‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 4)Chapitre 73 sur 198 · OFFICES · texte numérisé non relu

OFFICES

La célébration des offices divins a rapidement pris chez les Israélites un caractère musical.

Ces offices se divisent en deux parties principales : l'instruction et la prière. L'instruclion se compose d'une pari, de la récitation du Schéma' (donlle premier verset constitue l'affirmation du monothéisme) et qui se récite le matin et le soir; d'autre part, de la lecture de la Loi qui a lieu le jour du Sabbat, les jours de fêles et de Pénitence. La prière est constituée essentiellement par un certain nombre de bénédictions qu'on désigne sous le nom de Amidah (prière récitée debout). Ces bénédictions sont récitées aux trois offices des jours de semaine, aux quatie du Sabbat et des jours de fête et aux cinq du jour dujGrand Pardon. Les olflces de semaine ont lieu le malin, l'après-midi et le soir; les deux derniers sont presque toujours réunis. Le samedi et les jours de fêtes, a lieu un office supplémentaire qui suit celui du matin, et qui correspond au saciifice supplémentaire qu'on ofîrait autrefois dans le temple de Jérusalem. Le jour du Grand Pardon, a lieu un office de clôture après celui de l'après-midi. C'est par l'office du soir que commencent les solennités Israélites, le jour partant du soir dans le calendrier juif. A une époque postérieure, la lecture du Schéma fut ellemême précédée et suivie de bénédictions; puis on y ajouta, au commencement des offices, un certain nombre de psaumes. En outre, dès les anciens temps, on avait pris l'habitude, aux jours de fête, de réciter les psaumes 113 à 118 consacrés à la louange de Dieu et dont l'ensemble s'appelle Hallel. Enfin, au moyen âge, on intercala dans la liturgie des poésies appelées Pyoutim appropriées aux jours de fête et de pénitence.

La principale lecture de la loi a lieu le samedi et les jours de fête entre l'office du matin et l'office supplémentaire; elle comprend une section du Pentateuque suivie d'un chapitre des Prophètes. En outre, à la fête d'Esther, on lit le livre de la Bible qui raconte son histoire et, à l'office du soir de l'anniversaire de la destruction du temple de Jérusalem, on récite les lamentations de Jérémie.

Les offices ont naturellement plus d'importance les jours de Sabbat et de fêtes que les jours ordinaires.

1. Deutéronome, cliapUre VI, versets 4 et 9 ; cliapttre XI, versets 13 et 21. Nombres, cli.ipitre XV, versets 37 à 41.

Ces fêtes se composent: 1° Des trois solennités agricoles, Pâques, Pentecôte et Cabanes, auxquelles la Bible a rattaché des souvenirs historiques. A Pâques, on célt-bre la sortie de l'Egypte ; à la Pentecôte, la révélation du Sinaï,et àcelle des Cabanes, la protection que Dieu accorda aux Israélites dans le désert. 2° Des deux grandes fêtes du jour de l'an et du (jrand Pardon, dont l'une commence et l'autre termine la période des jours de pénitence.

On a, en outre, institué des offices spéciaux pour rappeler les victoires des Macchabées sur Antiochus Epiphane, la délivrance des Israélites qui eut lieu par l'intervention d'Esther au temps du roi de Perse Assuérus, et enfin la destruction du temple de Jérusalem.

La différence entre ces offices et ceux de la semaine ne réside pas seulement dans l'adjonction de prières et de chants supplémentaires, mais surtout dans la tonalité particulière affectée tantôt à la lecture de la Loi et tantôt à la récitation des prières.

Nous allons examiner les problèmes musicaux qui se rattachent, d'une part, à la mélopée pour la lecture de la Loi, et de l'autre, aux airs traditionnels usités pour les prières des difl'érents offices.

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