‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 4)Chapitre 127 sur 198 · AI · texte numérisé non relu

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Après Bachmétiew, la direction de la Chapelle impériale fut confiée à HALAKIREWet àRlMSKY-KoRSAKOFF.

Mili IjALAKiREw.néen 1836,(ilses études à runiveisilé de Kazan.

Son initiation musicale, il la dul à Ollibichew; il faut tenir compte aussi de l'intluence que Gliniîa exerça direclenient sur lui. Balakirew fut le fondateur, à Saint-Pétersbourg, d'une école gratuite de musique, dont il dirigeait les exercices publics. RiMSRY-KoRSAROW, né en 1844, composileur célèbre de plusieurs opéras, a enseigné, au Conservatoire de Saint-Pétersbourg, la composition et l'instiunientation, et, en 1896, il a célébré le vingt-cinquième anniversaire de son professorat.

Grâce à ces deux compositeurs d'un talent éminent, qui enrichirent la musique religieuse russe de plusieurs chefs-d'œuvre dignes de leurs noms, la chapelle de la Cour impériale reçut un cachet plus national, et l'idéal de l'harmonisation de l'ancienne mélodie ecclésiastique dans le caractère de cette dernière commença à devenir plus clair.

TscHAïKowsRY (l's iO-189.3), dont la mère descendait d'une famille de réfugiés français lors de la révocation de l'édit de Nantes, fit en Russie, au Conservatoire de Moscou, des études un peu tardives, mais il les compléta en Allemagne.

Voici eu abrégé ce que pensait Tscha'ikowsky du càant d'Eglise orlhodoxe {Lettre à Koninskij).

ic En me questionnant sur le chant de l'Eglise russe, vous avez touché ma corde sensible : pour vous répondre comme je le voudrais il me faudrait une main de papier, rlc.

« Selon moi Bortmansky est le seul compositeur qui possédait la technique de la musique, mais sa technique était enfantine et routinière...

« Tous ces Vedel, Dechtereff et autres aimaient la musique, mais étaient des ignorants. H faudrait la venue d'un Messie qui balayerait d'un seul coup toutes ces vieilleries et une nouvelle voie conduisant au véritable but.

« Cette nouvelle voie consisterait dans le retour vers l'ancien temps, époque du plain-chant primitif que l'on harmoniserait alors d'une manière tout

autre de ce qui été fait jusqu'à ce jour, et en conservant à la mélodie primitive son caractère personnel. " A propos de Tschaïrowsky, voici maintenant les paroles de M. Liborio Sac.hktti :

(c Dans ses œuvres musii-ales religieuses, TschaIrowsey tendait aussi à épurer la musique ecclésiaslique des éléments étrangers introduits par les maîtres italiens du siècle précédenl et par leurs élèves.

« De sa Me^se, Tschaïrov ~ry disait qu'il y suivit son propre penchant artistique. Mais dans ses Vêpres, il a essayé de rendre à noire Eglise son bien qui lui fut ravi par force.

.. TsGHAiRowsRV,commeil le disait lui-même, tàchail d'éviter les extrêmes. Il n'avait point du tout l'idée hardie de renouveler le ihant ancien de l'Eglise et de se débarrasser des eniiaves européennes. Mais il ne s'est pas soumis aux traditions qui, à l'époque de Bortmansry, ilalianisaie;! notre musique d'église. Les composilions religieuses de TscHAisovv'SRY, de son propre aveu, ont un caractère éclectique. Tscha'i- ROwsKv se plaignait que Iîortniansry eût subjugué toute la Russie, et était persuadé qu'il fallait créer un art musical ecclésiastique nouveau, digne de l'office divin orthodoxe.

i< TscHAïROwsRY révait .■ un Messie » entraînant l'art musical religieux dans une voie nouvelle, et nous ramenant vers l'antiquité prolonde avec son ancienne mélodie, revêtue d'une haimonisatiou conforme à son caractère et digne de ses lieautés. En attendant, vers celte « antiquité profonde », vers cette source vivifiante qui doit rajeunir la musique ecclésiastique et donner le moyen au génie futur de créer un nouvel art musical religieux, nous conduisent de modestes savants avec leurs travaux archéologiques, historiques et théoriques. Ne sont-ils pas prédestinés à préparer la voie pour l'avènement de ce " Messie » et ne seront- ils pas ses précurseurs? »

Arensry (Antoine), ne eu 1861. Compositeur de plusieurs quatuors, trios, de musique pour piano, d'œuvres dramatiques, fui nommé, en 1893, directeur de la Chapelle de laCoui impériale.

Il enrichit la musique leligieuse russe de plusieursœuvres d'un grand mérite artistique :

TECHNIQUE, ESTHÉTIQUE ET PÉDAGOGIE

Tebc Poicm.

Are.nsky.

Sopranos

Altos

Ténors

Basses

Adagio non iroppo J 0 JPi

Te be

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