Cérémonial des Evèques (livre I, art
l'orguetie faire enleiulrela prcmit're sUoplie, mais au cliu'iir.
Il est une autre erreur dont la Prose est parfois l'occasion, et dont est l'objet VAIIeluia placé après VAiiicH. Il ne faut voir dans cet Allcliiia que la répétition ilifférée de celui qui précède la Prose. Par conséquent, il ne se chante que pendant la messe, et on doit le supprimer lorstiue la /'cose^s'exécute pendant une Procession ou un Salut.
I. Le Graduel, le Trait. {'Offertoire et la Communion peuvent être suppléés par l'orgue », d'après la ('//culaire de la Conijrt^ijation rfcs Itites. D'aulre part^ on lit dans le Mutu proprio de 1903' : » 11 est aussi permis de chanter après l'Offertoire prescrit de la messe, s'il reste un peu de temps, un court motet sur des paroles approuvées par l'Eglise. »
Ls*s Vêpres.
Au sujet de cet oftice, voici ce qu'on lit daris le Mo tu proprio :
« A l'office des Vêpres, on devra suivre ordinairement la règle du Ca^remoniale Episcoporum, qui prescrit le chant grégorien pour la psalmodie et permet la musique figurée pour les versels du Gloria Patri et pour l'hymne.
« 11 sera cependant permis, dans les principales solennités, d'alterner le chant grégorien du chœur avec ce qu'on nomme faux-bourdons ou des versets composés dans le même genre... 11 reste donc pour toujours exclus et défendus les psaumes de style nommé de concert...
c( Les antiennes des vêpres devront être oi'dinaircnient exécutées avec la mélodie grégorienne qui leur est propre. Si, par suite de quelque cas particulier, on les chaulait en musique, elles ne devront jamais avoir la forme d'une mélodie de concert, ni l'ampleur d'un motet ou d'une cantate. »
Ce rappel aux règles s'adresse surtout h l'Italie, où naguère les Vêpres, très rares d'ailleurs, étaient tout entières chantées en musique, ce qui les faisait ressembler en effet à un concert beaucoup plus qu'à une cérémonie religieuse. Nous n'avons, nous, sur ce point spécial, que quelques délictueux ^Uaf/ni/icrt/ à nous reprocher. Encore sont-ils tombés presque en désuétude. A cette exception près, et sauf quelques faux-bourdons, autorisés, on vient de le voir, par l'autorité ecclésiastique, leplain-chanta toujours été seul en usage en France pour les Vêpres. Les « grands motets » composés au xvii= et au xviii= siècle sur des textes psalmiques, ne se chantaient jamais que pendant les messes basses.
Les psaumes, nous dit .Maurice Emma.n-lel-, « les psaumes, cette louange au Très-Haut, d'une exaltation passionnée qui va jusqu'à la rudesse, sont, sous leur forme verbale complète, mais en un revêtement musical plus simple qu'à la Messe, la partie constituante de l'Office du soir. Leur exécution nécessite des soins attentifs. Ici règne une monotonie « active » et grandiose, qui devient un facteur de pure beauté : le chant de la psalmodie, en nos cathédrales, à l'heure où la rose du couchant lance, du fond de la nef, les flammes de ses vitraux, n'est pas un des moindres attraits de la liturgie. Ce lyrisme puissant, lour à tour extatique, descriptif, batailleur, exclut — devrait exclure — une machinale interprétation. De