H. Lavoix, iJistoire de l'inslramentatu
i. Sur Dcslotiches, consulter Daquin, Litt
Ires..., p. 46-47. —Tilon du Tillct, DeuxU;,,.
français, p. 53-36. — Ncmoilz, le Séjour n l
Mélknijes (Audr.< ncslouchcs à Siam). — .1 :
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es Mémoires de de Luynes, le Journal de b:in-
position musicale sous la diiection de Canipra", obtient de La Motte un livret de pièce lyrique, et, le 17 décembre 1697, fait jouer h Trianon la pastorale à'hsê, qui lui vaut, de la part de Louis MV, une bourse de 200 louis. Le roi lui voue une grande amitié et s'intéresse vivement à ses u'uvres. D'après Tilon du Tillet, Louis XIV aurait assuré à Destouches que, depuis LuUi, aucun musicien ne lui avait fait autant de plaisir que lui, assertion qui se trouve appuyée par un récit de Dangeau". En 1713, Destouches est nommé inspecteur général de l'Opéra, situation qui lui est confirmée en 1713 : il touche de ce chef 4,000 livres''. Survivancier de la charge de Liilande en 1718', Destouches devient titulaire de cette ciiargc en 1727", pliis obtient en 1728'" la direction de l'Opéra, en remplacement de Francine. Au cours de sa surintendance, Destouches avait organisé dans les 'appartements, îi ■Versailles, des auditions analogues h celles du Concert spirituel, et cela pour gagner la faveur de Marie Leczinska. En mars 1735, on y exécuta deux motels de lui en présence de la reine".
Depuis 1731, Destouches avait quitté la direction de l'Opéra et ne s'occupait plus de musique. Il mourut à Paris le 8 février 1749, dans une situation voisine de l'opulence".
Son œuvre se compose de six tragédies lyriques et de quatre pastorales, comédies-ballets ou opéras-ballets.
Après Usé, Destouches donna successivement Amadis de (irèce {i& mai 1699), Marthésie (29 novembre 1699), Omphale (10 novembre 1701), Callirhoé (27 décembre 1712), Téléinaque et Calypso (29 novembre 1714) et Sémiramis (7 décembre 1718), toutes tragédies en cinq actes du modèle classique, auxquelles il convient d'ajouter le Carnaval et la Folie, comédieballet (3 janvier 1704), /es £/(!m(;n(>-, ballet en collaboration avec Lalande (31 décembre 1721), et /es Stratagèmes de l'amour, ballet (28 mars 1726).
On vantait « les chants mélodieux » de Destouches, et Uaquin a écrit : « Destouches plaira toujours; les repioches qu'on lui a faits avec raison de n'être pas savant ne l'empêcheront pas d'enchanter l'âme. » Il faut, du reste, en rabattre sur la réputation d'ignorance que Destouches sut entretenir toute sa vie et qui lui assura le succès auprès d'un certain public. Destouches n'était point si ignorant qu'on voulait bien le dire; il était seulement paresseux et insouciant; mais, en dépit de sa nonchalance, il a fait preuve des plus étonnantes qualités d'invention, et, sans ce défaut, il serait probablement le plus remarquable musicien français du xviii ' siècle.
L'invention de Destouches se manifeste au point de vue mélodique et rythmique, mais surtout au point de vue harmonique et au point de vue de l'instrumentation.
Le chansonnier que fut Destouches, à l'origine, transparait dans son œuvre lyrique; ses mélodies
gcau, y Histoire de l'Académie royale de musique ie Parfaicl, I, p. 30:i- 305, les Lettres de .tf"' Alssé.
3. Son père, Etienne Cardinal, ■ marchand bourgeois », prenait les titres de si<^ur des Touches et de Guillcvillc ; sa mère s'appelait Suzanne Doublet (Pélissier, loco cit.).
4. Il avait pour parolier Morfontaine, le collaborateur de Du Bousset.