‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 2)Chapitre 347 sur 364 · Puis un grand sac de farine · texte numérisé non relu

Puis un grand sac de farine

1 1 . A Paris, la noble ville, etc.

Cité par Gothier et Poy- M AIGUË (Lorraine).

C'est, comme le précédent, un cràraignon. Moderato

Har. bou . ya qu'a tant de ma', Har.bou . ya qu'a tant de ma',

ri^ s7b . Tntti I. Solo

Ah! pauvr' Har . bou . ya. Faut qu'i' mou . re faut qu'i

Cràmignon humoristique. Les alternances de soli et de tutti se font avec une emphase comique et une voix pleurarde, avec des portamenti lamentables (indiqués dans la musique par une appogiature a.\guë liée à un ré grave).

C'est un cràmignon connu dans tous les pays wal-

Vivo

Ions, avec quelques variantes locales. Il y a cinq autres couplets dans lesquels Harbouyaest aflligé des maux les plus horribles.

Harbouya est synonyme de pauvre hère sans feu ni lieu. Ce serait, en somme, un chant de mendiant mystificateur.

Do . ble's de gi-is pa . pî, So.li.dri, Do - ble's de gris pa . pî

niSTOrRE DE LA M US f QUI

BELGIQUE ISfii

Notre ilne {/lis) Qu'avait si froid aux piods, Mon iJÈre lui a fait fairi!

Des souliers, par le cordonnii

Doubles de gris papii

Solidri, Doublés de gris papie

Encore un cràmijinon luimoristiqiie. Il y a d'autres couplets dans lesquels ou aiïuble l'àne de pièces 'habillement diverses.

che, pourqu 'araignée,

^ Les six autres couplets font dévorer l'araignée par [ battue par l'homme. En sorte que le sixième couplet l'oiseau, l'oiseau par le chat, qui est battu par le se « dévide » comme suit : chien, lequel est battu par la femme, qui enfin est |

(al) viniou in homm' ni batte la feumme; Time so l'feumme,

La feumme so l'chii L'chin so l'chat, Li chet so l'airchi.

L'airchi so 1' L'aregne so 1

Voici une variante de ce crâmignon, connu de toute la Wallonie

rina.ud, L'aregn li mohe...

Pauveve mohe! qui ni te sauveve-tu?

ngea le renard ;

I, chasseu mog I/rinaud lu po:

Li poil l'ballô, L'ballô l'arégn.

L aregn 1 Pauveve mi (Le chasseu le renard, la pou

la poule, le hanneton; ■' le hanneton, l'araignée ;

l'araignée, la mouche...

Pauvre mouche! que ne te sauvas-tu!

René LYR, Paul GILSON, 1914.

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