PIETRO
AuHKii, La Miwlli; de l'ortiri. i' acie. Duo (par autorisation spéciale de M. R. Deiss).
Exemple 91.
TECHNIQUE, ESTHÉTIQUE ET PÉDAGOGIE
DoMZETTi, La Favorite, i" acte (par aulorisation spéciale de M. Crus). Andante p
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K.xoiiiple 92.
queiiL toujours : tvompcttes. sur la partition. Cependant, cette mélodie semble bien avoir été conçue pour des pistous. Sa tessiture élevée justifie assez bien cette supposition (ex. 93i.
L'air célèbre : « Au bruit de la guerre, » est fièrement et joyeusement accompagné, dans un rythme admiraiilement scandé, par les accords des trombones, cors, trompettes et la petite flûte nui en accuse le gai militarisme.
l't comme le rythme irrésistibli~du « rataplan » est' bien caractérisé par une instrumentation à la fois simple, légère et résistante (ex. 94).
Malheureusement, ces qualités ne se soutiennent jamais longtemps; la grande hâte de Donizktti ne lui permettait guère de ciseler les détails de son œuvre. A tout instant, on retombe dans la banalité courante ou dans les bruyants tutti Rossiniens.
^Veber (I^SB-lSaS).
Excusons-nous de nous être tant attardé sur des partitions dont la valeur musicale est réelle, si l'esthétique peut eu être discutée, mais dont l'intérêt orchestral ne semblait pas mériter peut-être une •étude aussi détaillée. Il nous paraissait nécessaire de montrer ce qu'était devenu l'adniirable et déjà si parfait orchestre de Mozart et de Beethoven aux mains des compositeurs de théâtre. iNous avons insisté sur des défauts trop évidents, nous ne pouvions les passer sous silence. Ils permettront ainsi d'apprécier les progrès futurs et la marche en avant des auteurs qui suivront.
Cependant, nous avons gardé pour la fin de ce chapitre un homme dont les trouvailles géniales n'avaient guère été saisies encore, et dont les ouvrages précédèrent de quelque temps ceux dont nous venons d'esquisser l'histoire. Weber avait fait accomplir un grand pas à l'art de l'orchestration théâtrale. 11 y avait apporté une couleur fantastique ou surnaturelle, une éloquence venue du cœur, une poésie pleine de charme. 11 avait su trouver pour chaque sentiment un timbre en liarmonie. Avec lui, le cor, la clarinette, les flûtes parlent une langue nouvelle, leurs accents paraissent plus touchants, pins émus... Qu'avait-il donc inventé? Rien de très spécial dans la science des combinaisons, rien de complexe ni de surchargé, bien au contraire : des moyens très simples, une grande sobriété de facture et surtout une connaissance très complète du timbre particulier aux divers registres des instruments et du caractère de chacun. Avec quel art et quel sentiment juste et profond cette connaissance est appliquée à la peinture des passions qui animent les personnages, une étude fouillée des partitions de Weber pourrait seule nous le montrer. Essayons d'en envisager quelques aspects.
Moins brillante que les partitions de Rossini, moins tonitruante et moins variée que celles de Meykkueer, l'œuvre de Weber atteindra pourtant quand il le faudra à la plus grande puissance tragique. Mais l'auteur du Fnnjscliutz ne mobilise pas toutes les forces de l'orchestre pour accompagner une romance ou un récitatif. Il se contente assez souvent pour cela du simple quatuor. Celte réserva
25;iG ESCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIONNAIRE DU CONSERVATOIRE
UoNUEiri, La Ville du llàjlmenl. Ouverture (par autorisation spéciale de M. Gtus).
Allegro
jers V""'
Flûte
Hautbois
Clar.
en'Si b
C«rs oMi b
CorScnSib
ea Si b
Bassons
Timbales
Exemple '.)
le sert étrangement lorsqu'il veut mettre en valeur une voix isolée du groupe de l'harmonie. N'ayant pas gaspillé inutilement ses elTets, il les trouve au bon moment et sait s'en servir à point nommé.
I''aut-il rappeler ici la noble phrase éplorée de la clarinette dans Vouverture du Fi-eysclntfz. se détachant sur le Irémolo agité des violons? « N'est-ce pas, disait Berlioz, la vierge isolée, la blonde fiancée du chasseur qui, les yeu.f au ciel, mêle sa tendre plainte au bruit des bois profonds agités par l'orage? »
Ici, c'est le registre élevé, pur et virginal qui est choisi. Un peu avant, un frisson de terreur était passé avec les sons du chalumeau de celte même clarineltc, employée dans le pianissimo, tandis que les timbales tressaillent, et que vibre douloureusement le chant si expressif des violoncellns lex. Qfi).
Plus loin, le ricanement des deux petites liâtes raillera de sa stridence moqueuse les paroles faussement joyeuses de Gaspard.
Et si les trombones sont vraiment écrits, semble-
TECHNIQUE, ESTHÉTIQUE ET PÉDAGOCIE
DoNizETTi, La FiUr du Réijlment. !'■■ acte (par autorisation spéciale de M. Gnisl i Moderato mosso (n-..
aarenUT
en SOL
Cors en RÉ
Tromp .
en UT
1 etZ