‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 4)Chapitre 105 sur 198 · L'ANTIQUITÉ ET LES INSTRUMENTS · texte numérisé non relu

L'ANTIQUITÉ ET LES INSTRUMENTS

La musique, aussi bien instrumentale que vocale, a été connue des anciens Slaves depuis les temps les plus reculés; leurs poésies antiques etleurs légendes en témoignent, ainsi que les nombreux chants rituels conservés encore de nos jours depuis les temps païens.

Cette musique vocale et instrumentale n'était cependant pas une invention de ces temps (vi", vii= et viii" siècles); son existence remonte bien au delà, quelques mois connus de toutes les langues slaves le prouvent surabondamment : ainsi, le verbe russe péti iclianter) est commun à tous les peuples slaves; tels sont aussi les mois pem'ui (chanson), pf'e^f/ (chanteur), également répandus dans l'empire russe.

Les légendes mentionnent que les preux jouaient de certains instruments de musique : les gouslis, les cors, les dûtes, etc., etc. ; elles indiquent aussi l'existence de musiciens professionnels joueurs de luth et autres instruments, tels Dabrunis, Tschouiule, SoLovEï, Stavre, ainsi que des mailres chanteurs, Basile, Bouslevitch, Sadko, etc.

Il faut admettre que les chanls et les instruments de musique ont été exportés par les Slaves à leur sortie des Indes.

L'iniluence des Turcs et des Tartares sur ces anciens chants slaves est encore peu définie; cependant, plusieurs ouvrages remarquables en donnent des explications intéressantes, tel le livre de M. Uibasoff : La Musique et les chanta des Musulmans de l'Oural.

Il est à noter qu'il nous est parvenu bien plus d'anciens chanls épiques el rituels que de chants lyriques; il esl à remarquer aussi que l'iniluence de cette ancienne musique mondaine russe sur les anciens chanls religieux esl peu connue, mais que cette influence n'est pas douteuse ; ainsi les plus antiques chants chrétiens russes nommés : « Chants d'oriflammes », portent bien l'empreinte des chants populaires et indiquent incontestablement une source commune.

Cette influence est d'autant plus étrange que, depuis l'introduction de la chrétienté en Russie, ses représenlauts paraissent peu goûterla musique mondaine, et même la poursuivent chaque fois que l'occasion s'en présente en la nommant « amusement du ■diable ».

Dans le livre si intéressant et si curieusement illus-

tré d'Albert Souries, L'Histoire de la Musique en Russie, le premier ouvrage d'ensemble qu'un Français ait consacré à cette histoire si peu connue auparavant, nous lisons au chapitre II, page 18 : « La musique, telle qu'elle était pratiquée en Russie au moyen âge, tenait à la tradition confuse des religions et des mœurs païennes. C'est pourquoi elle fut sévèrement proscrite par l'Kglise, dès que le culte chrétien fui institué dans ce pays.

« Le vieil annaliste Nestor, en traçant le portrait de Sviatopolk I*^', le Maudit, ajoute avec mépris la dénomination de <i musicien " à la liste de ses vices. On conte d'ailleurs que ce Sviatopolk témoigna publiquement d'une sorte de honte pour avoir été surpris par l'abbé Saint-Théodore, de Kievo, en compagnie de musiciens pendant qu'il se trouvait à table.

« Dans le même ordre d'idées, Olfanasievo a décrit une ancienne peinture où l'on voit quels sont, en enfer, les tourments des gens qui se sont livrés à la musique. Les démons, à l'instigation du diable, jouent aux oreilles du musicien réprouvé dans des trompes en feu qui le mettent lui-même en combustion.

« Au xiu" siècle, l'archevêque Cyrille II, l'archimandrile Sérapion et divers prédicateurs présentèrent l'invasion des Tartares comme un châtiment céleste motivé par la frivolité, la passion païenne des amusements illicites, au premier rang desquels ils faisaient figurer la musique.

« Ce mouvement se continua dans les âges suivants, car, au xvi= siècle, nous voyons la musique condamnée par l'article 92 du Sroglaw (le Code aux cent chapitres).

« En 1551, un concile local admonesta sévèrement les prêtres qui pouvaient s'inléresser à la musique, qualifiant de licencieux les divertissements que procurent les voix et les instruments, et enjoignant même aux laïques de s'en abstenir.

'< Cette tendance de l'Eglise se manifesta encore au xvn« siècle, sous le règne d'Alexis.

« D'après Oléarius, ce fut au Patriarche qu'appartint l'initiative d'une persécution, de genre d'ailleurs assez anodin, qui ne consista qu'à opérer des perquisitions pour saisir les instruments de musique, dont l'on fit ensuite un vaste autodafé. Seuls, les élrangers étaient autorisés à s'occuper librement de musique.

a L'ascétisme encore régnant se manifestait dans la séquestration perpétuelle de la femme qui, à Moscou, vivait enfermée, solitaire, dénuée de tous les

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niovons d'étendre et de cultiver son intelligence, voiu'p au .iei"ine, à la prière, aux exercices de piété, coustammenl astreinte, dans la pénitence, à laver Sun visaije de larmes. '<

De l'an 802 jusqu'au xvi[« siècle, les musiciens professionnels en Mussie étaient, comme on les nommait, des gens de savoir, » des braves gens de passage » gais, polis, honnêtes, «< des égayants ».

D'où venaient-ils?... Les uns disent de Byzance, les antres de l'Occident ; toujours est-il que, dès le vi° siècle, les historiens grecs parlent des Slaves comme de musiciens émérites et, sous le règne de Constantin (ï' siècle), ils étaient les préférés à la cour de Hy/.ance.

Cependant, au xii" siècle, ces musiciens ambulants portent alors le nom de spielmann, mot allemand qui signifie joueur d'instrument de musique. On les nomme aussi les jongletim. ce qui, indiscutablement, prouve qu'ils devaient venir de l'Occident. Ces musiciens jouaient de toutes sortes d'instruments : trompettes, lyres, orgues, tlùtes, timbales et même violon. Ils passaient de la cour d'un prince à une autre, ou de la maison d'un seigneur à une maison seigneuriale voisine, ils égayaient le monde de leurs jeux et de leurs chants, tantôt comiques, tantôt tragiques, tantôt guerriers, tantôt champêtres. Ils étaient en même temps des mimes et des comédiens, créateurs aussi de petites scènes amusantes où souvent le riche, le puissant et le fort étaient maltraités, ce qui du reste leur créa des animosilés aussi bien parmi les nobles que parmi le clergé.

A partir du joug tartare, le clergé ayant acquis une grande intiuence sur les affaires mondaines, ces chanteurs ambulants {sko>7ioroches) furent poursuivis par des lois très sévères. Mais il n'était pas facile d'extirper le skomoroche:<tro, tant ses chants et ses danses étaient dans les goûts et mœurs du bas peuple russe ; cela surtout, grâce ;i ses satires contre le riche, le puissant, le « gras ». Aussi, malgré tout, cette disgrâce ne fut-elle pas de longue durée.

Quand un prince ou boyard poursuivait ces chanteurs et musiciens ambulants, immédiatement ils allaient chez l'un de ses ennemis et, en ridiculisant le premier, dans leurs chants et leurs scènes, ils pouvaient être sûrs de la protection de ce dernier, au moins jusqu'au jour où ils se brouillaient avec luimême; mais alors, ils s'enfuyaient chez un troisième et ainsi de suite.

Ils étaient toujours les bienvenus aux noces et autres fêtes; ainsi qu'aux couronnements des princes. Cependant, au xvn" siècle, sous Alesis et pendant quelques années encore, ils étaient complètement bannis de la cour, et c'est le clergé qui les remplaçait aux grands festins en chantant de la musique d'église.

Les instruments dont se servaient les skomoroches étaient de toutes sortes et de toutes provenances.

Comme instrument national le plus ancien chez les Russes, d'après les légendes des vin' et ix= siècles, nous nommerons d'abord le (jousté (genre de lyre). Aux xni° et xiv= siècles, apparaît le psaltcrion, instrument à cordes analogue au (janslé. Lu psallcriuit venait de Byzance.

Au xviH" siècle, on trouve le cimhah'-chivier h d'w, douze et même quinze coides, instru nient que l'on rencontre encore de nos jouis dans quelques coins éloignés de la Hussie.

Lçs troubis (trompettes, aussi anciennes que les gomtés), étaient longues et droites.

Puis, comme instruments à vent, nous nommerons la volinka, espèce de cornemuse, en usage chez les Finnois et dans les provinces Balliques; la soiirnn, venue des Tartares, que l'on jouait jadis dans les oi'chestres militaires; le rojok (espèce de trompe), le rog de Sibérie, instrument à vent en bois, jadis en corne; le vargan, instrument en métal ayant la forme d'un fer à cheval; la doudka ou tlûte de roseau, la svirel en forme de syringe et dont le sou ressemble beaucoup à celui du flageolet.

Gomme instruments à percussion nous citerons :

Le tsimbala, le nakri, le bouben (espèce de tambour de basque); la loschki, instrument ayant la forme d'une grande cuiller dont le manche est couvert de grelots, enfin le tambour tartare, le nahat (énorme et très puissant).

Au xvi"^ siècle, l'Orient a donné à la Russie les instruments suivants :

La domra, instrument à cordes, espèce (le grande guitare.

La biilalaika, sorte de petite guitare à trois cordes.

La bandoura, sorte de luth dont le nombre de cordes variait de douze à trente.

Le zouzna, sorte de hautbois; enfin les timbales.

11 existe encore quelques instruments anciens à citer.

Le komis et rikelé,',lons deux à archet, puis le tchakhome et le tapchouro, instruments à cordes dans le genre de la balalaïka.

Quant à la musique vocale, on peut affirmer que, depuis les temps les plus anciens, seule elle fut admise dans les églises russes; ses chants et mélodies

Fis. 1105.

Troubi.

FiG. 1 luô. — Luscliki russe.

Fis. IlOT.

Balalaïka.'

apparurent avec l'introduction de la chrétienté. Le grand- duc de Kien', Wladimir, fut baptisé à Kersonèse, ville grecque située sur le bord occidental de la Crimée. En revenant à Kiew, Wladiniir emmena avec lui le Métropolitain Michel, plusieurs évêques, ainsi que des prêtres, des chantres (Demestveiiuikes), sans doute des Bulgares. Avec la tzarine Anna, arrivèrent aussi à Kiew des chantres grecs, surnommés c< lesTsariens »; de sorte cjue, par cela, le chant primitif de l'Eglise russe fut en grande partie byzantin; il se répandit avec le christianisme dans toute la

TECHNIQUE, ESTHÉTIQUE ET PÉDAGOGIE

Hussie, et y trouva un terrain propice à sa Uoraison. Au XI" siècle, les cliantres grecs introduisirent alors leur système musical de huit modes, ou liuit mélodies grecques comme base du chant religieux russe; ils établirent des écoles de chant à Smolensk, îNowgorod et Wladimir pour instruire le peuple. Les gens du grand monde aimaient aussi cette musique d'église; ainsi le prince Boris, quelques jours avant sa mort, chantait encore des psaumes; le prince Michel de Tver était passé maître dans le domaine du chant religieux. Le peuple lui-même prenait qui-lquefois part aux chants d'église, comme, par exemple, le jour du transport des saintes reliques de lîoris et Glèbe en U08. Ces chants, composés par des chantres russes, se retrouvent dans tous les livres de musique du xii" siècle.

Dans ces anciens livres, il y avait deux textes, l'un grec, l'autre slave; ce dernier avait la place prépondérante, mais le texte grec se maintint encore jusqu'au milieu du un" siècle, car les premiers hiérarches grecs connaissaient peu le slave; quelquefois même, deux chœurs chantaient à l'église, l'un en grec et l'autre en slave.

Dans l'ouvrage d'Albert Soubies, l'Histoire de lu Musique en Russie, nous lisons :

« Sur l'origine du chant ecclésiastique en Hussie, des controverses se sont élevées. Nous devons mentionner à cet égard l'étude de M. Liborio Saccuetti, professeur au Conservatoire de Saint-Pétersbourg, étude insérée dans ses Essais sur l'Histoire gi'ni^rale de la Musique, puis les travaux de Sakkarow et ceux du Père Dimitri Uazoimowsry, professeur au Conservatoire de Moscou. D'aptes Sakkarow, l'harmonie, au moins sous une forme rudimentaire, aurait été connue et pratiquée en Russie, dans la musique vocale d'église, depuis le xi" siècle. Le Père Razou- MowsKY a soutenu la thèse contraire.

c< Ce qui est certain, c'est que ce fut sous le règne de Wladimir, après son mariage avec la princesse Anne, scrur des empereurs d'Orient Basile et Constantin, que le culte chrétien fut institué en Hussie. Alors vinrent de Conslantinople, à la demande de Wladimir, un métropolitain, des évèques, des prêtres, accompagnés de Byzantins « démosèges )> ou « dénièges ». Dès lors, la musique ecclésiastique fut organisée, mais d'une fa<;on qui demeura incorrecte et irrégulière jusqu'au règne de Jaroslaw 1", époque où une nouvelle mission, composée de trois chantres grecs venus avec leurs larailles, donna au chaut d'église une forme plus savante, d'après le système de saint Jean Damascène.

« On cliantait d'ailleurs l'office d'une manière différente à Kiew, à Tchernigow et à Nowgorod.

(1 Notons, parallèlement à la pure inlluence hellénique, une influence bulgare et une inlluence serbe, qui s'exercèrent, dans des proportions difficiles à déterminer, sur la musique sacrée de la Russie. Plus tard même, une influence latine et catholique s'exerça par les Polonais.

Il Quelques noms, pour des raisons diverses, méritent de vivre dans la tradition du chant russe ecclésiastique : par exemple, au xii= siècle, celui d'l';uMA- NUEL, un des plus anciens chanteurs venus des pays grecs, plus tard évêque de Smolensk, qui se distingua dans renseigueinenl;au xv siècle, ceux du métropolitain de Kiew, Georges Semislac, et du métropolitain de Rostow, Basile; au xvi" siècle, ceux d'un prêtre moscovite, Féodore, de Jean le NEz,d'ETiENNË LE Gueux, et du métropolitain Arsénius, envoyé par

le patriarche de Conslantinople, Jérémie. Un autre patriarche du même siège députa, par la suite, l'archidiacre MÉLÉTius pour enseigner le chant. »

PLAIN-CHANT, AUTREMENT DIT CHANT MÉLODIQUE eu CHANT A L'UNISSON

(Traduction du révérend Père Tessely, diacre de l'Kglise russe à Paris; traduction l'aile d'après l'important travail du professeur Liborio Sacmetti, Essais sur l'Histoire ijénérale de la Musique.)

Le peuple russe embrassa le christianisme en l'an 988; les premiers représentants du chant religieux chrétien, nommés sacristains ou clercs d'église, étaient Slaves; ils furent envoyés à Saint-Wladimir par le Tsar et par le patriarche de Conslantinople. Ce chant a donc été établi en Russie d'après celui de l'église grecque d'Orient, et son histoire commence au XI» siècle.

C'est à cetle époque, du reste, que remontent les manuscrits du chant d'église en Hussie. Au xii= siècle, les manuscrits étaient marqués par des caractères nommés Intikij (crochet). Les manuscrits plus anciens étaient notés avec des signes appelés Aonrfdkarij dont on se servit du xi<^ au xrii» siècle.

Depuis, on a perdu et jamais plus retrouvé la clef pour lire et comprendre ces caractères.

t| UJlOCAOT«^^tBAT'Zll^i^A'*

6HYÂ- npo(B'*T«iUAfA

KiG. nos. — Notation musicale au xii° siècle.

L'Eglise russe ne possède pas de manuscrits avec les mélodies marquées par les plus anciens " crochets 11, dont on se servait depuis le commencement du christianisme en Russie jusque vers le milieu du xii° siècle, c'est-à-dire de 988 à 1 152.

Le plus ancien livre d'église, le Stichirare, date de H52. Il se peut cependant que bien avant cette époque (un siècle même avant), les mélodies de ce livre d'église, et la façon dont elles étaient notées aient été connues, si nous nous rapportons au dire des chantres russes de cette époque éloignée.

Il y a trois périodes dans l'histoire de l'orthographe des livres d'église en Russie. La première qui date du commencement du xii° siècle jusqu'au milieu du xiv=; la seconde, depuis le milieu du xiv» jusqu'au xvii= siècle; la troisième, depuis le concile de 1666 jusqu'à nos jours.

Les mélodies des livres d'église se rapportant à la première période étaient notées par des caractères connus sous le nom de inamena, plus lard hruhij.

Ces signes de musique étaient placés au-dessus du texte, sans aucune portée. En chantant, on prononçait les paroles de même que dans la lecture et la conversation ordinaire.

E.\CyCLOI'l>niB DE LA MUSIQUE ET DICTION NAIHË DU CONSEIiVATOIHE

On conservait l'orlhographe de celle époque; pour cette raison, la première période du chant d'église en Uussie porte le nom de : Langue ancienne au- /hcntiqiic. Les semi-voyelles de l'alphabet slave à celte époque (xn=-xiv" siècle) avaient une prononciation spéciale dans la lecture aussi hien ([ne dans le chant; seulement, pour rendre celle prononciation plus facile dans le chant et les allonf^er un peu, on plaça au-dessus d'elles de petits signes musicaux qui permettaient de prononcer ces semi-voyelles comme des voyelles. Malgré le système de notation qui exislait alors, on étudiait léchant d'église d'après l'oreille. 11 y avait des écoles de chant particulières et publiques.

Fkî. 1109. — École de chaiil russe.

Les premières furent fondées par des chantres et des « domestics' »; on y enseignait principalement le chant. Les autres furent installées par des personnes pieuses; on y apprenait le chant en même temps que les autres sciences.

fjràce à ces établissements, il y eut un nombre considérable de jeunes gens très habiles dans le chant d'église. Les annales russes font menlion de chantres qui furent de véritables artistes. La plupart des chantres et « domestics » appartenaient à la classe cléricale.

Le chant d'église fut aussi propagé dans le peuple russe, éveillant en lui un véritable amour pour cet art. Les annales mentionnent de même que, pendant les services solennels, les fidèles prenaient part au chant d'église.

Les chantres ne se bornèrent pas à enseigner leur art au peuple, ils travaillèrent aussi avec zèle aux arrangements des nouveaux textes, prières et hymnes d'après les mélodies anciennes.

Ce travail exigeait une grande habileté et une connaissance approfondie de la musique; aussi, les chantres avaient-ils le droit d'être tiers de leurs œuvres, qu'ils signaient toujours de leur nom sous le texte arrangé par eux. Ce texte était principalement slave et quelquefois grec.

Vers la fin du xiv» siècle, avec l'évolution de la langue slave et le développement progressif du chant, la prononciation îles semi-voyelles devint ime diflicullé dans le chant, aussi bien que dans la lecture et dans la conversation; ces semi-voyelles perdirent donc leur prononciation spéciale, et on les prononça alors comme des voyelles entières. Malgré cela, le désir de conserver les livres d'église dans leur état primitif Ht que l'on remplaça les deux semivoyelles ^ . 0 ■ (ièr, ièri) par les voyelles 0-E.

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