‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 3)Chapitre 97 sur 330 · Paris, 1800, pago · texte numérisé non relu

Paris, 1800, pago

INTERVALLES {l" ENTHEÏIEN).

1. Intervalles. Définition. — Nous avons étudié la constitulion de la gamme dans ses deux formes diatonique et chromatique.

Avant de passer à l'étude des éléments d'où elle tire son origine, il nous faut analyser le rapport de dislance existant enlre les différentes notes dont elle est composée.

En comparant deux sonsquelconques delà gamme, on observe, en premier lieu, la distance qui lessépare. Par exemple, en partant de la noie ut et en analysant la distance entre cet ut et chacune des autres notes de la gamme, on voit que d'ut à ré, d'ut à mi, d'ut à fa, d'ut à sol, d'ut à la, d'ut à si la distance varie de grandeur selon le nombre de notes consécutives et de noms dilîéients intercalées entre ces diverses notes. (Voyez les exemples qui suivent.)

La distance qui sépare une note d'une autre noie s'appelle Intervalle-.

Cette distance peut être plus ou moins grande, selon le nomhre de degrés contenus entre les deux notes formant un intervalle.

Un intervalle est foi'nié d'une note inférieure (note grave) et d'une note supérieure (note aigur).

2. Tlii-orie imiBicalc tie r.iul llougiuin (Gallet, 6()ilcur).

TECll.yrçUE, ESTHÉTIQUE ET PÉPACOGIE

■2. Noms des intervalles. — Tous les intervalles tirent leur nom particulier du nombre de notes successives contenues entre la note infi'rieure {y compris cette note) et la note supérieure {cette note étant également comprise).

Dans un iiitervallo la note inférieure et la note supérieure sont seules considérées. Un intervalle est donc composé de deux notes, qti'on appelle notes intéç/i-anlcs ou composantes.

L'intervalle de deux degrés conjoints s'appelle seconde, c'est-à-dire intervalle embrassant deux sons avec ses extrêmes.

seconde'

seconde

secoûde

L'intervalle de trois degrés conséculifs s'appelle tierce, c'est-à-dire intervalle embrassant trois sons avec ses extrêmes :

tierce

tierce

L'intervalle de quatre degrés consécutifs s'appelle quarte, c'est-à-dire intervalle embrassant quatre sons avec ses extrêmes :

quarte

quarte

L'intervalle de cinq degrés consécutifs s'appelle quinte, c'est-à-dire intervalle embrassant cinq sons avec ses extrêmes :

quinte

qiiinte

L'intervalle de six degrés consécutifs s'appelle sixte, c'est-à-dire intervalle embrassant six sons avec ses extrêmes :

L'intervalle de sept degrés s'appelle septième, c'est-à-dire intervalle embrassant sept sons avec ses extrêmes :

septième

septième

L'intervalle de huit degrés consécutifs s'appelle huitième, et plus communément octave, c'est-à-dire intervalle embrassant huit sons avec ses extrêmes :

octave

Avant la seconde, se place VUnisson^ ou Première. L (ou'ssow (du latin unus, un, un seul, sonus, son) n'est

pas en réalité un intervalle, puisqu'il consiste dans l'émission de deux sons semblables entre lesquels la distance est nulle. On peut le comparer à ce qu'on appelle dans la marche, le piétinement sur place. 11 n'est que la répétition d'une note de même nom et de même intonation, n'apportant à l'oreille aucune sensation de dillérence.

Toutefois, dans la classification théorique des intervalles par ordi-e numérique, il était illogique de commencer cette classilication par la seconde, représenli'e par le cliilTre 2, alors qu'avant le chill're 2 se trouve le chill're 1 qui représente ['unisson.

D'autre part, on le verra plus loin quand nous parlerons du rcnrerscn)cnt des intervalles, l'unisson pouvant être considéré comme renversement de l'octave, on lui a donné, sous le nom de première ou de prime, le premier rang dans l'ordre numérique des intervalli^s.

Voici un laldeau où, sur chacune des sept notes, prise alternativement pour premier degré dans la première colonne verticale (à gauche), l'on trouvera, en suivant la ligne horizontale à droite, les noms des autres notes qui en forment les divei'S inlervalles.

Premier (legré.

Secondes.

Tierces.

Quartes.

QuiDtes.

Sixtes-

Septièmes.

Octaves.

UT

ré

mi

fa

soi

la

si

lit

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