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de-vant toi?
l,e pasteur prononce ensuite la Confession des péchés, en usage depuis le xvi" siècle, dans les Églises calvinistes, et après cette Confession, l'assemblée
chante celte phrase empruntée à la liturgie luthérienne :
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r p rf rr r^r'p r rrc/r 'rp r rr/r r
Seigneur, aie pitié de nous! Seigneur, aie pitié de nous ! Seigneur, aie pitié de nous!
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Ce chant est suivi d'une formule d'absolution ou de la lecture de quelques passages des saintes Ecritures relatifs au pardon accordé aux pécheurs qui se repentent et qui croient.
A cette déclaration, l'assemblée répond par un chant d'actions de prtices dont les paroles sont empruntées à un psaume :
Oh!qu'heu reux est ce lui dont la trans-gressi
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dont les pé chés
on est re mi se.
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TECHNIQUE, ESTHÉTIQUE ET PÉDAGOGIE
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Mon â me, Jbé nis rE ter nel, et que
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tout ce qui est en moi bé nisse son saint nom! Mon à me
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bé.nis l'Eter- nel. Et n'oublie au cun de ses bien faits.
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Ce chant est d'ordinaire suivi de la lecture du Symbole des apAlrcs, que l'assemblée écoute debout et après lequel elle chante :
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Gloi re soit au Père, au Fils, au Saint-Es. prit!
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comme dès le com men cement, au jour d'hui, tou jours, et dans
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HXC) Cl.nPÉDlE OE LA MIStQUE ET DICTIOXNAIHE IHJ CONSERVATOIRE
l.e culte cùiiliiuie par la lecture des Ei'riliirps, par une pnère, par le sermon suivi du cliant d'un cantique iiidiqui'' par le pasieur orficiant, et se termine par une nouvelle prière, par l'Oraison dominicale et
onliii par ce cliant, dont les paroles sont de saint l'aul, et dont la musique est empruntée à la liturgie luthérienne :
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Que la grâ ce de no tre Sei gneur Jésus-Christ et l'a.
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. mour de Dieu le Pè re et la cora mu ni on du Saint-
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prit soient a vec nous tous, a vec nous tous
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Tel est l'ordre général du culte dans les Églises réformées, avec de nombreuses diversités de détail, particulièrement pour le choix des chants. Les chants que nous indiquons ici sont ceux en usage dans la plupart des églises de Paris.
Au point de vue artistique, il faut reconnaître que ces églises ont encore de grands progrès à réaliser, ce dont on ne s'étonnera pas si on se souvient qu'elles n'oni, en France, guère plus d'un siècle d'existence légale. Absorbées pendant le xix' siècle par la création d'oeuvres fort nombreuses, nécessaires à leur développement, œuvres religieuses et œuvres philanthropiques, elles n'ont pu consacrer à l'art qu'ime infime partie de leurs ell'orts et de leurs ressources. Mais depuis un quart de siècle, il se manifeste, dans ces églisi'S, un incontestable réveil du sentiment artistique. C'est ainsi que les derniers temples construits font honneur aux architectes proU-stants qui en ont fourni les plans. Dans les églises de villes, on remplace de plus en plus les haimoniums aux sons nasillards par des orgues, qui ne sunt plus confiés
comme autrefois à des amateurs inexpérimentés, mais à des organistes de profession. De nouveaux recueils de chant sacré sont fréquemment publiés qui, sans et. e encore ce qu'on pourrait désirer, au point de rue de la valeur artistique, marquent cependant un progrès sur les recueils précédents. Les cantiques continuent à être chantés par l'assemblée avec accomp;igneinent de l'orgue, et dans ces conditions, l'art est un peu sacrifié; mais le Protestantisme calviniste répugnera toujours à confier exclusivement à des maîtrises chèrement payées le devoir de chanter les louanges di' Dieu, estimant que ce devoir incombe à tous les fidèles. Remarquons cependant que, depuis quelques années, les églises de grandes villes organisent des chœurs destinés, r.on pas à remplacer, mais à soutenir le chant de l'assemblée. On peut espérer que, dans cette voie, les Églises protestantes de France ne s'arrêteront plus, et qu'elles tiendront à honneur de n'être point irop inférieures aux Eglises protestantes d'Angleterre et d'Allemagne.
IsAAC PICARD.
Par MM. Gabriel PIERNÉ
MEMBRE liK l'iSSTITOT, CHEy d'orCHESTEE DES CONCHRTS COLONNE
et Henry WOOLLETT
COMPOSITEUR ET CRITIQUE MUSICAL, LAURÉAT DE l'inSTITDT