‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 4)Chapitre 53 sur 198 · Chez Duhapio et EU · texte numérisé non relu

Chez Duhapio et EU

temps pour un morceau d'une richesse orchestrale extraordinaire, voire excessive, tant la léceptivité des auditeurs en matière sonore est paresseuse là évoluer. Regardez ces traits de flirte et de hautbois qui courent l'un après l'autre, ces violons déroulant leurs gammes alternatives sur les battements infatigables des altos et des basses, et comprenez ce qu'eu

eoiiipaiaison clii Iraïuiuille lonroiniciiiciU de Lulli, ceci repiéseiitail d'invention fougueuse et de libre hardiesse :

Bameac, Tonnerre d'Hippoiyle et Aricie : Tonnerre

FL

BASSONS

VIOLONS

ALTOS

Celte musique dut évidemment parai- Ire aussi brutale et sacrilège aux habitués du répertoire de Louis le quator- /-ième, que la bacclianale de Tannhduser aux abonnés de l'Opéra, sous le second limpire.

Au deuxième acte, nous rencontrons le trio des Parques chanté par trois hommes : un haute-coiilre, une laille et une basse, changement de sexe bizarre, mais qui s'explique par le désir d'obtenir une imiiressioii de terreur, et accompagné avec une force et une sonorité que ne dépassera guère l'orchestre gluckiste :

TECHNIQUE, ESTHÉTIQUE ET PÉDAGOGIE

1!\MKAU, Uippohjle et Aricie. Trin des ParqiiPn .

(fl

en

if)

if)

(il

td if)

da cal de av

1 y a ici une iliveisilé l'iappaiLte do ryllinies et Uaqucs,el s'il était permis de considérer la miisiilé comme un pliéiiomùnc parliciilier, on dehors la puissance ou de la grâce expr'essive, il faut mer que nous trouverions dans l'orchestration de

Lx trio, iMie maiiifi'station sonore autrement intéressante que n'importe quelle œuvre théâtrale antérieure.

Au troisième acte, nous emprunterons lefréraissemeul des flots :

lÎAMEAU, Hipjiolyte et Aricie. Le frémissement rfcs flots : (Assez vite)

BASSONS

1*^:^ VIOLONS divises

2"?^ VIOLONS

ALTOS

BASSES

du petit, Choeur

Div.

i^ii'.r r r t r t ^^

violoncelles

Toutes les autres Basses avec le Clavecin

TECHNIQUE, ESTHÉTIQUE ET PÉDAGOGIE

Ecriti' suiv;uit le même |)riiicipe de Irès grande unité loiiale que le torinei-re du premier acte, celte page descriptive présejile, à un degi'é plus alliiiéqiie

l'autre, une reclierciie ciois?ante dejvariété rytlimii|ue. Réunir tout ensemble îles battements d'altos et de contrebasses, des roulements à la tierce de bas-

Ua.vieai', Feu il'artilire d'Acanthe et Céphise ( Il -il ) : FLUTES

l'^r VIOLONS

2"!?^ VIOLONS

CLARINETTES

r.''&2'!.'^C0RS

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