iM. H. Parryen donne des extraits
Il y a aussi des danses dans la Tempête, et des ■< Symphonies de machines »> dans Psyché.
3. On a réédité chez Novello la musique de MacbetJi, attribuée à Locke, Cette attribution n>st pas exacte. Le style en est plus avancé, sans montrer d'ailleurs la curiosité de recherches pittoresques, qui caractérise Locke. Il est possible que Purcell y ait participé, tout à fait à ses débuts. Nul sens du mystérieux. Une absence totale de fantastique. Mais de la bonne humeur et une simplicité humoristique.
4. Cette musique reliffieuse de l'école de Cook consiste, pour la parlie vocale, presque exclusivement en soli, duos, trios, *|uartettes.
leur de premier ordre. Il forma tous les grands compositeurs anglais du temps : Pelham Ilumphrey, Michel Wise, John Blow et Purcell. Tous apprirent de lui, dans la musique d'église, une déclamation expressive et mélodique; sa chapelle fut une école de style dramatique, ot'i Purcell se lorma à l'opci a •. L'état matériel de la chapelle n'était pas brillant. Le roi s'en occupait peu. Les enfants souffraient de disette, ils étaient misérablement vêtus. Mais l'enthousiasme de Cook les soutenait et les surexcitait. 11 y avait là un foyer d'art intense et brûlant, moins favorable à la formation du goût que du génie; et en vérité, la musique qui est sortie de cette école est pleine de génie, fiévreu.x, mal équilibré, peu sur de ses moyens d'e.i;pression, mais d'une sincérité et d'une hardiesse que la musique anglaise a rarement connues. Cook encourageait chez ses élèves l'audace créatrice. Presque tous furent d'une précocité surprenante. Pelham Ilumphrey, Blow, Purcell composaient et faisaient exécuter de la musique, à douze ans. — En 1672, après la mort de Cook, Purcell passa sous la direction de son ancien condisciple, Pelham Humphrey, artiste remarquable, parfois génial, qui n'eut pas le temps de donner sa mesure'', mais dont quelques œuvres vivent encore par leur beauté et leur force d'expression. Pelham Ilumphrey était un champion du style français, qu'il avait appris à Paris même; et il l'enseigna à Purcell. — Après lui, en 1674, John Blow compléta l'éducation de Purcell. C'était un musicien savant et expérimenté, sinon d'une personnalité égale à celle de Ilumphrey. Il aida Purcell à réagir contre l'influence française. Très bon et très dévoué, il lui vint aussi en aide, dans ses diflicultés matérielles. Grâce à lui, sans doute, Purcell fut nommé copiste à Westminster Abbey, en 1676 '^, et, avec l'aide de Locke, il entra en relations avec les notabilités littéraires du temps : Dryden, Shadwell, Aphra Behn. Il écrivit alors ses premières compositions dramatiques, de la musique de scène pour des pièces de ces poètes. II fut entraîné, semble-t-il, par ses nouveaux amis dans une vie brillante et passablement scandaleuse. En 1678, il composa la musique pour Timon d'Athènes. Bien que l'ensemble de l'œuvre paraisse un peu bâclé, certains airs, comme celui de Georg : The caress of lovers, sont d'une beauté admirable, surchargés de vocalises à la façon de Stradella; mais pes vocalises ont un charme berceur et voluptueux''.
En 1680, Blow céda à Purcell sa place d'organiste à Westminster Abbey. Purcell s'y distingua si bien que, deux ans plus tard, il fut nommé organiste à la chapelle royale. Ce fut pour lui le début d'une production musicale, riche et variée. L'œuvre capitale de cette époque fut Dido and Mneas, en 1680.
Dido and Mneas, composé pour un pensionnat de jeunes filles, à Chelsea, et probablement joué par
Les chœurs sont extrêmement réduits et, d'ordinaire, reléfrués à la fin. Parry donne quelques exemples d'admirable et émouvante déclamation, extraits d'Antiennes de Pelham Humphrey et de Blow. Il y a là d'étonnantes hardiesses harmoniques, qui choqueront, au xviii" siècle. Burney sera très sévère pour ce qu'il nommera Les Crudités du D' Blow (Dr Blows Crudities).
5. Né en 1647, Pelham Humphrey mourut en 1674, à vingt-sept ans. Il écrivit peu de musique pour le théâtre {de la musique de scène pour la Tempête), mais de belles Antiennes, dont plusieurs sont encore chantées aujourd'hui. Elles sont rééditées chez Novello.
6. 11 s'agissait de restaurer les œuvres classiques, après les destructions puritaines. Nul doute que ce n'ajt été une excellente école pour Purcell. 11 garda cette place, de 1076 i 167S.