‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 4)Chapitre 154 sur 198 · BASS · texte numérisé non relu

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Exemple 14. — La iri^ noie du Basso (-i'' porlée) est un ri et non un si.

de 173i, cinq ans avant la première de HAVOiN, onze ans après les essais de Hamal.

A vrai dire, l'orcliestrationde ses œuvres de début est lourde et maladroite. Les bois y doublent presi|ne constamment les cordes. Gossec devait apprendre par la suite k mieux traiter l'harmonie. Ses grandes cantates révolulioniaires ail tient l'y aider. Gossrx s'entliousiasm i, en elfet, pour les nouveaux principes de goiivpiwiement. Il Tut le grand musicien de la Révolution. Sa misiqiie de plein air est nécessairement massive et d'eTet un peu gros. Dans son deuxième Te D:an, il l'ait usage, en plus des llûtes, hautbois, clarinettes, bassons, cors et trompettes, de cinquante serpents, d'un orgue et de toute une bande de tambours.

iNo is trouverons plus d'i in isic ilité dans ses deux der lièressvniplionies : In Chasse ai ct^Ue en /'a majeur. L'iniluenoe de Hvyun s'y t'ait se dir. l-^n ed'et, la Chasse date de 177't, et, en 17rt9, les symphonies de Haydn avaient été jouées à Paris. L'orchesiration comprend des parties de clarinettes et de Irompeites en plus de l'eus lubl,' habit lel. La marche (les parties est plus éléyaiite et mieux dialoguée. La 21' Sym/ihunie est écrite pour iliUe, deux hautbois, deux clarinettes,

deux bassons, deuxcors, deux trompettes, timbales et quintette. C'est plus d'instruments que n'en emploieront Haydn et Mozart dans leurs premières ouvres, (".'est déjà tout l'orcliestre de la grande période classique.

I>a pâte souple, consistante, homogène de l'orclipstre symphonique est donc constituée. Tous les timbres présents s'harmoniseront en un piécieux équilibre. La niasse suilisamment reslreinle des cordes n'étouHera pas les dessins variés des bois sous une polvphonie trop pesante. Les formules d'accompagnement mettront de l'air dans l'ensemble. La sonorité bien proportionnée des cuivres relèvera les tutli d'un éclat brillant, sans excès. Tous les timbres inutiles, trop sourds ou trop personnels, onl été exclus. On s'est enlin délivré de cet encombrant clavecin et de ses réalisations harmoniques claires, niais grêles. Tout est prêt, la lorine sunpboiiique elle-même est arrélée. Les génies peuvent venir, ils .luiont en main un organisme parfait. Ils pourront développer, agrandir le rcMe de certains inslruraeiits, recberclier par leur union un coloris plus riche ou plus ralliné, il-, n'auront rien à changer, de longtemps, à l'ensemble iiistiiiineiital.

TECHNIQUE, ESTHETIQUE ET PÉDAGOGIE

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