Nota nment cel'câ de Claude DtDDSsv
(Le Balcon, Cl. Debussy.)
(« J'allais par des chemins perfides, » extrait de la Bonne Chanson, G. Fauré.
(On remarquera l'écriture de la neuvième qui se trouve sous la fondamentale dans le premier renversement sur tog.
{Briséïs, Ghabrier.)
Elle a dit vrai.
^eut
être
(Pelléas et Mélisande, Debussy.'*
{Mon rêve familier, Ch. Kœchlin.)
{Daphnis et Cliloé, Ravel.)
En déTinitive, à l'heure actuelle, l'accord de neuvième de dominante (majeur ou mineur) n'est presque jamais résolu de la façon normale indiquée par les traités :
Gelle-ci n'est guère usitée que d'une manière humoristique, pour rappeler les sonorités d'accordéon... D'ailleurs, même réf;uliére, la résolution naturelle de 9 sur l'accord 5 de la tonique est presque toujours +
précédée d'une résolution préalable de la neuvième sur l'octave de la dominante, ce qui donne comme Chili race :
TECHXfQUE. ESTHÉTIQUE ET PÉDAGOCIE
Au contraire, l'accord de neuvième du second degré peul 1res bien se résoudre sur l'accord parl'ail (ou de septième) de la dominante :
11 n'en reste- pas moins que souvent les accords de neuvièmes (et a fortiori ceux de onzièmes, de treizièmes, etc.) ne sont autres que des manières d'appogialures.
On peul aisément faire le tableau de tous les accords de neuvième (en excluant toutefois ceux qui contiendraient des tierces augmentées ou diminuées, lesquels ne seront employés qu'exceptionnellement) :
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fôi
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(4) Neuvième de dominante, majeure.
Cet accord peut être éjjalement considéré comme une neuvième sur le quatrième degré de ré mineur (avec le sixième degré si ;).
(2) Neuvième sur le second degré de fa majeur.
(3) .Neuvième de dominante, mineure. .
(4) Neuvième sur le second degré de fa mineur (avec le sixième degré ré i).
(5) Neuvième sur le premier degré, en sol majeur, ou: neuvième sur le quatrième detrré de ré majeur.
(6) Neuvième sur le premier degré, en sol mineur, ou : neuvième sur le quatrième degré de ré majeur (avec le sixième degré si b).
(7) Accord plus dissonant, et moins tonal, d'ailleurs plus rarement employé. — (Il peut s'analyser aussi comme /aSappogiature de si, ce qui donne un accord de septième de quatrième espèce sur la tonique sol.) — Cet accord appartient au ton de si mineur (avec solsel /a ;i, et est placé sur le sixième degré.
(8) Celui-ci n'est pas proprement un accord de neuvième, à cause de l'enharmonie entre fa ; et si \i. Il sonne comme un accord, en sol mineur, de quinte augmentée {si \,, ré, fa^) placé sur la tonique-pédale; ou bien comme un accord de septième sur le quatrième degré de ré majeur (avec si'y pour sixième degré).
(9i Accord de neuvième sur le second degré de fa majeur (avec r^r-pour sixième degré).
(10) Accord de neuvième sur le second degré de fa mineur, ou bien: accord de neuvième sur la sensible de luQ majeur.
(11) Accord de neuvième sur la sensible sol de laU mineur. — C'est un accord de septième diminuée auquel on a ajouté une tierce .
(12) Cet accord peut s'analyser comme septième de dominante (si) du ton de mi mineur, placée sur le troisième degré (pédale) de ce ton de ml mineur. On le trouve déjà parfois chez Bach.
(13) Accord plus dissonant, où le /aS sonne comme appogiature du si; il peut également s'analyser comme bi- tonal : mi-sol (ton de mi] ; réH, fajî, ta 8, Ion de îe^ mineur.
Accords de onzièmes, de treizièmes, etc. — Théoriquement, ces accords se placeraient, comme les neuvièmes, sur les divers degrés de la gamme; mais, dans la pratique (et sauf le cas de mouvements de parties amenant passagèrement les agrégations de onzième ou de treizième), c'est principalement sur le second et sur le quatrième degré qu'ils seront posés. Il peut se rencontrer, cependant, le cas de la tonique placée au-dessus do la sensible, malgré la durelé apparente de cette réunion que donne la onzième de dominante :
En matière de dissonance, ainsi que nous le verlons plus loin, l'effet dépend de beaucoup de causes que les traités ne peuvent envisager : timbres employés, mouvements des parties, expression du passage considéré, etc. L'accord de onzième sur dominante, et même celui de treizième, n'ont donc rien d' « impossible " à priori, et l'on en peut trouver des exemples, bien que pas très fréquents.
Dans le cas de la onzième sur le second degré, l'elfet est beaucoup moins dur (l'intervalle de fa à sol étant d'un ton, au lieu du demi-ton de si à do) :
La treizième et la quinzième (qui reproduira la fondamentale) sont ainsi très utilisables :
618 EiSCYCLOPÈDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIONNAIRE DU CONSERVATOIliE
(Yahes nobles et sentimentales, M. IUvel.^
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Le même accord se présente, en niineur, sur le quatrième degré [Accompagnement, Ch. Kœchlin.) Lent
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Quant à la onzième sur dominante', elle se trouve fort nette dans l'exemple suivant (La Marchande d'Iierbes aromatiques. Chantons bas, Darius Milhaud.)
Dans son ouvrage sur l'harmonie moderne [Modem Harmony, Augener éditeur), M. A.-E. Hull envisage également les accords que voici :
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lissent d'ailleurs très peu usités, et nous n'insisterons pas autrement. Ce sont là, plutôt des curiosités
1. La mAme impression se reirouve dans la neuvième dont la basse est sensible, par exemple :
sol, ai\p, ré[r, fa, la\), dans l'exemple ci-aprfei :
[Le Cortège d'Amphilrile, Ch. Kœchlin.)
harmoniques que des locutions courantes, pour les raisons que nous avons exposées plus haut et sur lesquelles il n'est pas besoin de revenir.
Tout ce qu'on pourrait ajouter au sujet des onzièmes et des treizièmes (voir déjà l'accord n" 13 de notre tableau des neuvièmes), c'est que ces accords peuvent être, dans certains cas, considérés comme réunissant deux tonalités différentes ; il y aurait donc là, même dans la formation d'accords par tierces, des genres de bi-tonalité si l'on va jusqu'à la quinzième ou jusqu'à la dix-septième (a, b, c) :
Mais tout cela est théorique. La bi-tonalilé se réalise d'une façon beaucoup plus logique, plus claire, plus musicale, lorsqu'elle résulte, soit d'accords placés sur d'autres accords-pédales, soit de réunions délibérément écrites en deux tons différents. 11 se peut que, dans le résultat visible de l'agrégation ainsi
TECIISIQi'E. ESTIIÉTIQIE ET PÉDAGOGIE
formée, on retrouve, à Vanalijse, tes notes d'un accord de treizième, de quinzième, de dix-seplième: mais Vidcc musicale esl autre et ne correspond point à la superposition de tierces successives à partir de la l'ondanientale. Et c"est toujours, en délinitive, à l'idée musicale que doit remonter une juste analyse.