‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 3)Chapitre 115 sur 330 · II. DISSONA.NCES ATTRACTIVES VAHIADLES {avEC EXEMPLES · texte numérisé non relu

II. DISSONA.NCES ATTRACTIVES VAHIADLES {avEC EXEMPLES

Seconde mineure.

Seconde majeure.

Septième mineure.

Septième majeure.

Neuvième mineure.

(ut majeur, \ \lu mineur, '/

/.(majeur, \

\sol majeur, /

t" Il («' ™»J!^"'-. etc.) ^ \sol majeur, /

tb-e- ^ /«/mineur, ni,, \ o ^ V""p<i*^cur, ')

(gi o II (.trip, '''■)

octave augmentée

et leurs renversements

septième diminuée

quarte sur-auçinentée

première

augmentée

ou intervalle

chromatique

Dans la gamme mineure harmonique ù trois demitons, la seconde augmentée et la sepliùme diminuée, \a. quinte augmentée et la quarte diminuée, tout en conservant leur caractère attractif, sont considérées comme dissonances tonales, à la condition d'être

1, Fi.Tis, Traité d'Iiaimonie,

formées avec les notes intégrantes de cette gamme c'est-Ji-dire par le sixième degré (sus-dominante) et le septième (noln sensible) pour la seconde augmentée et la scptiàwc diminuée, et par le troisième degré (mèdianle) et le septième (note sensible) pour la quinte augmentée e\,\&quarte diminuée.

TECnXlQUE, ESTIIÉTIQCE ET PÉDACOGIE

21 bis. Diverses acceptions du mot dissonance, dissonance majeure, dissonance mineure. — Le

mot dissonance peut avoir plusieurs (icceptions : il signifie quelquefois un inlervalle el quelquefois un simple son. Par e.vemple, dans la septième ré-ut, ré-ut forme un intervalle dissonant, et le son ut forme également une dissonance avec !e son /■('.

Autrefois on considérait comme dissonance majeure celle qui se forme par un intervalle augmenté el comme dissonance mineure celle formée par nn intervalle diminué. Ces qualifications ont été abandonnées dans l'enseignement théorique actuel.

22. Considérations sur la qualification de juste appliquée à la quarte et à la quinte. — La qualification de juste pour la quinte et la quarte n'a pas été

adoptée d'une façon générale par tous les théoriciens' Quelques-uns ne veulent pas d'exception et qualifient tous les intervalles de majeurs et de mineurs, selon qu'ils renléi'ment un demi-ton de plus ou de moins. Pour eux, la quinte juste est quinte majeure, et la quinte diminuée, quinte mineure.

Leur quinte diminuée est celle que nous avons qualifiée plus haut quinte sous-diminuée, contenant un ton et trois demi-tons diatoniques, et qu'ils appellent intervalle minime.

La quarte juste est qualifiée par eux tnineure, et la quarte augmentée majeure. Leur qiuirte auqm'^ntée est celle que nous avons qualifiée précédemment surauymentée et qu'ils appellent intervalle maxime.

Voici le tableau dressé selon cette méthode qualificative de la quarte et de la quinte.

diminuée

mineure

majeure

aug-mentee

1 ton et 2Vz tons diaoniques

diminuée

2 tons et 1 V2 ton diatonique

majeure

3 tons et 1 V2 ton chromatique

aug'mentée

1 Ion et 3 V^ tons diatoniques

2 tons et 3 V2 tons diatoniques

3 tons et 1 V2 ton diatoniques

3 tons, 1 V2 ton diatonique et 1 'r; ton cliromatique

Ces théoriciens conservent kVoatavc seule, la qualification de juste ou à'inaltérée.

23. Fausse quinte, fausse quarte, quarte superflue. — Anciennement, la quinte diminuée ella quarte augmentée portèrent les noms de fausse quinte et fausse qiuirte.

La quarte augmentée porta également le nom de quarte superflue.

24. Formation de divers systèmes par la prise en considération [de tous les sons contenus dans un intervalle. — Il a été dit au début de cet entretien théorique sur les intervalles, qu'on ne devait considérer dans un intervalle que les deux notes extrêmes, en faisant abstraction des notes intermédiaires comprises entre ces deux notes.

Si, au contraire, on tient compte de ces notes intermédiaires, tous les sons entrant dans un intervalle forment alors, dans la proportion de leur nombre, divers systèmes dans lesquels le mot corde est synonyme de son.

Le système composé d'un seul son s'appelle : monocorde.

Le système composé de deux sons voisins s'appelle : dicorde.

Le système composé de trois sons voisins s'appelle : tricorde.

Le système composé de quatre sons voisins s'appelle : tttracorde.

Le système composé de cinq sons voisins s'appelle : penlacorde.

Le système composé de six sons voisins s'appelle : hc.vacorde.

Le système composé de sept sons voisins s'appelle : Iwi^acûrde.

L-i système composé de huit sons voisins s'appelle ûctacurde.

La réunion des sept notes avec lesquelles est constituée la formation de notre gamme moderne appàr

tient au système de Vheplacorde. Notre gamme complète, établie sur Voclavc, dépend du système octacordal.

23. Eléments complémentaires relatifs aux intervalles.— Nous n'avons pas encore tout dit sur les intervalles. Après l'étude de la tonalité et du mode, nous aurons à connaître les degrés sur lesquels ils se placent dans les deux modes majeur et mineur, puis encore leur origine, la fonction qu'ils remplissent dans la gamme et la portée expressive de chacun d'eux. Toutes ces différentes matières sont expliquées dans le douzième enti'etien.

L'étude des intervalles est d'une grande importance, parce qu'ils servent de base à la science de l'harmonie; ils contribuent à la formation des accords, dont ils senties éléments constitutifs.

Exemples d'accords avec les inlervalle? qui les formenl :

8e ENTRETIEN THÉORIQUE

LA TO.XALITE

i. Le coloris musical. — La musique traduit, au moyen des sons, tous les sentiments, toutes les émotions ressenties par l'âme humaine. Dans une certaine mesure conventionnelle, elle donne également l'impression de la nature, sous ses dilférents aspects. Une telle intensité de puissance expressive ne peut s'obtenir qu'avec des éléments variés que ne saurait fournir la simple gamme d'ut telle que nous la cou-

ENC YCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIOWMRE DU cn.VSEIlVATOIHE

naissons. Le peinlre qui n'aurait qu'une couleur sur sa palette ne parviendrait pas à obtenir ces effets de coloris, qui sont une des richesses de l'art de la peinture.

Il faut également au compositeur de musique, des éléments variés pour exprimer par les sons tout ce qu'il ressent, tout ce qu'il weui peindre. L'art musical a ses couleurs sonores (qu'on me pardonne cette métaphore), permettant au musicien d'obtenir le coloris musical, dont les effets nous charment et éveillent en nous l'idée de certains tableaux de la nature ou de certaines émotions morales.

2. Tons. Tonalité. — Les couleurs sonores sont, en musique, les différents tons. Pris dans ce nouveau sens, le mot ton n'est plus seulement attribué à la distance mesurant deux sons voisins et conjoints, il exprime encore un ensemble de sons groupés et coordonnés entre eux d'après certaines lois que nous allons analyser.

Les diverses manières de combiner les sons musicaux pour en former plusieurs tons différents sont désignées par un nom générique qui est : \a.tonalilé. La tonaUté est donc l'art de former des tons au moyen de diverses variétés de combinaisons de sons musicaux.

La tonalité est en outre la propriété caractéristique d'un ton, qui fait que ce ton renferme dans sa formation des éléments qui lui sont particuliers.

Une mélodie, un air, un chant, ne sont autre chose que la combinaison variée conjointe et disjointe des sons d'une gamme. Un chant est toujours écrit dans un ton quelconque formé des sons appartenant à une gamme à laquelle il correspond. Quand on dit : « Ce chant est écrit dans le ion de sol, » on entend qu'il est écrit avec les notes de la gamme de sol.

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