‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 3)Chapitre 250 sur 330 · SONS COMPOSANTS · texte numérisé non relu

SONS COMPOSANTS

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Si les sons composants sont complexes, si, par exemple, ils sont accompagnés d'harmoniques, il se produit éfialeiiienl des sons résultants diU'érentiels «ntre les harmoniques des sons composants. Quoiqu'ils soient assez, peu intenses, en général, ils peuvent qiielquelois détourner l'attention des résultants fournis par les sons fondamentaux.

D'après lluLueoLTz, si l'on a deux sons composants .\ et H (iit^ et /((;, par exemple), il peut se produire des sons résultants difl'érentiels entre ces sons et le son résultant C de A et de B (/"a, dans l'exemple considéré). Ces sons qu'on peut appeler rdsullants diff'crentiels de S'cond ordre présentent une faible intensité et il n'y a pas à les considérer, en général.

Bien entendu , ces diflérentiels de second ordre n'exislent pas si le ditlérenliel de premier ordre C se confond avec un des sons composants.

143. — Comme nousl'avons dit, étant donnés deux sons A et B correspondant à n et n' vibrations, il existe un son résultant additionnel dont le nombre de vibrations est n -{- n'. Par exemple, si l'on a le /« .

et le mi; correspondant respectivement à 4.3o et

43oX^^6o2,.'> vibrations, le son additionnel sera

défini par 435 + 632, o= 1087, o vibrations; on reconnaît aisément que c'est la dixième du la^ ou la tierce dula. car celui-ci correspondà 433X2=870

dont la tierce est 870x'r= 1087,3.

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11 est évident que, dans tous les cas, le son résul" tant addilioniiel est plus .ligu que les sons composants, car n -[-n est plus grand ipio ti et que n'.

Ces sons additioiniels, peu intenses, s'entendent <lillicilement. Us ne sont pas assez importants pour nous arrêter davantage.

La théorie matliémaliquc donne l'explication de l'existence des sons résultants : nous ne saurions nous y arrêter.

146. — Lorsque l'on entend simultanément deux sons dont les nombres de vibrations sont peu dill'érents, la dilîérence ne dépassant pas 30, on observe un phénomène dune autre nature: l'intensité du son, au lieu d'être constante, présente périodiquement desrenfoicements et dos alt'aiblissements ; c'est là ce qui constitue ce qu'on appelle les ballcmenla.

Si ces battements ne sont pa-stri'S rapides, on peut les compter ; on trouve que, dans tous les cas, pour nn temps donné, leur nombre est égal à la différence des nombres de vibrations des deux sons qui les produisent.

On peut mettre aisénieiit ces battements eu évidence en prenant deux corps sonores exactement à l'unisson et en altérant légèrement le son de l'un d'eux. Par exemple, deux diapasons ou deux cordes vibrantes étant à l'unisson, il sul'fiia de surcharger l'un des diapiisons ou l'une des cordes par un petit morceau de cire molle pour que la vibration simultanée des deux corps fasse entendre des battements; on peut opérer également avec deux tuyaux primitivement à l'unisson; on altère le son de l'un d'eux en approchant le doigt de l'emlioucbure, s'il s'agit d'un tuyau fermé, ou en déboucliant une ouverture placée très près de l'extrémité libre, s'il s'agit d'un tu3'au ouvert ; dans les deux cas, on entendra les battements d'une manière très nette.

Il importe de remarquer que la perception des battements, sensation spéciale, ne fait pas disparaître la sensation sonore : elle s'y ajoute.

Les battements lents peuvent être suivis par l'oreille et même comptés si leur nombre ne dépasse pas 4 à 6 par seconde; ils produisent alors une impression qui n'est pas désagréable; si ce nombre augmente et atteint 20 ou 30 par seconde, le son que l'on entend est dur et roulant et, pourun nombre plus considérable encore, la sensation de roulement disparaît et il reste seulement une dureté d'un* caractère un peu spécial.

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