‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 3)Chapitre 44 sur 330 · Musique chorale. — Enfin, cette étude des · texte numérisé non relu

Musique chorale. — Enfin, cette étude des

1. On peut y joindre, fort différentes d'ailleurs : la Chanson itps Jnffënues, de M. Ch. Kiï-.chi.in ; les Soirées de Prlroi/rad, de M. D. ftHi-HAUD, sur des poèmes banvillesques ilc M. K. Clialu[)t ; la St'rthtndc de M. Herthet, ainsi que ses Chromos d'Esjia/jne ; et Daphenéo, celle charmante mélodie de M. KaiK Satie. Enfin, n'oublions pas quelques œuvres de M. Georges Auaic, notamment celles écrites sur des textes du M. R. Chalupt. Ce jeune musicien possède au plus liant degré le sens du II comique à froid ", el l'on doit espérer beaucoup de lui, ne UU-cequc dans le domaine (si vaste d'ailleurs) de l'bumour.

2. Nous reviendions plus loin avec quelque détail sur ce qu'on est convenu d'appeler u l'esthétique des six »; il serait matai^6 de la définir en deux mots.

3. Il faut tout d'abord noter ceci, qui est essentiel: les orchestres d'amateurs sont en général assez mauvais; les chœurs de non-professionnels sont escellents. Ceux d'Amsterdjim, do Leeils, de Boston, — et ceux mêmes de la Société Guillot de Sainbris sous la direction du re;,'rett6 J. Cini«tT; ceux de l'A. C. P. coniiuits parM,l).-li. Lnghei.uuecmi', n'ont jamais eu rien à envier aux chœurs de l'Opéra ou de l'Opératomifiue, même (ce qui est rare) en leurs bons jours, comme à la

genres et des œuvres serait incomplète si nous ne traitions pas d'une sorte de musique qu'on a malheureusement d'assez rares occasions d'entendre (en France du moins, et surtout à Paris). Pourtant, ce n'est pas la moins belle, ni la moins sérieuse, ni la moins définitivement consacrée par les siècles d'autrefois, ni la moins propre à de nouvelles trouvailles de la part de nos modernes. Il s'agit des chœurs. On sait qu'en Angleterre, en Amérique, en Allemagne, en Belgique, en Hollande, les peuples ont su résoudre le problème qui consiste à donner, avec accompagnement d'orchestre, de grands oratorios, des cantates, des symphonies dans lesquelles la voix humaine vient jouer son rôle. La solution est des plus simples : les choristes sont des amateurs', qui payent pour chanter; et les orchestres professionnels ne se tiennent point pour humiliés d'une collalioration avec ces citoyens qui n'exigent pas d'être rétribués... En France, ou n'a pas encore voulu s'aviser de résoudre ainsi la question ■•• : aussi est-elle restée insoluble- Jusqu'à ces dernières années, la Société des concerts du Conservatoire s'adjoignait l'élément d'ensemble vocal, et l'on y pouvait entendre la Messe en si, les Passions de Bach, VActits Tragicus, etc. Aujourd'hui, par raison d'économie et faute d'une subvention suffisante (alors que VOpèra touche huit cent mille francs), le comité a dfl renoncer à ces dépenses trop onéreuses; on ne peut, après tout, lui en faire un grief. Qu'en résulte-t-il'? Les grands concerts (à moins d'un appui financier de l'éditeur) ne donnent que des œuvres de succès assuré : la Damnation de Faust, la Neuvième sijmphonie, les Béatitudes''... Presque jamais nos jeunes ne peuvent se faire jouer dans ces conditions. Il faut des exceptions, comme les concerts de M. F. Delgrange^; et ces exceptions ne se renouvellent pas aisément, parce qu'elles se soldent par un déficit assez lourd. Pourtant, telle est la force de création et l'enthousiasme des musiciens de notre Ecole moderne que, malgré tout, ils ont écrit de fort belle musique chorale', sans se vouloir préoccuper des possibilités d'exécution. Mais quelle pitié devoir ainsi de grandes œuvres rester i< dans les cartons » ! M. ScHMiTT, M. Roussel ont eu l'heureuse et rare fortune de faire parvenir aux oreilles du public, l'un son vigoureux Psaume, l'autre ses puissantes Evocations. Mais la Sixième si/mphonie de M. Tournrmire ne sera montée, sans doute, que par les soins de M. Mengelberg, à Amstenlain. — Quelle entreprise de concerts parisiens nous donnera la A/cssc' de M. Jean Huré, le Jardin de Marguerite^ de M. Roger DucASSE, le Promèthée'" de M. Gabriel Fauré, les Saisons de M. Ch. Kœchlin"? D'ailleurs, oii présentement entendre des Cantates''^ de J.-S. Bach, qui

première représentation des Maitres-chanteurs à l'Académie nationale de musique.

4. A Paris du moins ; car en certaines villes de province, notamment .â .Nantes, à Angers, on entend d'excellente musique chorale — d'amateurs.

5. Par tni juste retour des choses d'ici-bas, les Béatitudes font recette aujourd'hui. Mais jamais CiïsAii Fhakck ne les entendit en enlier.

ti. Cf. concert, " Pow la musique '>, de janvier 1920 ; les Choépliores, de IVl. 11. Mn.HMri; Chaut funèbre, de M. Ch. Kircni.i.N.

7. Précédemment, BoURGAULT-DucountiAV avait composé de nombreui chmurs {Slabat, Hijmne à la Joie, l'rométhée, etc.), ilonl plusieurs, malheureusement, sont restés inédits!

s. Jf audition a Angers, 11119.

'.I. l^" .auililion à la Société nationale de nntsif/ue.

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