TEMPETE TRES FORT
Nous objectera-l-on l'adorable entrée d'Orphée aux Champs Klysées : « Quel nouveau ciel pare ces lieux? " où le dessin arpégé di^s premiers violons évoque l'idée des célestes ruisseaux, el le dialogue des seconds violons et de la tliMe le divin l'amage des oiseaux, tandis que les longues tenues du liaidhois, du
basson, du cor et du violoncelle solo peignent, en quelque sorte, la paisible Durée'.'... Tout cela, il est vrai, forme un paysage incomparable, mais un de ces paysages qui, suivant l'admirable parole d'Amiel, sont de véritables étals d'àme, et devant une peinture à ce point spirilualisée par la sérénité de son lyrisme.
TECHNIQUE, ESTHÉTIQUE ET PÉDAGOGIE
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PLUIE ET 6RELE
011 songe bien plus an bonheur des élus qu'au cadre de leur élernelie Iranquillité.
Si donc CiLUCK, suivant le postulat cher aux vieux critiques français, iiiiila la nature, il l'imita surtout dans les mouvements intérieurs qu'elle détermine en nous, et bien avant l'orchestre de Wagner, son orchestre à lui fut également psychologique. A cet
égard, l'auteur d'AIceste est incomparable, et le lien qui unit toutes ses forces sonores aux sentiments des protagonistes de ses drames ne se brise Jamais, ne se rehlche pas une minute. Emotion tragique, intensité expressive, tout Gluck et toute l'instrumentation gluckiste tiennent en ces deux mots. « En écoutant Beethoven, dit admirablement Berlioz, on sent que
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c'est lui qui chante; en écoutant Gluck, on croit reconnaître que ce sont ses personnifies. » Et parlant du grand monologue d'Admète, « Alceste au nom des dieux », il ajoute : « Cet air est de ceux dans lesquels l'emploi d'un dessin obstiné l'ait de l'orchestre un personnage. Les instruments, on peut le dire, n'accompagnent pas la voix, ils parlent, ils chantent
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