Du grec : nielos, musique, son, et plassein, former
-Articulés: Ta, fa. Té, fé, Prolong-és: A a E e Silences: Chû û û û
Ta, fa, Té, fé, Ti, fi, "A a E é I i Chû û Q û Q ii
« Pour exprimer la première subdivision ternaire, il prend les trois articulations T, H, L, ce qui donne le résultat suivant :
Articulés: Ta,ra,la,Té,pé,lé, Ta,ra,Ia,Té,ré,lé,Ti,ri,li
Erolong'és: AaaEee AaaEeelii
Silences; Chû û û û û Q Chûû û û û û û û û
«Pour exprimer la seconde subdivision binaire, il prend les ([uatre articulations T, Z, 1", N, ce qui donne le résultat suivant:
■ffl !=ffl Pfflpffl
Articulés: Ta,za,fajia,Të,zé,fé,n«, Prolongés: A aaa Eeeé Silences: Chûû Û S a û n û
Ta,2a,fa,iia,W,2é,K,n«,Ti,2i,fl,nl AaaaEeeelilI Chn ÛQÛ aâQ&ûSi&&
Enfin, Emilk Ciievé (né en 1804, mort en 1864) et sa femme, M""^^ Emile Chkvé, auteur d'une méthode d'harmonie, devinrent les actifs propagateurs de la musique chiffrée qui, sous le nom de méthode Galin-Pabis- CiiEvÉ, eut ses partisans enthousiastes et qui est encore enseignée dans quelques cours de musique vocale.
Le nis d'EMiLE Chevé, M. Armand Chevé, qui a bien voulu fournir pour cette étude d'utiles renseignements sur la musique chiffrée, a consacré toute son activité la plus éclairée à la propagation et à l'enseignement de la musi(|ue cbill'rée''.
La lyre harmonique de Pastou. — Une autre mé-
3. Lire dans nos Origines du la notation moderne, qui fait suite au Ijri'Scnt ouvragi! (paragraphe 12), l'cxplicalion de Collo méthode.
TECII.WIQVE. ESriŒTinrE ET PÉDAGOGIE
PRINCIPES DE LA MUSIQUE îr.t
thode musicale, désignée sous le nom de Li/ie harincniqii'', lui créée par Pastoi' (E.-J.-B.) (1784- 18;il). Elle était basée sur l'enseignement collectif, et renfermait cinelques procédés particuliers destinés à faciliter l'intcUipence des principes aux élèves, et non sans analogie avec l'indicateur vocal de Wiluku.
La méthode concertante de Choron. — La mi'ihodc coiicertunlc de Choron { llli-iSM) valut à son auteur de beaux succès avec de nombreux élèves. « Frappé de celle considération que le sentiment de l'intonation et celui de la mesure du temps musical sont indépendants l'un de l'autre, Cmoron en avait conclu qu'on doit séparer dans l'enseignement les notions qui concernent ces choses. Passant ensuite à la nécessité de la gradation dans li's diflicultés, il s'étail fait un système concernant cette gradation, qui consistait à combiner des solfèges à trois ou quali'e parties, de manière que chacune de ces parties oITrît un degré ditïérenl dans l'ordre des diflicultés; en sorte que l'école Ciioro\ était partagée en quatre classes, dont chacune représentait un degré dill'érent d'avancement. 11 donna à ce système d'enseignement le nom de métliode concertante'. »
Méthode Massimino. — Un musicien piémontais, M.^S5iMi.N0, onvril, vers 1816, un cours de musique pour l'enseignement collectif. Sa méthode consistait à dicter aux élèves une leçon qu'ils écrivaient sur une ardoise où des portées étaient tracées. La leçon, d'aboid simple, devenait progressivement plus difliciJe. Cette opération terminée, le maiire faisait chanter la leçon à chaque élève en corrigeant les fautes qu'il avait faites sous la dictée. Après les corrections, toutes les voix se réunissent pour chanter la leçon.
On voit par là que, par ce système, l'élève apprend à lire en écrivant.
Livres de solfèges. — L'enseignement de la musique a toujours été l'objet des persévérantes et savantes recherches d'esprits inventifs et dévoués à la propagation de leur art. Si, parmi la quantité de procédés et de méthodes qui ont été imaginés, la plupart n'ont pas survécu à leurs auteurs,il faut du moins constater combien de nombreux éléments constitutifs et caractéristiques de ces procédés et de ces méthodes ont été ensuite repris et utilisés partiellement dans l'enseignement moderne el actuel du solfège, aujourd'hui si répandu dans la première éducation musicale.
Le xix« siècle aura vu paraître successivement, avec les Solfèges du Conservatoire dont nous avons déjà parlé, ceux de Cherubini, de Rodolphe, de (Maraudé, de PaXSERON, de KASTNEa,d'HALEVY, d'EDOUARLl
Batiste, de Da.vsauser, de Duvbrnoy, de Lavignac, de Rour,\o.v, de Chaplus, de Schwartz, en France; de FÉTis, de Gevaert, de Samlel, de Radoux, de Conrardv, de Debeefve, en Belgique, etc.
Nous avons diî nous borner à ne citer que les ouvrages qui sont les plus répandus dans les Conservatoires français.
Le nombre de solfàjcs anciens et modernes est considérable. Il était impossible de les citer tous !...
Dans cette étude, il n'a été question que des divers procédés d'enseignement du solfège et des progrès successifs de cet enseignement. Tout ce qui a rapport à la notation proprement dite et aux différentes no-
menclatures des sons, dans la théorie et dans le solfège, a été trailé dans les Ori(jincs de la yolatinn, au paragraphe 14 : ouvrage qui doit former le complément indispensable aux l'rincipes de la uiusiiiuc.
I . La Musique mise à la portée de tout le monde, de Fétis, p. 84.