Le cheval Bayard fait sa roi
Dans la ville de Termonde. Le glaive blanc e
Ceux d'Alosl sont bien marris Voyez-les chevaui
Parce que c'est ici que trotle le cheval IBayard.
Ce chant est aussi un accompagnement pour le pei'Sonnai,'e de rOmmef,'anf; (ici plus spécialement (le Termonde), qui représente le cheval Bayard' sur lequel sontjucliés les quatre fils Aymon : Equusbeyardns; equus quatuor lîliorum Haymonis, — tempore Caroli Magni (d'après Kiliaan), c'est-à-dire que l'origine semble remonter au xiv siècle (Charlemagne?'?).
La chanson est, d'après Van Duyse {oud Nederl. Lied), la propriété de la corporation, encore existante, des l'ijnders — hommes de peine — de Termonde,
Moderato
■CHCEUF
qui ont le privilège de porter le cheval de l'Ommegang. Le carillon de Termonde joue cet air journellement.
La mélodie est composée de deux parties. Le 7
(2= partie) semble avoir été ajouté lors du célèbre Ommegang de 1754, organisé à l'occasion du 900" anniversaire de la translation des ossements des saints Hilduardus (Edouard) et Christiana (Chrétienne), patron et patronnesse de la ville.
Ailes watimmermeer'tLevenzagvandenHeer,Is tôt dienste van denmensch,Tot zijn
vreugd en herte wensch.Al't gediert,dat er leeft'tZij het de aar 4eof zee doorzweeft Aan he 2y CHŒUR
:iut en duizend vreugden geeft. 't Hert ont. sluit door het kruidjVVat uit de aar de jeugdig spruitjGeeft in den koe leu meizyn zoete geuren uit; Het her
leeft en het groeit, Het schiet op en het bloeit,'t Maakt dat vreugdin al.le herten HCHffiUR 2'S'^CHCEUR ENSEMBLE
gloeit. 0 aange naa.nie tijd! 0 zoe.te vroo.lijk.heidi Als wij
3, 7'it . Tempo
al.le de werkemDes heeren bemerken; En daar. omdient ge.zeit: Glo
zij lof en eer Duizend maal en nog meer Aan den goedentieren Op.per . heer!
Chanson hasseltoise.
Tout ce qui, en tout temps, 2. Le cœur s'épanouit par la verdure. 0 temps agréable,
reçut du Seigneur la vie, , Ce qui de la terre germine O douce joie,
est au service de l'homme [son cœur. donne au frais mai ses doux parfums. Quand nous remarquons (voyons)
pour son contentement et les vœux de [Tout] revit et grandit, tous les travaux du Seigneur!
Tout le régne animal, qui vit et croit et s'épanouit. Et pour cela, qu'il soit dit :
sur la terre, ou qui fend la mer, et fait que de tous les cœurs la joie res- Gloire à lui, loué et honoré
lui donne mille choses utiles ou agréa- [plendit (arde). Mille fois et encore plus
[blés. Soit le clément Seigneur suprême.
Beyard, bayart, signiQ; bnin (bai).
Kyr.YCWPKDIE DE LA MrsiOVE ET DJCTIONNAIRE DU CONSERVATOIRE
Il y a trois autres slrophes dans le même goi'it.
On a attribué la poésie de cette mélodie à Vondel, qui l'aurait écrite en l'honneur de Gillis van Vinckenron, — bourgmestre, « empereur de la noble gilde des Arbalétriers », de Hasselt, —vers 1637, quand le célèbre écrivain néerlandais séjourna en cette ville. D'autre part, selon le chevalier A. de Corswaven, cette chanson aurait été composée par Herman Van de Reyst, qui étudia douze années, sous la direction de Roland de Lassus, à la cour de Bavière, et qui en 1536 dirigea le collège de Sainte-Cécile de Hasselt.
Largamente
Les folk-loristes sont d'accord que cette mélodie n'est pas si ancienne, et qu'elle doit dater de la fm du .\vii5 ou du commencement du xvni* siècle. 11 n'est pas douteux non plus que les paroles sont surajoutées à la musique; la prosodie, défectueuse, l'indique suffisamment.
Ce chant a trait au mois de mai (le renouveau), sur lequel beaucoup de musique a été composée pour les fêtes alors en honneur et dont un des épisodes les plus caractéristiques est la plantation d'un miii, un arbre de mai (symbole de la fécondation?).
Rept fluks
Aidez-Tous vous-même hors dos liens de la t; Néerlandais timides, ]inur porter le harnai:
self, soo help(t) u Godt. (Aidez-vous, vous-mêmes, et Dieu vous aidera.)
;-méme. ainsi Diou aidera 2. L'orgueil espasnol faux et brutal
. un bourreau sans Dieu pour vous faire athées et pour vous ravir votre argent.
Et ainsi de suite pendant neuf strophes. C'est un pamphlet musical très violent (on remarquera le caractère sombre et fanatique du chant).
Il a trait au iO' denier d'impôt dont le duc d'Âlbe frappa les Flamands, et auquel ils furent si hostiles.
La strophe 8 enjoint aux Flamands de choisir entre
Ail? Maestoso
servir l'odieux tyran ou pour le combattre suivre le prince d'Orange. (Ceux qui suivirent le prince d'Orange étaient connus sous le nom de Gueux de Mon. Le chant se retrouve dans le vieux Psautier de lo40 [i^ouUrliedekem, n" 13).
Rept fluk uw vro. me han . den. Myn schild en mijn be
iwenZijtgij, o God, myn heer! Op ii zoo vvil houwen,Ver laat mij
jr. Dat ik doch vroom niag bIijven,Uw die naar'tal.
HISTOIRE DE LA MUSIQUE
stond, D
Autre version de la même chanson. Elle est coni- 1 turm', — qui joua un si grand lôle dans l'histoire binée avec la mélodie M'ilhclmiis van Tsassouwe {sol des provinces llamandes. Cet hymne est devenu un majeur), Guillaume de Nassau, surnommé le Taci- \ des chants nationaux des Hollandais.
Slaet op den tromme.le, van dir.re dom . dey . nel Slaet op den
Slaet... Battez...
lialtez le tambour, la dire don daine
— — don don.
— — don daine Vive le Gueux est à jirésenl le mol d'ordr
Les six autres couplets maltraitent violemment les Espagnols, Pape et Papistes.
Les deux derniers couplels sont des invocations au cardinal Granvelle et au l'inncc (Nassau, probablement).
La mélodie, qui date de laoO, se retrouve dans des chants antérieurs, notamment dans l'ouvrage llet prieel dcr gheestel mélodie Bruges, 1609 (le berceau de
la mélodie religieuse), où elle figure, en un rythme très alangui, comme chanson d'amour divin :
Dans le chant politique, l'accent est devenu d'une rudesse extraordinaire, et le rythme martelé du tambour y résonne avec un réalisme saisissant.
Hoe hittel weet myn lief
,e jour point à 1 oric
t s'éclaire,
iibicn peu sait mon i
iiduii
hardi clievalicr bien intentionné Je repose dans des bras chéris toute grande.
« Tu reposes dans des bras chéi
Tilo
pas ■
La fillette prit son manteau
elle
va le mort
<i Oh tu gis ici, frappe, noyé dans ton sang!
Voilà ce que t'a fait ta gl et la fierté (orgueil).
(. Oh! lu gis ici, frappé, (loi) qui me donnas la coi
10. Les seigneurs se turent silencieux, et ne firent pas de bruit.
l.a fille s'en retourna, elle s'en alla en pleurant.
1 1. Elle le prit dans ses bras, Elle le baisa sur la bouche.