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TECHSIQVE, ESnifiTlQUE ET PÉDAGOGIE
des bassons, cors et trompettes, et les tenues graves des bois, à sa reprise par tout le quatuor à l'unisson. BizET abuse décidément de ce procédé, mais il s'en sert habilement.
L'enti'acte du deuxième acte s'empare encore de cet effet si sur, mais le varie par les accords massifs (en quintes) des cuivres. Des jeux très fins de l'harmonie feront un utilecontraste.
L'eiitr'ai-le du troisième acte débute aussi par un unisson. Et la belle phrase (un peu pompeusement) s'étalera au saxophone et au cor (à pistons).
Le in'muelto est de facture plus distinguée. Le chant de saxophone et clarinette soutenu par les grands arpèges des violons y est heureusement repris par les deuxièmes violons et violoncelles, avec les arpèges transportés celte fois aux premiers violons, dûtes et clarinettes. L'alternance de cette itisposition produit le plus heureux effet (p. 73, ex. 120).
Le pianissimo final est délicieux, l'unisson du quatuor, cette fois avec trois /), répondant aux accords piqués de l'harmonie.
Citons enfin le bel elfet du carillon du troisième
Reyer, Salammbô. 2« acte, scène IV (par autorisation spéciale de M. Ghoudensl.
Moderato
Flûtes «^
Exemple 122.
Bivcyc/.oi'linfi': ne h.i Mcsrçi'E et nicrinNx.MRE nu cnxsEnvAToiRE
acte où les quatre cois unis, cuivrant le son, (loul)lés pai' la Imrpn, les pizzicati arrachés des violons cl les noies répétées îles altos, iinilonl la sonnerie des clo- (^l'os (p. 8!), ex. 121), et l'exquise pastorale qui seit d :iilermède à ce morceau, pastorale dont h^s délicates dissonances ont tant d'imprévu et de saveur. I.e saxophone, ici encore, est heureusement employé.
Ernest Rojcr (i82»-l»0!>), Ëdniiaid Lain (183:i-18»S), Léo Dclibcs (1836-1!«»-1).
La prmcipale qualité dos ouvrages de Uever réside dans sa noble déclamation, dans l'exacte notation de sa pi'osodie scrupuleuse, dans l'appropriation parfaite, en un mot, du texte à la musique. On peut joindre à cela la noblesse et la pureté du style général. Quant à l'orchestre, un peu lourd parfois.
mais empreint d'une réelle puissance et atteignant, par moments, k une poésie véritable, il no nous apprendra rien de nouveau. Dans Salammbô, le dernier et le plus moderne de ses opéras. Hemîr emploie trois flûtes et quatre bassons; il associe encore les cornets ;\ pistons on la trompette simple aux trompette» chromati([aes, et confie aux harpes un rûle assez important, lielevons cet exemple (deuxième acte) d'intensité chaleureuse (Matho découvrant lezaimphl où, sous le chant en octaves des violons premiers et seconds et des violoncelles doublés des llùles, hautbois et coranglais, les arpèges des harpes sontgrassement renforcés des bassons et des altos (ex. 122). Plus symphoniste, Lalo pourrait nous fournir d'excellents e.xeniples d'orchestralion à la fois pittoresque et colorée, quoique saxe et classique. L'élégance de l'écriture est extrême, la parfaite clarté