‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 2)Chapitre 7 sur 364 · partie 5iipi!r · texte numérisé non relu

partie 5iipi!r

; propos, (le remarquer que celle simin. Le Fundamentum organisandi unit nesuréc (notes sur portée) et !a lablaîure est seule écrite sur la portée, les

autres (ténor et contratenor} en lettres ai complémentaires marquent au besoin (comn tablatures de luth) les différences de valeur.

. Des indications i la rtglc pour les

I19B ENCyC.LOPÉniE DE LA MCSIQCE ET niCTIoy.XAIflE Dfl COSSERVATOIRE

\ ty T — f r ^ t r ~ sT —

(Ilo)

(Si) <La)

(Mi) (Ré)

CSi] (Bo)

(Sol) (Fa)

(Mi) (Ré)

11 osl assurément aisé, à l'analyse, de retrouver dans la mélodie de ce ténor celle du chant original. Il n'en est pas moins vrai que le travail ingénieux du compositeur l'a singulièrement transformé, comme on peut s'en convaincre par l'indication des notes primitives placées au-dessous du texte. 1,'intérèt singulier de cette transformation (qui en l'ait tout autre chose), c'est qu'elle n'est point rythmique, mais essentiellement mélodique et harmonique. Il est curieux et digue de remarque de trouver déjà, dans la technique des organistes du xv siècle (car rien n'autorise à penser que Paumann ait été seul à composer dans ce goiU), les premiers rudiments d'un procédé de développement qui devait avoir une si grande importance dans l'évolution progressive de l'art'.

Il est donc heureux, pour notre connaissance de la musique instrumentale de ce temps, que les manuscrits de Paumann aient été conservés. Car ces monuments inestimables sont à peu près les seuls qui nous en restent. Aucune tablature de luth du xv« siècle ne paraît être arrivée jusqu'à nous. Et pour trouver les raoyensd'étudierles premiers témoignages de la riche littérature de cet instrument, si intéressante au point de vue de l'étude des formes musicales, il faut attendre les premières années du siècle suivant. Il est très vrai que quelques-uns des nombreux livres imprimés que renferment les bibliothèques remontent aux toutes premières années du siècle. Ils renferment l'œuvre de musiciens qui avaient fleuri dans l'âge précédent. Cela est manifeste pour les premières éditions de Pelrucci et pour les compositions d'un des premiers luthistes allemands qui nous soit connu, cet

La transcription complète du l'imdamentum organisamli de Cou- Paumann a 6té publiée en 1807 dans le second volume des Jahrbû- ' fur musih-alisclte Wisseiischafl de Fr. Chrysander, par F. W. Ar- 1, aveu une étuiic sur le musicien et son œuvre.

llans Judenkiinig, qui fut peut-être un élève, tout au moins un imitateur de Paumaini, luthiste excellent lui aussi. Mais nous reporterons cependant l'examen de ces livres au moment d'aborder l'art du xvi= siècle.

Pour nous aider à concevoir, approximativement tout au moins, ce que pouvait être le répertoire des ménestrels qtie les princes duxv siècle entretenaient à leur cour et dont l'art déjà compliqué et brillant venait apporter aux fêtes et aux réjouissances leurs magnificences sonores, il faut se garder de négliger certains documents qui, sans la satisfaire pleinement, piqueront au moins notre curiosité. Il demeure en effet quelques pièces instrumentales du xv= siècle, non point écrites pour un instrument seul, se suffisant à soi-même, tel que l'orgue, le luth ou la harpe, mais en parties, pour un petit groupe de musiciens.

Ce ne sont guère, il est vrai, que des transcriptions de chansons, et la forme de ces petits morceaux ne nous apprendra rien de très caractéristique. On peut eu lire un certain nombre, par exemple, à trois ou quatre voix, dans ce recueil {Liederbach) de Berlin qu'Eitner a reproduit dans ses Monatshefte de 1875. Cependant, si ce sont des chansons, celles-ci n'ont pas tout à fait l'aspect de celles qui semblent vraiment destinées à la voix. Plus rythmiques, plus animées, plus allantes, elles paraissent bien de véritables airs de danses, et, telles qu'elles se présentent, elles n'olfrent point le retour périodique et caractéristique de certaines phrases qui, dans les chansons vocales, sont ordinairement imposées par la forme lixe du petit poème, rondeau ou ballade, lequel en fait le texte.

On en jugera, au surplus, par l'exemple suivant emprunté à Eitner. Il oll're l'avantage d'être de la composition d'un musicien, Carmen, cité par Martin

nisTontE nie la musique

XIIl" AU XVIIo SIÈCLES. - FRANCE

quelle, sortie de ses mains, ou le inoicnau n'est-il qu'une mise en œuvre nouvelle d'un thème à lui emprunté? J'inclinerais, sans rien alTirmer, vers la seconde hypothèse. L'écriture, toute en imitations canoniques régulières et soutenues, entre \o SKiu'riiis et le Ténor, n'est déjà plus celle des musiciens de la première moitié du siècle.

Page 1