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DES PRINCIPAUX COMPOSITEURS DE MUSIQUE RELIGIEUSE EN RUSSIE

Parmi les compositeurs russes qui se sont consacrés à la musique religieuse, nous désignerons pre-

366 bis

Sopranos

Altos

Ténors

Basses

miérement Rérézowski, né dans la ville deGloukhow en 1745, mort à Saint-Pélersiioure en 1777.

Ce lut à l'Académie ecclésiastique de Kiew que HiinÉzowsKi m ses premières études, et, quand il fut devenu chantre de la Chapelle impériale, sa belle voix, ses aptitudes manitésles pour la composition, le désignèrent à l'attention de Catherine.

Après avoir étudié la musique avec Zoppis, il fut envoyé en Italie pour se perfectionner; à Bologne il pril les leçons du Père Mabtkm, acquit le sens et l'entente de la polyphonie vocale, la pureté et l'élégance du style, enfin, grâce à son talent, il l'ut élu membre de l'académie de cette ville.

Kn 177'i, il revint en Bussie et entra à l'orchestre de la Cour. A celte époque, le prince Poterakine lui promit la place de directeur de l'Académie de musique de Kremenlchonk, qui n'était pas encore ouverte, mais seulement en construction.

Dans l'attente de cette place, la situation de Biîbé- 7.0WSK1 devint précaire, car il ne trouvait pas à tirer parti de ses talents ; du reste, il rencontra beaucoup d'opposition, surtout h cause de son penchant à vouloir trop italianiser le chant liturgique de l'Eglise autonome; enhn, il tomba dans l'hypocondrie et termina ses jours parle suicide en 1777.

Il est certain que, dans la musique de Bérézowski, on sent beaucoup trop l'intluence de l'Ecole italienne : néanmoins, il faut reconnaître que ses mélodies sont bien en harmonie avec le texte, que l'accentuation est parfaitement correcte, et qu'enfin ses compositions, d'un style élégant, sont toujours empreintes d'une grande simplicité religieuse.

Bébé/.owski.

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TECHMQIIE, ESTHÉTIQUE ET PÉDAGOGIE

Apres BÉRÉzowsRi.noiis parlerons du célèbre compositeur de musique religieuse Bgrtniansry.

BoRTMANSRY (l)imi tri-Slépanowicli) né en 1731 à Gloukow, mon en 1825. A sepl ans, il entra au cliœur de la Cour, étudia la musique avec Galuppi, et fut ensuite envoyé à l'étranger pour se perfectionner. Il passa trois années en Italie et y composa plusieurs opéras et sonates. Plus heureux que son compatriote BÉiiÉzowsKi, à son retour en Bussie, il fut nommé maître de chapelle et, en 1796, directeur de la Chapelle impériale.

La loi de 1816 prouve la haute position occupée par BoRT.NiANSRY. Cette loi ordonnait de ne chanter dans les éfjlises que d'après les partitions imprimées, et cette même loi ne permettait d'imprimer que les partitions composées par Bortniansky ou celles choisies et approuvées par lui. Il y eut seulement une e.vception pour les livres d'église publiés par le Saint Synode. Ces livres étaient : L'Hirmotoge ' (livre des hirmes-), le Rituel quotidien, VOctoèque et le Service des Fêtes en usage dans les églises.

Toute sévère qu'elle était, cette loi était nécessaire, car la plupart des chœurs de second ordre étaient incapables d'exécuter les œuvres d'église composées d'après le nouveau style. Poui- en faciliter l'e.xécutiiin, les chefs de ces chœurs retouchaient à leur manière certains morceaux, et finalement les dénaturaient à un tel point, que souvent on ne pouvait plus les reconnaître.

Les compositeurs de deuxième ordre imitèrent mal leurs grands maîtres; ils s'inspirèrent de leur style, mais les mélodies de leurs concerts n'avaient pas le caractère imposant indispensable ;i la musique sacrée, de sorte qu'en se confiant aveuglément au talent et au goOlt sûr et artistique de l'intelligent directeur de la chapelle, on évita, par la loi de 1816, bien des abus et des erreurs.

Les compositeurs Bérézovvski, Vedel, Dechterefk et BoRTiNiANSKY, tout en se servant du style italien de leurs professeurs, attachaient une grande importance au texte des prières et hymnes; ils cherchaient surtout à concilier la richesse des moyens musicaux avec les pensées exprimées par les accents des mots. Cependant, il faut remarquer que Bort.niansky se permettait quelquefois des petits écarts dans l'accentuation des syllabes ; il le faisait au profit du rythme symétrique de la mélodie, rythme établi par les règles de la musique profane de l'Europe occidentale.

Par exemple, dans le Pater noster : u Ot che nach ijé iessi na nebessech, » il a placé l'accentuation de la manière suivante :

u Ijë cessina nebessech », tandis que dans l'accentuation correcte, on doit placer ainsi les accents :

<i ije cessi na nebessech. »

LvoFF le lui reprochait ajuste titre, tout en étant grand admirateur du talent artistique de Bortniansky qui ne se servait de la technique que comme d'un moyen pour atteindre des effets esthétiques. Le talent de Bortniansky se conforme aux exigences de l'Eglise : il met la prière au premier plan, et ne regarde la musique que comme un moyen d'exprimer le caractère divin du texte.

Voilà la cause qui assigne à Bortniansky une des premières places parmi les compositeurs de musique religieuse.

Notre grand compositeur français Hector Berlioz

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