S.I.M.. 13 mai
12. M. Brenet, la Jeunesse de Hameau {Rie. music. ital., 1902), p. 861. — L'eugagemonl de Rameau devait durer six ans.
13. Voir, sur le séjour de Rameau à Lyon, lo livre de M. L. Vallas, la Musique à Lyon au dix-huitième siècle (1908), p. 33 et suivantes, ainsi que la Reuue musicale de Lyon du 13 février 1910.
14. Cf. la Haméide, poème, p. 17. Nous apprenons par ce poème qu'il était eu rivalité amoureuse avec son frcrc.
l'orfiLie de l'église Saint-Etienne de Lille. Mais la chose parait peu probable. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il se dirigea pour la seconde fois vers Clermont-Ferrand, où il obtint de nouveau la place d'organiste de la cathédrale. Le titre du Traité de l'Harmonie (1722) porte eneli'etla mention de sa situation d'i< organiste de la cathédrale de Clerraont-en-Auvergne ». Puis il abandonna cette ville, afin de venir s'installer définilivenienL à Paris.
Son ouvrage l'y avait précédé et menait quelque tapage. « Les savants, écrit M. Lalo, turent étonnés de tout ce qu'il contenait de neuf, de profond et de fort'. » Rameau, qui n'était point .. souple, point courtisan, d'abord difficile, de naturel âpre et inllexible !>, tut de suite connu dans la capitale, et les élèves affluèrent chez lui. En 17.30, il occupait l'emploi d'organiste de la maison professe des Jésuites, où se (ionnaieut des concerts fort suivis, et il est possible que ses Motets remontent à cette époque.
Quelque temps auparavant, Hameau avait fait de bien modestes débuts dramatiques. Son compatriote Alexis Piron, auteur d'une féerie burlesque inti'ulée l'Eiiilriu'jue. sollicitait de lui quelque rausiqo .-. La pièce, ornée par Rameau de divertissements et dont quelques airs de caractère tragique furent peut-être utilisés plus tard dans des opéras, passa, en février 1723, à la Foire Saint-Germain. Rameau travailla aussi à la musique de \' Enrôlement d'Arlequin et de la Robe de dis^ention ou le Faux Prodige (1720). Le 7 janvier 1724, il avait pris un privilège pour publier des cantates et autres pièces, et il se servait de ce privilège pour mettre au jour son deuxième recueil de Pièces de clavecin. Deux ans plus tard (1726), et le 23 février, il épousait, en l'église Saint-Germainl'Auxerrois, Marie-Louise Mangot, une bonne musicienne douée d'une jolie voix, puis publiait son Nouveau Système de musique théorique, où il aflirmait et précisait ses conceptions antérieures.
D'après M. Brenet^, les Nouvelles Suites de Pièces de clavecin se placent vers cette époque (de 1727 à 1731).
Rameau, en 1727, prend part au concours institué pour l'orgue de Saint-Paul. Il s'agissait de recueillir la succession de Buterne, et en même temps que Rameau, Vaudry, Couperin et Daquin s'étaient mis sur les rangs'. Le 28 avril 1727, à l'issue des épreuves, Daquin fut proclamé vainqueur : c'était donc la seconde fois que Rameau échouait dans un concours d'orgue.
Nommé organiste de l'église Sainte-Croix de la Bretonnerie, où il tenait l'orgue en 1732, il remplissait, quatre ans plus tard (1736), les mêmes fonctions chez les Jésuites du Collège; en outre, il donnait des leçons de clavecin et d'accompagnement, et consolidait sa solide réputation de professeur, tout en engageant dans le Mercure de longues discussions avec Bournonville*.
Désireux, avant tout, d'écrire pour le théâtre, Rameau adressait, en 1727, une lettre à Houdard de