‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 3)Chapitre 212 sur 330 · I.a d-'i-nière se termine ce · texte numérisé non relu

I.a d-'i-nière se termine ce

Exemple ■■

note d'une ligature est celle par laquelle lie ligature.

Les anciennes Uyatures pouvaient se former avec lies figures de valeur dilférente ou semblable.

La maxime se liait avec elle-même, avec la lontjue, la brève et la semi-brève.

La longue se liait avec la maxime elle-même, enfin avec la brève et la semi-brève.

On appelait noies liées avec propriété celles qui se 'iaient de côté en conservant aux notes leur forme propre.

Notes liées avec pro}ricté :

(Traduction.

:tt:

iH:

^ rt

Il y avait des ligatures dans lesquelles les notes étaient superposées de telle sorle qu'elles formaient des figures complexes.

On disait alors que ces notes étaient liées sans propriété}. Exemple :

1. Nous cmprunlons ces dérmilions el ces cieniplcs à V Histoire (jénérale de ta Musique do Fétu (tome V).

ENCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTION y AIRE DU CONSERVATOIRE

Notes liées sans propriété^ ;

— ' fc'

(Ti-aduclinn.)

fc:^=iBiiK

la:

Le système très compliqué des ligatures usité dans les notations mesurées noire et blanclie fut supprimé au moyen des barres de mesures, de l'arc de ligature appelée aussi liaison, et du point comme signe d'augmentation.

Enfin, à la fin du xvii° siècle et à l'aurore du xviiie, alors que le drame lyrique et que la musique profane se sont dérinitivement établis à côté de la musique religieuse et liturgique auparavant souveraine, les grandes valeurs à forme carrée deviennent moins usitées, parce que la mesure de la musique profane exige des combinaisons rythmiques variées et mouvementées. Les notes en forme de /osaïi^e, telles que

la semi-brève (1), la minime (2), la semi-minime (3), la fuse ou chrome (4), apparaissent presque exclusivement.

Ce)

Toutes les partitions et les compositions musicales de l'époque de Lulli et de Rameau qui vécurent dans la seconde moitié du xvu« siècle et dans la première du xviii", sont écrites avec les notes losanges.

Exemple :

Dans la seconde moitié du xviii' siècle, la notation va prendre une forme arrondie, ovalisée, et la forme losange va être abandonnée. Les noms de ronde, de blanche, de noire, de croche, se rapportant à la configuration des valeurs de notes, remplacent alors ceux de semi-brève, de minime, de semi-minime, de fuse ou chrome.

La forme arrondie est la seule usitée dans le xix« siècle, excepté dans le plain-chant qui a conservé la notation carrée.

Les transformations dansles systèmes d'écriture musicale ont été fréquentes. Avant d'arriver au système actuel, l'art eut à subir des périodes de préparation, de tâtonnements, de recherches. Toutes ces modifications successives et transformatrices ont entraîné bien des divergences d'interprétation parmi les écrivains qui se sont occupés de l'histoire de la musique .

Parmi les musicographes contemporains qui se sont intéressés à l'histoire de la notation musicale, il faut tout particulièrement citer M. Maurice Emmanuel, l'éminent professeur d'histoire de la musique au Conservatoire national de musique de Paris, où il succéda à Bourgault-Ducoudray, auteur de reniarquables études sur la musique de l'antiquité grecque. L'Histoire de la langue musicale de Maurice Emmanuel (Paris, 1911) estune des œuvres les plus savamment écrites sur cette matière dans ces dernières années : la vaste érudition, l'élégante et claire précision du style, la riche variété des éléments constitutifs qui se remarquent dans cet ouvrage olfrent le plus vif attrait à tous ceux qu'intéresse l'histoire de la musique.

Les beaux travaux de M. Amédée Gastoué sur la musique du moyen âge seront également consultés

avec fruit et sont venus se joindre à la PaUographie musicale des R. P. Bénédictins de Solesmks et aux Mélodies grégoriennes du R. P. Dom Potiuer sur l'art grégorien. Tous ces ouvrages jouissent d'une autorité incontestée et incontestable.

Citons encore, en Allemagne, les ouvrages de IIieuann et ceux de Johannès Wolf, auteur d'un manuel sur l'art de la notation : Handbuch der Notations Kunde, paru à Leipzig en 1913.

6. Silences. — Dans les systèmes de musique des anciens Grecs, des Romains, des premiers siècles du moyen âge, la musique vocale tenait la première place, tandis que la musique instrumentale était plutôt considérée comme un accorapagnemeni, lequel consistait à reproduire les sous de la voix ou à la soutenir par quelques sons isolés et espacés. Le rythme de la poésie réglait presque toujours celui de la musique. Les rythmes musicaux étaient peu variés et cadencés par la parole. On peut s'en rendre compte dans le plain-chant liturgiiiue, qui prend naissance dans les chants des Grecs que saint AuiiRoisE, au iv° siècle, avait utilisés pour l'organisation du chant d'église, dont il fut un des fondateurs. Dans ce chant, il fallait que la prononciation de chaque mot fût parfaitement distincte du mot voisin; il fallait également que les phrases fussent séparées par un léger repos. Ces repos s'indiquaient par des barres perpendiculaires qui ont donné naissance aux barres de pauses et de silences de la musique mesurée.

Plus tard, les chants populaires naissent, et, avec eux, la musique profane, dans laquelle les mouvements passionnels se traduisent par des variations

TECIISIQVE. ESTHÉTlnUI-: ET PÉDACOCIE

rythmiques plus propres à les exprimer que le chant à valeurs uuiforiiies du plain-chaut religieux.

De ces variations de mouvement des sons dans le rythme nait la musique mesurée, et avec celle-ci naissent, également dans le chant, de courtes inlerruplions dans la marche des sons, que nous appelons aujourd'hui silences, et qu'on appelait alprs des pauses, cest-ù-dire des repos, des arrêts momentanés dans le chanl.

Les silences plus ou moins longs s'indiquaient par de petites barres verticales, simples ou doubles, traversant un ou plusieurs espaces de la portée.

ORIGINES DE LA NOTATION .^st

Les pauses. — On comptait six espèces de pauses dans la notation carrée noire (xii° etxiii' siécleV

La première pause valait trois temps ou trois brèves, ou une longue paifaite. Dans la notation du moyen âge le temps était figuré par la brève. Cette première pause embrassait trois espaces de la portée ou la valeur de trois espaces', c'est-à-dire deux espaces entiers et deux demi-espaces.

Exemple :

La seconde valait deux temps et embrassait deux espaces ou un espace et deux demi-espaces.

Escmple :

La troisième valait un temps et embrassait un espace ou deux demi-espaces.

Exemple :

La quatrième pause valait deux tiers d'un temps et prenait deux tiers d'un espace.

Exemple : '.

La cinquième valait le tiers d'un temps et prenait le tiers d'un espace.

. Exemple : . •

La sixième n'avait aucune valeur de durée et était appelée 71072 mesurable. Elle n'embrassait pas plus de trois espaces.

Exemple

Nos pauses actuelles dérivent des barres de pauses du moyen âgé.

On a également pensé, non sans raison, que les baiTes ou bâtons de pauses de cette notation pourraient bien être l'origine des barres de mesures de notre musique moderne, qu'on vit apparaître avec leur signification actuelle vers 15292.

Voici, dans le système de la notation carrée blanche, les silences équivalant à chaque valeur :

n;otation blanche

{Viileiirs) {Siieiices)

Maxime ou double longue

Longue

Brève.

Semi-brève ou ronde.

Minime .

Semi-minime.

> nu '

zmi

JQIL

Bi'ilon traversants espaces de la porti'e ou bâton double traversant 2 espaces. Valant S mesures.

Bâton traversant 2 espaces de la portée. Valant 4 mesures.

Demi-bàton traversant 1 espace de la portée. Valant 2 mesures.

Bâton placé au-dessous d'une des lignes delà portée. Valant 1 mesure. C'est notre pause moderne.

Bâton placé au-ilessus d'une des lignes de la portée. C'est noire demi-pause actuelle.

C'csl noire soupir actuel.

1. Espace est pris ici dans le sens d'interliij>if, c esl-i-dire l'espace compris entre chaque ligne de l.i portée.

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