‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 3)Chapitre 120 sur 330 · On trouve dans 'd'ancien · texte numérisé non relu

On trouve dans 'd'ancien

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ENCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIONNAIRE DU CONSERVATOIIiE

On remarquera que la position des bémols est l'inverse de celle des dièses :

Dièses :

FA

DO

SOL

liE

LA

MI

SI

Bémols

19. Utilité du bécarre dans la tonalité. — L'effet des signes d'altérations constitutives formant l'armature tonale d'un morceau et figurant à la clé, peut être passagèrement suspendu dans le cours de ce morceau par un bécarre venant modifier momentanément et accidentellement l'état de la note affectée d'une de ces altérations :

L'effet d'un bécarre venant accidentellement modifier l'intonation d'une note indiquée à l'étal de dièse ou de bémol à la clé ne se produit que dans la mesure où il se trouve.

Lorsque la note bccarisée doit revenir à l'état primitif et constitutif qu'elle doit avoir dans la tonalité, on remet devant cette note l'altération constitutive.

C'est ce qu'on peut observer dans les deux précédents exemples.

Signalons, en passant, ce nouveau rôle du bécarre, qui devient un réel signe d'altération lorsqu'il est placé devant une note indiquée dièse ou bémol à la clé et faisant partie de l'armature tonale. Il en résulte les deux principes suivants :

1° Le bécarre peut être considéré comme altération descendante et jouer le rôle d'icn bémol, lorsqu'il vient accidentellement détruire l'action d'un dièse constitutif XJlacé à la clé.

altération descendante

rrin~Y

2" Le bécarre peut être considéré comme altération ascendante et jouer le rôle d'un dièse, lorsqu'il vient accidentellement détruire l'action d'un bémol constitutif placé à la clé.

altération ascendante

Le bécarre peut figurer à la clé, lorsqu'on modifie l'armature d'un ton dans le courant d'un morceau. Il détruit alors une des altérations de l'armature.

On trouvera au onzième entretien, qui traite de la modulation, toutes les règles concernant l'emploi du bécarre à l'armure de la clé.

Signes de transposition. — Les signes d'altérations constitutives, placés à la clé, ont été également appelés par quelques théoriciens : siqnes de transposition, parce qu'au lieu d'être régulièrement jjosés devant chaque note altérée dans le courant du morceau, on les pose à la clé, c'est-à-dire au delà de celte place régulière.

De la sorte, ils sont transposés, ce qui veut dire qu'ils sont posés au delà, plus loin.

20. Altérations accidentelles. — Lorsqu'une modulation de courte durée exige des altérations autres que celles figurant à l'armature, ces nouvelles altéi"ations ne se placent pas à la clé, mais devant les notes qu'elles altèrent passagèrement, accidentellement.

Les signes d'altérations qui ne figurent pas à la clé sont appelés altérations accidentelles ou passagères, ou encore accidents.

Une altération accidentelle exerce son action, non seulement sur la note devant laquelle elle est placée, mais encore sui' toutes les notes de même nom se trouvant après elle dans la même mesure. Au delà de la mesure oir se trouve une altération accidentelle, son action est nulle. L'exemple suivant démontre ce principe :

Ton de Sol majeur u î u

On voit dans la deuxième mesure de cette phrase musicale trois ut devant être considérés comme iliésés, bien que le premier ut soit le seul à recevoir le signe altératif. Dans la troisième mesure, l'ut doit être exécuté naturel, c'est-à-dire tel qu'il se trouve dans le ton de sol, parce que le dièse devant Vut de la seconde mesure n'a d'action que dans la mesure où il est placé. On peut faire la même remarque pour le fa bécarre de la quatrième mesure et le fa dièse (ligurant à la clé) de la cinquième mesure.

Ton de ij^, La majeur

alte'ralion

accidentelle

dièse de précaution

Lorsqu'une note faisant partie intégrante d'un ton est momentanément modifiée par une altération dans une mesure, et que dans la mesure suivante elle revient à son état primitif et tonal, on l'ait quelquefois usage d'un bécarre ou d'une altération pour indiquer ce retour à l'état tonal primitif. Ce bécarre et cette altération sont appelés signes de précaution, parce que, théoriquement, leur emploi est, sinon inutile, du moins superllu.

bécarre, de précautiou

TECnSIQUE, ESTHÉTIQUE ET PÉDAGOGIE

PRINCIPES DE LA MUSIQUE ^«l

Il arrive souvent que, dans une miinie mesure, une noie altérée accidenlellemenl se reproduit à l'octave supérietire ou à l'octave inl'éricure; il est utile, dans ce cas, d'écrire de nouvea:\i l'altération accidentelle devant la même note placée à une autre octave.

Lorsqu'une note, placée au commencement d'une mesure, est liée avec celle de mémo nom placée à la fin de la mesure précédente, si cette dernière est alTectée d'un siijne d'altération ou d'un l)écarre, il fan'' replacer ce signe ou ce bécarre devant la note liée-

Quelques compositeurs, cependant, n'écrivent pas de nouveau l'altération ou le bécarre devant la note liée, prélendant que, la liaison prolongeant le son d'une note sur la note suivante de même nom et de même intonation, l'usage de ce second accident devie ntinutile.

Cette manière d'écrire est en elTet abrévialive, mais elle me parait illogique : régttliércmen! le </<( de la seconde mesure, dans l'exemple précédent, devrait èlre exécuté diisc, puisque le do dièse figure à la clé; pour la incme raison, le sol devrait être considéré comme natitrel, puisqu'il ne figure pas comme dièse à l'armature. La liaison deviendrait, en ce cas, un signe d'cxi'culion lice, et non pas un signe de prolongation.

Il n'y a pas à hésiter, la notation doit toujours être claire et précise, et l'emploi du signe altéralif ou du bécarre devant la note liée placée dans la mesure suivante, me paraît tout indiqué.

On voit quelquefois un bécarre et un dièse devant la même noie, ou encore un bécarre et un bémol, quand celle note vient d'être auparavant ati'ectée d'un double dièse ou d'un double bémol. Ce bécarre a pour elTet d'annuler un dièse du double dièse ou un bémol du double bémol, la note devant être exécutée comme simplement diésée ou bémolisée.

r^r r iS

Ce système de notation a sa raison d'être, mais elle présente l'inconvénient de compliquer l'écriture et la lecture.

Le bécarre placé avant un dièse ou avant un bémol n'est pas d'une utilité indispensable, les signes d'altération ayant sur une note un effet absolu. Une note doit être ce qu'indique le signe altéralif placé à son côté. Un simple dièse ou un simple bémol placé avant une note précédemment doublement diésée ou doublement bémolisée, indique parfaitement que cette

note doit être consiilêrêo comme siniplenieiit diésée ou simplement bémolisée. En consé(|uence. In phrase musicale écrite en exemiile plus haut serait plus simplement écrite, et d'une manière tout aussi coni préhonsible, en supprimant l'emploi du bécarre devant le double dièse et devant le double bémol.

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