‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 3)Chapitre 224 sur 330 · ARIETTE DES TALENTS LYRIQUES · texte numérisé non relu

ARIETTE DES TALENTS LYRIQUES

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Tel est le système de J.-J. Rousseau, qui contient en germe toutes les modifications apportées à l'écriture et à la théorie tonale ordinaires par la méthode Galin-Paris-Chevé actuelle.

L'innovation inventée par Rousseau reste lettre morte pendant soixante ans.

Mais en 1818, Pikrre Galin, professeur de mathématiques (né en 1786), la reprend et y apporte de très importantes améliorations qui en l'ont un corps de doctrines.

Premièrement, pour familiariser les élèves avec la connaissance des transpositions nécessitées par la théorie modale, il se sert d'une portée muette avec addition supérieure et inférieure de deux petites lignes supplémentaires. Il appelle cette figure méloplaste.

1. I.es doiibliîs diiîsc^ sont indiqu^-s dans celte niiHliode par nne double barre oblique en forme d'aceent aigu, et les doubb:s bernois par uue double barre oblique en forme d'accent grave.

Puis, il rectifia logiquement le système des points d'octave de Rousseau, et le fixa de manière à avoir le mime pointage pour tous les sons d'une même octave.

Bémols

Notes naturelles.

Dièses

Octave aiguë

ikèriti-è^

Octave médium

ii^kS-fs'^

Octave grave

^is.-s.'^k.-s.-e.^

Ji: ^.^ If-S J6r ^

TECHNIQUE, ESTHÉTIQUE ET PÉDAGOGIE

ORIGINES DE LA NOTATION Siio

11 est ainsi possible de reconnaitre à sa simple vue l'octave réelle d'un cliilTre, ce que ne permet pas RoL-ssKAL', malgré les lettres indicatrices mises en tête de chaque morceau.

Pour la mesure et les divisions des temps, Tialin créa son chronométriste, dont le principe repose sur celte base : Tout signe isolé (chilïre, point ou zéro) ou tout groupe de signes réunis sous une barre vaut it)i temps; de là, comme corollaire forcé : sépanilion absolue des temps. Deux signes sous une barre sont des moitiés; trois signes, des tiers. S'il y a deux barres superposées, ce sont des quarts, des sixièmes on des neuvièmes. Le système est le même s'il y a trois barres superposées.

Entier <

Division binaire

, Division Ucrnairc

I Sous-division binaire

kSous-divîsion ternaire ISous-division binaire

ISous-division ternaire

Cette nouvelle écriture supprime l'indication de la mesure en tête du morceau, ce que ne permet pas l'ancienne.

ton de Mlb min.

ton de Solb min.

ton de Fa. \>

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sa, S" T.

C'est

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ton de SI H? min.

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et bon .

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heur. L'af

heur. L'af

freux re

freux re

ton de Solbmin.^-

mords a

mords a

cresc.

ton de Fat

ton de Mit

fui mon

fui mon

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Lou .

(^ 2 4 cceur Lou -

vin Sau

vin Sau

veuri 5 . 0

Ainsi qu'on le voit, l'exposé ci-dessus ne s'occupe que de l'écriture de la musique vocale; mais l'écriture de Rousseau, révisée par Galin et ses élèves Paris et Chevé, estparlaitement applicable aux fanfares, aux harmonies, et même aux instruments de l'orches- Ire syraphonique.

La rectification de Galin pour les points d'octave permet l'emploi des chiffres pour tous les instruments, le pointaije étant absolu par rapport au diapason et non relatif à la hauteur d'une tonique mobile.

La ponctuation des chiffres inclique leur hauteur

réelle et remplace les clés différentes. Quant aux instruments transpositeurs, pour les écrire, on ne considère que les notes réelles qu'ils doivent produire. Le clii'f d'orchestre a donc sous les yeux ce qu'il doit entendre. C'est à lui de tenir compte des indications inscrites en tête de chaque instrument pour corriger les fautes d'exécution en faisant une contre-transposition.

La lecture d'une partition d'orchestre ainsi écrite, sans clés différentes qui brouillentles noms des sons pour chaque ton différent, est évidemment d'une réelle simplicité.

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L'exemple des premières mesures du Septuor de Beethoven précise les explications ci-dessus'

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