Les Mélodies yrégoriennes (p. 101) du R. P. Pothier
3. Sans doute, écrit de Cocs3emaker, i)arce que Callioce était la muse de réloquence et de la poésie épique, dont le nom signifie en grec belle voU. Légale signinant conforme aax règles de l'art.
notes montant ou desceiulaiit par degrés insensibles en diminuant graduellemenl d'intensité.
Cetti' particularité de prononciation ou d'articulation est représenlée dans la notation n(Miniali(iue par une légère modification dans la formi; des noumes. Par exemple, le podatus est éronrléot devient l'epiphonus, appelé aussi pes nu podatus semivocalis(4); la clivis est bouclée el devient le cephalicus (5), appelé encore flexa semivocalis.
K. DE CoussEMAKER, daiis son Histoire de l'Harmonie au moyen nije, a publié un intéressant document intitulé La Valliopée légale^ ilans lequel on trouve une sorte de traité des usages de notation musicale connus vers la fin du xn" siècle. L'auteur de ce document, Jkan HoTiniv, moine anglais (|ui paraît avoir passé une partie de sa vie en Italie, tr'aite des sons et de la solmisation par muances, du mouvement des sons ou de la voix, des diverses proportions de duiée des sons, et enfin des intervalles usités dans le plain-cliant.
Ce document pourra intéresser tous ceux qui désirent s'instruire sur les éléments musicaux du moyen âge il ses différentes périodes.
Dans la notation neumatique, lorsque, au lieu d'un seul son liquescent terminant une formule, il s'en présente deux ou même trois, surtout ilans le mouvement descendant, la formulées! figurée par un Irait recourbé, arqué, et le signe se nomme anciis, lequel est représenté ci-dessous. Ancus est un mot latin qui sicnifie recourbé.
« A la belle époque du chant grégorien, l'addition des notes liquescenles se faisait avec une adresse et un goût exquis, avec un grand sens de la mélodie et du rythme, qui, bien loin d'en être altérés, étaient au contraire embellis par ces oi'nements gracieux ''.»
Origine des noms des neumes. — Tous les ouvrages et traités du moyen âge sont écrits en langue latine. Les noms des neumes sont donc en latin et prennent leur origine soit de leur forme, comme par exemple le pes, qui veut dire pied et qui imite la forme d'un pied, le pes quassus, qui signifie pied brisé, pes stratus, pied couché ou renversé, le pandula, qui signifie courbé, etc. ; soit de l'elfet qu'ils expriment, comme le gutturalis qui dérive du latin guttur, gosier, et dont le signe représentait trois sons ascendants qui devaient s'exécuter par un seul mouvement du gosier ; comme encore l'epiphonus, du grec cpî, sur, au-dessus, et phoné, voix, c'est-à-dire son au-dessus d'un autre.
Tous les auteurs qui se sont occupés de la notation neumatique ne s'entendent pas toujours sur la ligure graphique d'un même neume. Cela vient de ce que chaque signe représentatif variait souvent de forme selon les époques, les pays et aussi selon les copistes qui apportaient des modifications à cette forme avec la manière d'écriture qui leur était personnelle.
Le tableau^ suivant montre les transformations d'un
4. Patéofjraphie musicale des II. P. Eiénédictins de Solesmes, IT p. 821. '
5. Les éléments de ce tableau sont empruntés aux Mélodies grégoriennes du U. P. DuM Joseph Puthier, et à la Paléographie musicale des R. P. Bénédictins de Solesiics.
[;M:ycLOPÉDiE Dt. la musiqui; et dictiosnairh du COS'SERVATOIRE
même neuine à divers siècles et selon le système de notation latine et celui de la notation (jotinque. On peut voir pai' ce tableau que les neuiiies ne sont pas
un SNslème unique de signes musicaux, corame on pounuit le supposer. Les auteurs parlenl également de la notation lombarde.
T.iBLEAU DES NEUMES ORDINAIRES D'APRÈS LA NOTATION LATINE ET LA NOTATION GOTHIQUE A DIVERS SIÈCLES
Siècles
Ptinclum
"Vîrga
Todalus
Clivis
Torculus
Porrectus
VllI?
et
notation latine
notation gothique
notation . latine
natation gothique
notation latrnr
JJ
notation gothique
JJ
notation latine
notation gothique
notation latine
notation gothique
notation latine
notation gothique