‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 2)Chapitre 47 sur 364 · ARGANT · texte numérisé non relu

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parce qu'il paraissait « difficile et extraordinai faire chauler deux hasses ensemble ». La nouveauti de ce passage, sa fougue et son emportement, entrai naient d'ailleurs des éloges-, et Canipra, afin de rele ver un peu le centre de gravité de la sonorité, accom pagnait son duo au moyen du timbre éclatant de' violons et des hautbois. C'était là un procédé asse, familier au compositeur, qui, dans Hésionc, se bornai à entourer un air de basse de contre-sujets confié à deux fiiites allemandes et à deux violons^. Ceci nou: amène à pailer de l'instrumentation de Campra.

Dans ses grandes lignes, et à première vue, cetd instrumentation ne semble pas très différente dt

celle de Lulli; elle procède par masses, par familles instrumentales, dont les timbres ne se mélangent pas individuellement. Cependant, des symptômes de dilférenciation s'y montrent qu'il importe de faire connaître, et aussi des recherches de la plus délicate ingéniosité.

Chez Campra, comme il était d'usage à l'époque, les pièces symphoniqnes sont écrites sous la forme presque schématique d'un duo de dessus et d'une basse. Par exemple, l'ouverture de Tancrède se présente de la sorte dans l'édition originale. Après un début conçu dans un style fier et majestueux* :

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hautes-contre à TOpéra de Paris. Si elles ne sont p; belles qu'on le voudrait bien et qu'il s'y en trouve auroient du moins égayé et diversifié Tancriule. "

1. Tancrède. I'"' acte, scène ii. Les trois basses s crèdc et le magicien Isménor.

Leceri', loco cit.. "à- Diahijue, p. llo-l: Hésione, acte II. scène v.

Tancrède. Ouverture du Prolor/ue. l , indique que celte ouverture élail exùcu

inSTOIHH DE LA MUSIQUE

une deuxième partie, en style intrigué, oll're un icmarquiible travail de basse. Il convient do remaripier ici, en passant, qu'on intercala une deuxième ouverture entre le Priiliif/ur et la Traçjt'dii; propre-

ment dite, et cela probaliiement lors d'une des reprises de l'ouvrage (il y en eut quatre avant 17j0), ouverqno la Hibliolhèque de l'Opéra possède en manuscrit, et dont voici le commencement :

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