‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 3)Chapitre 293 sur 330 · Les sons sont pour nous des représentants d'accords · texte numérisé non relu

Les sons sont pour nous des représentants d'accords

•2. Les accords, principes de la mélodie, sont perçus pour nous dans leurs rapports avec un centre harmonique.

3. Une agrégation de sons peut être interprétée de suite de deux façons : un son est dominante et l'autre apparaît comme consonant ou dissonant de l'accord de ce son. Par ex. (en ut) : do-mi-la, do est principal, la est dissonance de l'accord de do. Ceci est le principe de la tonalité poussé jusque dans ses dernières conséquences.

4. La modulation est un changement d'interprétation de l'accord quant à un centre harmonique.

Ouant à la Cûnslitu'ion même de l'accord mineur, llrEM.tNN poursuit résolument la théorie des harmoniques inférieurs. 11 semble bien que lui-même avoue que la plus grande preuve à donner des harmoniques inférieurs est le besoin qu'on en a. Nous lisons dans son Dictionnaire de Musique (édit. française, 1899, p. 331) :

Il Cette série inférieure est tout aussi nécessaire pour l'explication de la consonance de l'accord mineur, que la série supérieure pour celle de l'accord majeur. » 11 s'efforce de démontrer leur formation subjective dans notre organe auditif, dans sa Musikalisches logik{l81'3], puis crut — -selon son propre terme — à leur existence positive et réelle (Die Objective Exislenz der Unterlone in der Schaltwelle, 1876; Musikatiiclws sî/nia-cis, 1877), enfin démontra, dans son Katecldsinus der Musikivissenschaft, qu'un son ne peut donner les harmoniques inférieurs. De telle sorte que l'infortunée question des harmoniques inférieurs reste pendante...

Et c'est cependant encore à la série des harmoniques inférieurs qu'a recours M. 'Vincent d'Indy dans son Couis de Composition musicale pour rendre raison de l'accord mineur. Bien que la théorie même de l'harmonie n'occupe qu'une place secondaire dans ce remarquable ouvrage, nous devons néanmoms la mentionner comme la dernière née (1912) des théories de la tonalité, les trois fonctions tonales tonique, dominante et sous-dominante y étant nettement mises à la base de toute l'esthétique musicale sonore.

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