MU À
Bles . ses, troues.
dis . joints
(4" impromptu, F. Poulenc.)
Arant de développer quelques remarques touchant des conceptions nouvelles au sujet de la dissonance, et de continuer par l'étude de cette « polylonalité » qui est essentiellement à l'ordre du jour, indiquons enfin quelques harmonies qui contribuèrent — avec les appogiatures non résolues et avec les » accords stablee » formés de quartes ou de quintes — à préparer les voies nouvelles.
(Lakmé, Léo Delibes
On connaît ce passage d'une ancienne mélodie de M. Fauké :
(Barcarolle, G. Fauré.
H s'inspire Je certaines réalisations de Bach, où voisinent par exemple soli^ et /ati contre so/J} et /ag, en la mineur. (Voyez aussi mi b, contre mi b, dans la fugue de Mozart citée en notre Elude sur les tendances de la musique moderne française.)
Du même genre :
Des rencontres de notes, sur pédale ou par appogiatures non résolues, se produisent fréquemment :
[Le Sommeil de Canapé, Ch. Kœchlin.)
semble en lui se briser.
car il le sent,
ja . mais
1, Ce dernier exemple montre des accords formés de deux groupes, chaque groupe étant d'une [tonalité différente. On traitera plus loin cette question de la bitonalité.
{Chanson de flûte, F. Bebthet.)
Le Sacre du Printemps, Strawinsky.)
y\\j{j[j[j\\jlj[j^
de me?ne
Les accords employés par Scriabinb peuvent en général s'analyser par les méthodes habituelles; ils dérivent toutefois, disent certains commentateurs, d'un système de gammes particulières; tel celui-c.
■S' a ll'j. j
ÉÉ
dont la gamme contient les accords suivants
L'accord fondamental de la Sixième Sonate
donnera, dans cette sonate :
Moderato mystérieux concentré
TECHNIQUE, ESTHÉTIQUE ET PÉDAGOGIE
La gamme de la Septième Sonate est :
et l'accord fondamental
ou
11 donne, dans celte Septième Sonate :
, Allegro
Fanflli, qui fut, comme'nous l'avons dit, un précurseur de l'harmonie moderne, écrivit (en 1888) une nzième avec tierce mineure :
{Le Cauchemar, V. Hugo, E. Fanelli.)
Le passage suivant, d'ALBENiz, est d'un « parallélisme » fort hardi {Yvonne en visite, Albeniz.)
Allegretto
,^.^\,^\>^ j><f^ ,^^f 'i^f ^'^f KH
2 «eà. riolcisa
Enfin, le chromatisme par lequel on arrive à des tonalités très vagues, donne des résultats tels que ce ai -ci :
{Sonate pour deux flûtes, Ch. Kœchlin.)
FLUTE
PP
poco creec plua lointain PP
(Choral, final des Saisons, Ch. Kœchlin. Très doux et très lie'
LL^^^tiisf
.levé un jour la Paix, et l'espoir de tout le mon
de
Nous avons dit la variété possible des formations • irrégulières », ou alternées. M. Honegger superpose, dans Horace victorieux, des quartes augmentées alternées de quartes justes :
Que devient, en tout cela, cette crainte antique de la dissonance, à cause de quoi les musiciens pensaient devoir préparer les septièmes et même les quartes? Elle a totalement disparu. Un nouvel état de choses s'affirme; mais l'on a vu que cette révolution s'est faite peu à peu; ceux qui l'ont soutenue furent, en définitive, des maîtres'. Comment caractériser ces tendances nouvelles? C'est ce que nous allons examiner par le détail.