à- 2 -à- 0 ÎT
• 6666666666* ff
rô
SEPTUOR DE BEETHOYEN
Violon
Alto
Clarinette en Slb
Cor eu Mil?
Basson
Violoncelle Contre basse
Adagio
A Aaaçio ^ — • v^
fn J. ij.jfcjj,j ij^r^jf^ I ^ i i I ^wga- 1 i i i
* ^ p -ff. f. p^^ / / /
Hîir-L
~TT
ff
1. INous devons ;i M. Ahmand Chevk, N; distinji^ué propagateur lie la mcllnxic (ÎALtN-r'Aïus-CiiKVK, d'uliles ron.icigncnn'iils sur celU* mêUioiic On trouvera, dans notre article intitulé Solfùiie, des explications complémeiitiiircs sur les applications de celle métliude dans rctude du solfège.
TEr.HSIQVE, ESTHÉTIQUE ET PÉDAGOGIE
'lOl
13. La basse chiffrée. — Nous avons vu les chiffres employés dans divers systèmes de notation musicale.
Nous allons les retrouver dans un système d'écriture aliréviative des accords conslituant ce qu'on appelle la basse chiffrée. Dans ce système, chaque chiffre correspond à un intervalle ; par exemple : 2 représente une secotide: 3, une tierce; 4, une quarte ; 0, une iiuintc;ii,une octave;^, une neuvième, ^ic. Les cbitl'res placés au-dessus de chaque note d'une basse harmonique chiffrée indiquent les intervalles dont est formé l'accord placé sur cette note. Comme un accord est formé de plusieurs notes, on peut employer plusieurs cliilfres superposés pour l'indication de cet a-ccord.
Un signe d'altération placé à gauche d'un chiffre indique une note altérée faisant partie intégrante de l'accord.
Il est convenu, dans certains accords, de considérer un seul chiffre comme indicateur de l'accord tout entier; ainsi, le chiffre 5 (correspondant à l'intervalle de quinte) indique un accord parfait composé d'une tierce et d'une quinte. Dans les accords qui ne sont formés que de trois sons, on double une des notes de l'accord quand on écrit à plus de trois parties. Le redoublement d'une des notes d'un accord est sousentendu et ne s'indique pas par un chiffre spécial.
L'exemple suivant démontre ce qui précède.
Rèulisittion.
Basse clii/frêe.
On fait usage, dans la basse chill'rée, de certains signes de convention qui n'ont aucune ressemblance avec les chiffres. Par exemple, la petite croix (+) indique un intervalle augmenté, ou, dans certains cas, une note de l'accord se trouvant être la note sensible du ton.
Exemples :
\fTM-
Sol if, quarte
Sol if, note
So/jf, quinte
augmentée
sensible
augmentée
de ré.
en la mineur.
de do.
+ lf
Lé.
rr
ZE
La petite barre oblique ,j traversant un chiffre indique un intervalle diminué.
Exemple :
iu^, seiUièmc diminuée
de SI.
La barre horizontale(— ) est employée quer la piolongation d'une note, et queiq accord tout entier sur la note de basse qui diatement.
pour indiuefois d'un suit immé-
ENCYCLOPliniE DE LA MUSIQUE ET DICTIO.XXAIRE DU COXSEftVATOIRE
Exemple :
Mi du 1" accord prolongé sur le second
L'emploi de la basse cldffrée n'est usité, de nos jours, que dans les traités d'iiarmonie et dans les exercices d'école spécialement écrits pour l'étude de cette science.
Dans les anciens solfèges, les accompagnements d'orgue, de clavecin ou de piano sont écrits au moyen de la basse chiffrée.
L'accompagnateur doit réaliser sur-le-champ cette has&e chiffrée.
Dans les anciennes partitions d'orchestre, on voit les accompagnements des récitatifs des chanteurs interprétés par un clavecin solo, et les accords de ces accompagnements sont notés au moyen des chiffres.
L'emploi des cliilTres dans les accompagnements d'orgue et de clavecin remonte a la fin du xvi° siècle et au commencement du xvu'^. Un en trouve les premiers exemples dans les œuvres des compositeurs italiens de cette époque : Jules Caccini (né vers lo60, mort vers 1640),Emilio del Cavalière (né vers 1350) et le moine Louis Viadana, né à Lodi vers 1565, qui est généralement considéré comme l'inventeur de la basse continue (il basso continue) pour l'accompagnement des voix par l'orgue.
On entend par fiasse conliniie, une basse d'accompagnement qui continue sans interruption et qui diffère de la fiasse vocale des compositions antérieures au xvu' siècle en ce que cette dernière est souvent interrompue.
Sur cette basse sont placés des chiffres indiquant les accords qui doivent être exécutés par l'accompagnateur.
Les innovations dans la notation musicale ont été l'objet des recherches et des travaux d'un grand nombre de musiciens, non seulement en l'rance, mais encore dans les principaux pays d'Europe.
14. Système Tonio-sol-fa. — En Angleterre naquit, vers 1812, un système de notation usuelle qui prit le nom detonic-sol-faet qui fut imaginé par une dame anglaise, Miss Glover. Dans ce système, les sept lettres d, ?■, »n, /■, s, l,t, initiales des sept syllabes do, ré,
mi, fa, sol, la, si, correspondent aux .sept notes de la gamme.
Une virgule placée à droite et en bas des lettres indique l'octave inférieure, tandis que, placée en haut, elle désigne l'octave supérieure.
d, r, m,/, s, t, -f, drmf s l t d' r' m'f s' V t'
I octave f rave i .octava du mcdiog | ^ »ctave BDpérieofe |
In c ajouté ;i lu lettre corresponilanl à une note indique que cette note est cliésée.
La lettre a ajoutée à la lettre indicatrice d'une note avertit que cette note est béraolisée.
Dièses ; de, re, me, fe, se, le, te.
Bémols : da, ra, ma. fa, sa, la, la.
Une grande barre verticale ( | ) sépare les mesures. Dans la mesure à quatre temps, une barre plus courte ( I ) indique la moitié de la mesure et tombe sur le troisième temps. Les temps sont sé|iarés par deux points superposés (:). Les prolongations de sons, comme cela a lieu avec le point d'aupmentation, se représentent au moyen di' petites barres horizontales ( — ). Le silence s'indique pai' un espace vide. Un point (.) indique la division d'un temps en moitiés; les moitiés se subdivisent en quarts de temps par une virgule (,); quant aux huitièmes, on les écrit au moyen des signes des deux huitièmesformant un même quart. Le système ne permet pas d'écrire au delà des huitièmes.
L'ancien alphabet musical, C pour ut; D pour ré;. E pour mi; F pour fa ; G pour sol ; A pour la; B pour si, est utilisé pour désignerle ton dans lequel on doit chanter. Un dièse (}f) ou un bémol (b) est placé à la droite de la lettre, quand le ton est diésé ou bémolisé.
Cette indication des dilférents tons dans lesquels peut moduler un cliant est indispensable, parce que le système tonic-sol-fa n'admet, comme écriture, qu'une seule gamme : celle de do.
C'est ainsi, par exemple, qu'un chant dans le ton de mi bémol sera écrit avec les lettres correspondant aux notes de la gamme de do. Si ce chant module, par exemple, en si bémol, ce nouveau ton est indiqué par la lettre R|., mais les notes sont écrites au moyen des lettres de la gamme de do, et elfeclivement dans et on de do. Le système de mutations ou de muances du moyen âge, qui faisait attribuer les syll.ilies ni . rr. mi, fa, sol, la à des séries hexacoi'dales dilférentes, existe donc, comme on le voit, dans l'iuvenlion de Miss Glover.
Le solfège au moyen de la méthode tonic-sol-fa. eut un certain nombre d'adeptes en Angleterre. Il y fut propagé par le Révérend John Curvex, pasteui-, qui mourut à Londres en 18S0.
L'exemple suivant présente le chant national anglais écrit en tonic-sol-fa.
Clef E''' . s I S:--S I 1 :t I d: r' ] t: • S
ClefE^" r: I; d
etc.
^ etc.
TECHNIQUE. KSTIIÉTIQVE ET PÉDAdOCIE
Le mot clé, suivi iTEu iiulitiiie le lou ili' mi ., il plus loin, le B';. diisiiîm' la uiodulution en si'o maieur. L'aiialysi; atli'nlive de ce IVagiiienl, luoiitre que le passage en si j. est éciif, comme celui en mi >, avec les lettres con'fspoïKlant aux notes de la gainrae A'iit.
la. Système Dauel. — L'ii pliUaiUlirope Iranrais, nommé Danel (L.-A.-J.), né à Lille en 1787, publia dans cette ville une Méthoti' simplifi('e pour l'enseignement populaire de la musique i^orale. Dans cette mélliode, il propose comme signe des noies les lettres initiales des notes iln, ré, )ni, fa, sol, la. si, c'eslà-dire I), U, M, F, S, L, B (R, alin d'éviter le donble emploi avec l'S du sol). Un poinl placé au-dessus des lettres indic|iie «ne octave supérieure; un poinl au-dessous, une oclave inférieure. Deux points audessus des lettres indiquent une oclave suraiguë, et deux points au-dessous, une octave grave.
La durée des sous esl indiquée par les voyelles ou dipli longues a, e, i, o, u, eu. ou : a esl le signe de la ronde ; e, celui de la blanche: i, de la noire; o, de la croche; u, de la double croche; eu, de la triple ; ou. de la ifuadruple.
S'il s'agit de la durée réunie à l'intonation, la voyelle représentative de celte durée se joint à la consonne qui est le signe de la note, et l'on a ainsi les deux éléments réunis dans une syllabe. Par exemple da est do rmide, fo est fa croche, su est sul double croche, etc. Les voyelles isolées sont les signes des silences correspondant aux durées des .sons.
Les signes d'altérations sont représentés par les lettres caractéristiques des noms dicze (ancienne orthographe), bémiil et bécarre; ainsi : est le signe du diêze ; l, celui du bémol, et /•, celui du bécarre, liéunissant ces lettres aux syllabes dont il vient d'être parlé, l'auteur de la méthode en forme des mots de trois lettres, tels que daz, pour ut dièse ronde; rai, pour n' bémol croche; sur, pour sol bécarre double croche, etc. Cette méthode est appelée par son auteur : langue des sons.
16. Notation monogammique. — Dans un ouvrage paru en 1824 et réédité en 183o, intitulé ; La Musique apprise sans maître, Edouard Jl'e, élève de Gali.n, eut l'idée de donner aux notes de la gamme une figure se rapportant à la fonction et à la propriété de chaque son de la gamme. 11 appela ce nouveau piocédé d'écriture notation monogammique'. parce qu'elle réduit toutes les gammes à une seule.
L't'<, loniiiuc. est reprcscnté par une note carrée.
La forme carrée donne l'idée du repos qui est la propriété de la tonique.
Le Rè, SHs-lonique et le Mi, médiante, sont roprésentns par les
signes ci-dessous.
Le Fa. sous-iimniniinle, est représenté par le signe ci-dessous. (La pointe du triangle est en bas, parce que la sousdominante a une tendance descendante vers ta médiante.) Le Sol, ftomiiiaitle, et le La, aus-thiuiitaitte, scmt représentés par
les signes ci-dessous.
Le si, note sensihfe, est représenté par le signe ci-dessous.
^La pointe du triangle est en l'air parce que la sensible a une tendance ascendante vers la Monique).
ut , ré , mi , f 3 . sel , la