‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 2)Chapitre 336 sur 364 · Mainlenan · texte numérisé non relu

Mainlenan

à quelque cloilre

et porter de noirs vétcme

et devenir une nonnelle. li. Avec sa claire voix,

la messe elle chanta;

avec ses mains blanches

elle sonna les clocholles.

me consacrer

Date du xv= siècle. Il en existe de nombreuses I (phrases coupées en mesures) nous a semblé s'adapter variantes, desquelles nous avons choisi la présenle, très mal à ce beau chant, auquel nous avons laiss(' qui nous a paru la plus parfaite. La notation usuelle | sa coupe irrégulière, d'une expression si poignante.

Moderato

wa ren twee

-can.der so

lief>

con.den by . een niet co

. men, Het -'

1"-J 1 J""^Tr ,"==

wa ter was

1 i^ veel .

te

diep. Wat deed sy? sy

stac op drie

ivTT's

sa. vends bet

"Och

c'étaient deux

enfants de rnis.

ils s'aimaient

'un l'autre,

ils ne savaient

fjuint se rejoindn:

L eau était beaucoup trop profonde.

Que 151-elle ? Elle alluma trois chandelle Quand [le soir] le crépuscule tomba :

Dans les strophes 2 à 6, nous assistons à la noyade [ pêcheur qui repèche le cadavre de l'amant. Pour sa de l'amant; la lille du roi supplie sa mère de pouvoir peine le pêcheur reçoit l'anneau d'or rouge que la fille aller se promener le long de l'eau, où elle rencontre un | a au doigt.

Elle prit son aimé dans ses bras, et le baisa sur sa bouche :

'< O bouche, si tu pouvais parler 1 O cœur, si tu étais bien portant. »

Adieu, o mon père et ma mère

et toutes mes amies.

Adieu, ma sœur et mon frère.

Je m'en vais au royaume des cieux.

C'est évidemment une variante du chant précédent. 1 ment moderne, wm^ oumêmexix^ siècle. Elle comporte également de nombreuses mélodies qui Jan Blockx a utilisé cette mélodie dans son opéra diffèrent fort l'une de l'autre. Celui-ci est relative- | la Fiancée de la mer.

Andante

Al op een ste.ken do . ren ., tje, Din don don!

Il y avait un oi^,.

Daer war...

-nmine neige, 2. Voulez-vous, monsieur, être le messager? 4. Ilvolaavecellejusqu'àlaportede l'amant : sur II i i::i I ' iHii' iix, Monsieur,lemessager je veux bien être, n Dors-tu, veilles-tu, ou es-tu mort?

''"' ' "'■ ■! ■" "- din, don, etc.

sur I ; ,1 i ,11 :ix, 3. Il prit la lettre dans son bec

Ji:i. ' '•'. I 11. cl vola avec elle au-dessus des halliers,

din, don, etc. 6. — Es-tu marié depuis une demi-année?

Ce me semblait bien mille années. »

Ce chant date du xvi= ou ivii" siècle. Il en existe de nombreuses variantes, même en langue française [le Messai/er d'iiinuiu-).

— Je ne dors, ni ne veille.

Je suis marié depuis une d

HISTOIRE DE LA MUSIQUE

Un pooo lerrto

hei.den.Frisch o.ver die

Daer is er een be.te.re stee.

[Aux pays] d'Oripnt nous voulons aller Par les vertes bruyères.

Là, il y a une meilleure cité.

Naer oostland..

Nous boirons le vin frais.

Nous buvons le vin clans des coupe Et la bière aussi, tout notre soûl.

Là habite ma douce amante.

Selon Willems (!e premier en date des archéologues musicaux belges), cette chanson aurait trait aux émigrations à l'Est — c'est-à-dire au nord de l'Allemagne — des populalions du Brabant et des Flandres, où ils

Moderato

établirent.des colonies agricoles dès le xn" siècle. Le chant cité date du xviii" siècle.

Oostland, den Oost, — l'Est, le pays de l'Est,— est aussi appelé Rozeland, le pays des Roses.

Schoon lief hoeligt gij hieren slaapt,In u.wen eer.sten droome? Wilt

opstaan en

Hij staet hier al

« Belle amante, comment dors-tu i< Dans les premiers songes?

Veuille t'éveiller et recevoir le mai qui se dresse ici si beau.

Schoon lief...

plante ton mai où il le pl.iit

■ — Où pourrais-je le planter ou faire? La nuit hivernale est froide et longue, il laisserait de grandir (s'épanouir).

— Belle amante, s'il laisse de s'épanouir, nous l'enterrerons

dans le cimetière près de l'égla:

Sa tombe portera des roses.

Belle amante, et sur ces roses le rossignol sautera {sic), et, pour nous, à, chaque mai, chantera ses douces chansons.

Nous avons dit précédemment que le 1""^ mai donne lieu, en pays flamand, à des fêtes symboliques (peut-être d'origine païenne), dont la plantation d'un mai, ou arbre symbolisant le renouveau, la croissance, la germination.

Des folk-loristes ont vu dans le texte de celte mélo-

die une intention... leste. Il se peut. En tout cas, le symbole du Renouveau — la Nature se réveillant après le sommeil d'hiver quand Mai s'annonce — est plus conforme àla tradition et plus poétique. Comme toutes les chansons populaires, celle-ci compte des variantes dont nous citerons, à titre de renseignement :

Forme de Choral; se retrouve dans le Xieuwen 1 nu en slaapt, etc. » (le Mai nous donne la verdure rerbeterden hmthof, \603, p. 68, sous le titre de « De [les légumes]', sur l'air de « 0! te voici gisante, mey dieonsde groentegeet»,surrairdei<Ochleghdy I endormie).

^■'^ J J. jJ J J J J IJ. -J |J- ^^'J J IJ .J h J J. J'MJ^^

Recueilli à Wambèke, Brabant, par M. Pol de Mont, conservateur du musée de peinture d'Anvers.

ENCYCLOPÉDIE DE LA MrSlQUE ET DICTIOWNAinE DU CONSERVATOTRE

Autre chanson de mai d'un tour mélodique très gracieux, originaire de Hailleul (Flandre française), et publiée par de Coussemaker [Chants populaires des Flamands de France).

Voici ce que de Coussemaker dit au sujet du singulier air qui suit :

«Ce curieux chant populaire était encore en usage à Bailleul vers 1840. Lorsqu'une jeune fille mourait, son corps était porté à l'église, puis au cimetii'Te, par ses anciennes compagnes. La cérémonie religieuse terminée et le cercueil descendu en terre , toutes les jeunes filles, tenant d'une main le drap mortuaire, retournaient à l'église en chantant la Danse des Vierges avec une ferveur, un élan et un accent rythmique dont on peut difficilement se faire une idée. Le poêle qu'on rapportait à l'église était de soie cou-

leur bleu de ciel; au milieu était une croix en soie blanche, sur laquelle étaient posées trois couronnes d'argent. Pareil poêle sert encore à l'enterrement des jeunes filles, mais le chant a cessé.

ic Est-ce une coutume druidique? La coutume fut très répandue du temps de Charlemagne de danser sur les cimetières; le clergé a peut-être détourné les (idèles de ce jeu réprouvé, en lui donnant le caractère religieux. »

L'archéologue musical Bohme [Gcschichte des Tanzes in Beutschland, 1886, 1, p. 10) consacre quelques mots à la vieille coutume des Germains de danser et de chanter la nuit sur les tombes des morts, croyant par là éloigner les mauvais esprits. C'est à Léon IV (commencement du ix" siècle) qu'il faut attribuer l'interdiction de cette coutume.

.ns le monde il v a une dans(

Alleluia'l

Là dansent les jiucoUeltos.

Deneiiicmmis Domino,

Alléluia, alléluia.

Alléluia!

Nous dansons après [sic] les pue

lienediciwiitH Domino,

Alléluia, alléluia.

Le refrain « Alléluia » prend son origine dans un | Chanson relicjieuse chez les Néerlandais avant la i refrain religieux qui, tout comme le « Kyrie eleison », forme, Rotterdam, 1906). devint rapidement populaire (Docteur Knuttel, la \

inSTOIBE DE LA M US [QUE

Vrouwt.jesjgeefthet Gods . deel God help' ye '

Donnez quelque peu au rommelpol', pelites femmes, Dieu t aide'! ilonm

C'est si l)on pour l'hutspoUM (P^i't île Dii

Van de liere, van de laere g. Dieu m'a si longtemps aidé,

— hereomla', Que mes vaches sont Irailes,

Scherzando

Dieu m a si longtemps...

Que je porle une barbe giisc Van de liere, etc.

Des win ters als het re . ghent,Dan sija de paet.jes diep,ja diep-Dan comt dat lo .se vi . schertjen vis . chen al in dat riet, jariet.Met sijr

rijfstok met sijneii strijcstok Met sijnen lap sac, met sijnen cnapsac Metsijne

lee . re van dir.re dom dee . re Met sijne lee.re laers.jes

L hiver quand il pleut, Les scnliers sont profonds.

Alors vient le rusé (petit) pécheur Pécher dans les roseaux

avec ses souliers de (

Des winters... L'hiver...

2. Cette rusée (petite) meunière S'en alla se jjostcr sur sa porte

l'our que ce curieux (joli) (petit) pêcheu r Put passer devant elle, avec son bâton, etc. g

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