C. — Séries d'accords
Avant de quitter le système des séries-bases, il nous faut citer rapidement Ifs oiivrapes de quelques théoriciens qui érhalandent leur doctrine sur un certain nombre ilaccords fixes, formés une fois pour toutes et renfermant en puissance dans leur corps les réalités harmoniques qui en seront extraites parle musicien.
Ce procédé étant beaucoup plus empirique, nous n'y insisterons guère.
Sans m'appesantir sur l'Harmonie de Garbet (vers 1870) qui pose en principe les cinq accords :
ni sur Van der Helpen {Harmony and Thorough Bass, Chicago, 1909) pour qui toute l'harmonie est contenue dans cette élégante figure bifurquée :
dont il ne tire d'ailleurs qu'un banal dogmatisme d'école, je réserverai une mention spéciale pour deux auteurs modernes.
Edward Gariel, directeur du Conservatoire de Mexico, base son système sur quatre accords fondamentaux, ainsi que l'indique le titre de son ouvrage (1916) : A neiv System of harmony based on four fundamental ehords. Son point de départ est cependant
malgré tout l'échelle musicale sur laquelle sique moderne est basée », soit :
la mu-
ainsi que les trois tendances qu'il reconnaît au V1I« degré vers le V1I1«, au IV" vers le III» et au VI» vers le V«. 11 a le mérite d'être un des rares théoriciens à chercher à rendre compte de ces tendances, en les groupant sous l'égide d'une loi,> celle du moindre effort, ce qui explique effectivement la tendance du VI= vers le V", le ton V-Vl étant inférieur au ton Vl-VII dans le système de Zarlino.
Les accords sont formés par superposition de tierces et tout le système des agrégations fondamentales se résume dans le tableau suivant :