‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 3)Chapitre 324 sur 330 · HAUTBOIS · texte numérisé non relu

HAUTBOIS

^iHpi'-ii^vi^yiu^

PIANO

(Ici la montée par tons entiers, accompagnée d'accords d'une autre tonalité que chaque note de la main droite, auxquels s'ajoutent encore des « notes étianfières )) du hautbois, donne un ensemble dont il serait bien difficile d'analyser les ions, — à moins de prétendre qu'une gamme par tons entiers est composée d'éléments non dénués de tonalité. Mais alors, toute musique serait « tonale », puisqu'on peut toujours,

(Quintette, l" morceau, Ch. Kœchlin

k u.te

par in-li/lce d'analyse, isoler chaque note et prétendre que c'est une ionique ou une dominante. Il est évident que cela ne constituerait [qu'un artifice, d'ailleurs peu logique et nullement en' rapport avec le sens musical.)

On peut encore ciler l'exemple suivant, où l'on perd de vue, par moments, la tonalité :

CORDES

PIANO

Enfin, dans ce début de la Caravane, le lointain des seconds violons en sons harmoniques {avec sourdines) s'accroît extrêmement du t'ait que leur mélopée n'est, pour l'oreille, dans aucun ton bien défini. Cela tient beaucoup à la basse do'^ soici, carie même chant, harmonisé d'une autre façon, pourrait s'en-

tendre en /'«S mineur (avec alternativement réH et ?éq pour le sixième degré). Nous voyons ainsi le danger des analyses qui disséqueraient ses parties, alors qu'on doit toujours s'en rapporter à l'effet musical d'ensemble.

(La Caravane, extrait des Heures Persanes, Ch. Kœchlin.

pas site PPPP

pppp de très loin

continuer de même

fff f f V

TECHNIQUE, ESTHÉTIQUE ET PÉDAGOGIE

Dans un style assez différenl du précédent, la citation suivante de M. Schœnberg mondera que detrès courts fragments de chaque partie sont, peut-être.

(< dans un ton plutôt que dans un autre », mais que la suite df ces fragments donne une impression d'extrême liberté atonale.

{Extrait des Pièces pour piano, Schœnberg.

Sur pédale m ultiple (composée de deux septièmes) une simple descente chromatique apparait sans tonalité ' (Pièces pour piano, n" 1, Scbœnberg.)

Dans la même série des Trois Pièces pour piano (op. H) de M. Schœnberg, nous trouvons des passages assez caractéristiques, soit simplement composés d'accords :

poco strin^

soit offrant des mouvements' de parties dont l'élan impétueux ou la souple volute, d'allure si indépendante et fantasque, sont un des traits particuliers à M. Schœnberg :

(Trois Pièces pour piano, 11° 3, Schœnberg.

742 ENCrCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIONNAIRE DU CONSERVATOIRE

[Seraphila, Schœnbebg.

Notez aussi, à cause de leur caractère expressif, les passages suivants : {Trois Pièces pour piano, n° 1, Schœnberg.)

Ceux de nos lecteurs qui purent entendre le Pierrot lunaire à Paris, se rappellent sans doute l'étonnant duo pour chant et flûte d'où nous extrayons :

[Lune malade ^Pierrot lunaire], Schœnberg.)

FLUTE

dort auf des Him . mels schwar zen pfiil

L'écriture de cette œuvre est d'ailleurs très diverse, ainsi qu'on le voit par d'autres exemples

PIANO

CEA.NT

TECHNIQUE, ESTHÉTIQUE ET PÉDAGOGIE

ÉVOLUTION DE LHARMONIE 74S

Les accords ilu piano se complètent de ces parties instrumenlaleb :

FLÛTE

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