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TECHNIQVE. ËSTlIÈTinVE ET PÉDAGOCIE
2le ENTRETIEN THÉORIQUE
1. Synthèse. — Notre voyage scieiitilique est terminé. Nous avons parcouru toutes les diverses parties du prand domaine théorique de la musique, en nous arrêtant plus longtemps là où notre attention demandait à être fixée avec plus de force, en raison de l'importance des éléments dont nous avions à approfondir le sens et la portée.
L'élude de la musique nous a appris que la science musicale prend la raison d'être de ses divisions théoriques dans les propriétés d'un principe originaire qui est le son.
Ces divisions dépendent de l'intonation et de la durée, puis encore des rappoils de l'intonation et de la durée avec l'expression, qui est l'art d'exprimer des sentiments, des émolions, des sensations et de peindre certains phénomènes de la nature au moyen des sons.
La puissance expressive delà musique réside dans la tonalité, qui dérive de l'intonation, et dans le rythme, qui prend son origine dans la durée.
L'ensemble de tous les tons, leur enchaînement naturel et logique formant un ingénieu.K mécanisme de modulations sans nombre, ont créé le coloris musical.
Le rytlimc représente le dessin mélodique, qui donne le mouvement et la vie à tous les sons.
Les émotions douces de noire être moral et la sérénité de la nature trouvent de fidèles interprètes dans les chants simples, non modulants, procédant par des intervalles naturels, enfin dans les rythmes présentant des valeurs régulières, larges, uniformes.
Au contraire, les chants contenant des modulations fréquentes, les intervalles altérés, tels que les augmentés et les diminués, les rythmes contrariés, variés, précipités et entremêlés de valeurs inégales et brèves, expriment les passions violentes, les agitations morales et les troubles de la nalure.
Les elfets produits sur notre organisme moral et physique au moyen de l'union de la tonalité et du rythme, nous donnent des impressions et des sensations qui nous charment, mais qu'il est difficile d'analyser avec exactitude, parce qu'étant vagues et insaisissables, elles varient selon le tempérament, le degré d'instruction et de sensibilité appartenant à. chacun de nous.
2. Épilogue. — La musique est un art charmant et charmeur entre tous, dont nous jouissons dans toute la plénitude de nos facultés quand nous en connaissons parfaitement tous les priiicipes essentiels nous permettant d'en mieux comprendre les divers éléments.
11 est également intéressant de connaître les origines et les progrès à travers les siècles de tous ces principes. J'ai donc écrit à cette intention une Elude historique sur Les Oriqines de la nolalion musicale moderne.
Cette étude forme un appendice aux Principes de lamusique précédemment présenlés.
En nous transportant sur ses puissantes ailes vers un idéal élevé où tout n'est que paix et félicité, la musique nous fait momentanément oublier les tristesses et les difficultés de la vie journalière d'ici-bas !
Cherchons en elle les nobles énergies et les généreux élans! Par ses accents, chantons de plein cœur l'hymne de vie!
Pal'l ROUGNON.
Eruatum. — P. 183, 0° ligne : lire 870 au lieu de 370.