En 1682, 16S6, 16S
3. Peut-être même est-il permis de trouver Purcell surtout su dans la sonate instrumentale, que nous n'avons pas à exami
4. Blow reprit en 1695 sa place d'organiste à Westminster 11 était en même temps occupé à la chapelle royale. Ses me œuvres se trouvent réunies dans son Amphion Anglicus, en 1700. Comme musique dramatique, il n'écrivit guère
perieur Abbcy.
mais qui est aussi une sauvegarde dans la lutte pour la vie, dont l'histoire de l'art, comme l'histoire politique, offre le spectacle constant. — Puis, cette même débilité, cette langueur féminine, qui le rend si attrayant, l'ont empêché de poursuivre son progrès artistique avec l'àpre ténacité qu'un Hœndel a mise an service d'un génie qui n'était pas supérieur à celui de Purcell. Presque partout, il resta incomplet; il ne chercha pas à briser les dernières barrières qui le séparaient de la perfection. Presque partout, ce sont des esquisses de génie, avec d'étranges faiblesses : beaucoup de choses bâclées, des gaucheries singulières, des cadences maladroites, une rythmique monotone, un tissu harmonique souvent grêle; surtout, dans ses grands morceaux, un manque de souille, qui l'empêche de faire surgir de ses inventions toute la force cachée, de les amener à leur plein et puissant développement. Le maladif artiste n'est parvenu à donner que, par lueurs, l'intuition de sa grandeur. — Du moins, il n'a rien de vulgaire. C'est un Mozart, plus aristocratique; il lui a manqué la robuste et joviale enfance du maître de Salzbourg; mais, comme lui, malgré la maladie et la misère, son art reste toujours sain. 11 est une des figures les plus poétiques de la musique. De son être charmant, qui dura si peu, nous restent un flot de mélodies, fraîches, sorties du cœur, qui sont un des miroirs les plus purs de l'âme anglaise.
Après lui, John Blow fut le dernier survivant de la grande époque*. Ce bon et sérieux musicien, d'inspiration moyenne, d'un génie un peu froid, n'avait pas la flamme nécessaire pour ranimer l'art qui s'éteignait. Quand il mourut, en 1708, au milieu de l'admiration unanime de ses concitoyens, l'opéra italien s'était implanté en Angleterre. Un musicien de la chapelle royale, Thomas Clayton, l'avait rapporté d'Italie, en 1705°. En vain, Addison essaya d'opposer aux œuvres italiennes un opéra national anglais. Son unique essai, hosanmnde, échoua piteusement, en 1707; et l'opéra italien, grandi encore par celte victoire, reprit sa marche triomphale au Drury Lane, et bientôt au Haymarket. En janvier 1710, il y avait à Londres tant d'Italiens et d'Anglais italianisés qu'on osa jouer des opéras entiers en langue italienne. Les plus célèbres chanteurs italiens se trouvaient réunis en Angleterre.
A ce moment, parut Hœndel. Il arriva à Londres, en décembre 1710, et y donna liinaldo, le 24 lévrier 1711. Gerainiani devait s'y installer en 1715, G. B. Bononcini en 1716, Ariosti en 1720, Porpora en 1730, Galuppi en 1741. — L'Angleterre était conquise.
musique d'un Masque : Vénus et Adonis. Il se renferma, à la un de sa vie, dans la musique religieuse.
5. VArsinoé, reine de Chypre, jouée en 1705 au Drury Lane, fut, d'après Clayton, « le premier drame musical, en Angleterre, qui eût été entièrement composé et exécuté a la façon italienne »•. La musique était de Claylon. — Vint ensuite Camilla reijina de' Volsci, de Marc Antonio Bononcini. qui eut un succès formidable, en 1706, 1707, 1708, 1709. — On trouvera au Conservatoire de Paris une collection d'éditions anijlaises de 1706 ji 1710, contenant les principaux airs des opéras italiens joués à Londres.
Voir sur celte époque et sur celle qui suit, en Angleterre, Ilomain llolland : Bsndel, 1910.
Romain ROLLAND, 1912.
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PÉRIODE MODERNE. — ANGLETERRE l«!t5