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HauuM.i ,1, T. i.q, , vy\, a i tcmbn', .., 1..1 lu). — E. Ilirschberg, Die Encyclu/Jàdislen uiid die fran:us!cUe O/ier im IS Jahrhundert (1903). — l\ora3.\nKo\\xinA,Gluck: une récolution dramatique {Itevuede Paris ^ 15 juin 1904) et Mmiciena d'autrefois (1903). — F. Hellouin, Essai de
ENCYCLOPÈniE DE LA MUSIQUE ET DICTIONNAIRE DU CONSERVATOIRE
et deux camps se sont formés, l'un défendant les Encyclopédistes, l'autre leur reprochant leur attitude vis-à-vis de Rameau. Nous allons essayer d'expos£r aussi impartialement que possible ce retentissant débat, dont les échos se sont prolongés jusqu'à nous.
On sait que le succès triomphal de laSeriJapadrona de Pergolèse à l'Opéra (1'''' aoiit 1752) déchaîna la guerre; mais, à vrai dire, celle-ci couvait, et, depuis longtemps, toutes les occasions étaient bonnes pour ranimer la discorde qui régnait, à l'état chronique, entre la musique française et la musique italienne. L'abbé Mably détaillait avec une parfaite netteté, en d741, les défauts de notre musique lyrique, défauts qui, ainsi que nous l'avons vu précédemment, provenaient en quelque sorte de la transformation en concerts des ouvrages dramatiques, au détriment de l'unité d'action'. Les mêmes reproches se faisaient jour dans la Lettre sur Omphale de Grimm. Quant à Hameau, il n'était pas encore directement visé; Grimm lui rendait à peu près justice, et, dans le combat qu'il eut à soutenir contre la réaction lulliste, les philosophes, sincères admirateurs de ses elforts de novateur, ne lui ménagèrent pas leur appui^. Diderot, dans les Bijoux indiscrets, résume fort exactement leur manière de voir; il y met en scène la querelle des Lullisles et des Hamistes, représentés respectivement par ut mi ut sol (Lulli) et ut ré mi fa sol la si ut ut (Rameau). Le premier, déclare-t-il, commence à vieillir et n'intéresse plus que les barbons, tandis que le second, singulier, savant, trop savant même, se crée une clientèle parmi les jeunes et les enthousiastes; mais les gens de goût sont pour les deux musiciens. Diderot émettait là une appréciation assez ingénieuse, qui faisait la part des qualités respectives de Lulli et de Rameau. A Lulli revenait l'avantage d'un respect fidèle de l'unité dramatique; à Rameau il convenait de reconnaître une musicalité plus étendue, une science plus profonde de l'harmonie et des ressources instrumentales. Rameau apparaissait, ainsi, sous les espèces d'un novateur, et, de ce point de vue, il devait s'attirer les sympathies des Encyclopédistes^. Lui aussi, du reste, invoquait comme Rousseau le « retour à la nature ». 11 écrivait, en 1727, à Houdard de La Moite : « 11 serait à souhaiter qu'il se trouvât un musicien qui étudiât la nature avant que de la peindre. » Plus tard, en 1744, il déclarait à un jeune musicien qu' <i il faut avoir longtemps étudié la nature pour la peindre le plus au vrai qu'il est possible ». Rameau défend donc les mêmes principes que les philosophes et s'accorde avec d'Alembert pour proclamer la nécessité de faire
criliqn
e de la critique
musicale (1900). Voir
aussi la biographie de
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