatique, terminée en [&-22, Ale.rntidre à Bahi/ione, ne fut pas représentée. Cependant, son activité ne se démentit jamais. Partageant avec Cherubini la direction de la chapelle
royale, il retrouva l'enthousiasme de sa jeunesse ponr la musique religieuse. Avec plus de gloire que sou collègue, dont le style froidement impeccable suscitait plus d'admiration parmi les musiciens que d'émotion dans la foule, il sut renouveler les belles fêtes musicales de l'ancienne Église par ses compositions grandioses, qui, suivant un mot de Gounoil, Il peuvent se comparer aux fresques du moyen âge, aux mosaïques byzantines d'une si étrange grandeur », et, suivant un mot de Choron, « sont construites en pierre de taille ». Cherubini ne comprenait guère leur inlluence, et il l'exprimait naïvement à son émule en lui disant avec son zézaiement accoutumé : « Que zé n'y comprends rien ; à la répétizionne, z'ai touzours beaucoup de soussés, et à l'église, c'est toi qui emportes tout! » Elu membre de l'Institut en I8I0, Lesueur fut appelé en 1818 à professer la composition au Conservatoire. Il y forma une admirable pléiade d'élèves : Hector Berlioz, Ambroise Thomas, Gounod, Elwart, Guiraud (père d'Ernest Guii'aud) , Lecarpentier, qui furent lauréats du prix de Rome, et parmi ceux qui ne se vouèrent pas à la composition dramatique, Dietsch, Ueber, iVIarmontel, Henri Lemoine. Son dévouement pour ses disciples fut extrême et lui inspira souvent des actes courageux. Un jour, il se trouva seul pour plaider la cause des jeunes musiciens, contre tous les membres de la chapelle royale, qui avaient mal accueilli une demande d'exécution présentée par Berlioz.
A la première représentation de l'opéra de début de son élève Marc, Arabelle et Va^^co, il renouvela ce que Gluck avait fait jadis pour les Dnnaides deSaliéri, et laissa croire jusqu'au jour du succès obtenu que l'ouvrage était de lui. Lesueur mourut à Paris le 6 octobre 1837, laissant inachevé un très important
tiavail sur l'histoire de la musique, qui n"a pas été publié.
Sa mémoire a été honorée par le don d'une pension à la veuve qu'il laissait; par l'érection à Abbeville, en 1832, d'une statue qu'on inaugura soleiniellement avec une cantate d]Ambroise Thomas; par la publication d'un volume d'Oclave Fouque, qui salua en lui un révolutionnaire de la musique, et le prophète d'Hector Berlioz, dont cerlaiues nriginalilés, l'emploi des modes antiques, une concf|itioii en quelque sorte picturale, se retrouvent dans les œuvres de Lesueur et juslitient la parole qu'Elwart, après la mort du maître vénéré, adressait à, son camarade Berlioz : « Toi qui parais venu parmi nous pour appliquer les idées de notre maître... » Lesueur rayonne dans l'école musicale française comme un précurseur. Il demeure l'ancêtre des artistes qui, comme Berlioz, sont des musiciens poètes, faisant jaillir avec tant de force la musique de la vie et nous remuant par des sonorités si vastes, qu'ils donnent l'illusion d'une humanité capable de toute-puissance.