MÊME PASSAGE DU PENTATEUQUE RÉCITÉ A L'OFFICE DE LA FÊTE DE PÉNITENCE
2 Ji JM p Mi p' i
Va.yasch keim a vro hom
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2j<i8 EScrcLOPÉniE de la musique et dictionnaire du conservatoire
tei lech va tei sa be mid bar.
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va yich - lou ha ma yim min ha
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TECHNIQUE, ESTHÉTIQUE ET PÉnACOGIF.
yim
yo mar loh mah loch.
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kol a na
ba.a scher hou
schom
EXEMPLE DE LA LECTURE DES PROPHÈTES (/sn/f, chapitre xi„ wr^els î et 2).
al lei\
ye rouscho la yim ve kir ou ei
ki nir tzo.
a vo no
ki
lok
r ;— Il t n °' I
cho
mi yad-
a do noî
kif la
yim.
be chol cha to se
cho .
Traduction. — Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu/
— Parlez au cœur de Jérusalem, et criez-lui que son temps d'épreuve est fini, que son crime est expié, qu'elle a reçu de la main du Seigneur doujjle peine pour toQles ses fautes.
EXEMPLE DE LA LECTURE DE LA BIBLE A LA FÊTE D'ESTHER (Livre d'Eslher, chapilrc i, versets 5, 6 et 7).
cbo ress
veasch kôss bich Iéi zo ov.
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i. L. vers.t 7 comme,.cc par u.,e |,l,.-ase récitée sur la .ooal.le .les Laraenta'ions, parce qu'il est question de 'a«es qui, d'»p.ès I» légeuJe, .i,.n,!cnl m. ce« de Jérusalem. On a W un exemple d'un mélange de deux slyles dilTérents réunis de manière arl.r,c,elle.
TECHNIQUE, ESTHÉTIQUE ET PÉDAGOGIE
LA LITURGIE ISRAÉLITE 230t
>.- yein
mal-chous
rov ke zad ha me lech
Traduction. — 5. — Lorsque ces jours furent révolus, le roi donna à toute la population présente à Suse, la capitale, aux grands comme aux petits, un festin de sept jours dans les dépendances du parc du palais royal.
6. — Ce n'étaient que tentures blanches, vertes et bleu de ciel, fixées par des cordons de byssus et de pourpre sur des cylindres d'argent el des colonnes de marbre; des divans d'or et d'argent sur des mosaïques de porphyre, de marbre blanc, de nacre et de marbre noir.
7. — Les boissons étaient offertes dans des vases d'or, qui présentaient une grande variété; et le vin était abondant, digne de la munillcence du roi.
EXEMPLE DE LA LECTURE DES LAMENTATIONS DE JÉRÉMIK (chapilre i, versets 1 et 2).
ho ye so.
ke al mo no-
bo si va go yim
so ro si ba me di
mi koI o ha
2302 KSCYCI.OPf-niE DE LA MUSIQUE ET DlliriONNAIliE DU CONSERVATOIRE
le oy
Traduction. — 1. — Hélas! comme elle est assise solitaire, la cité naguère si populeuse! Elle, si puissante pai-mi les peuples, ressemble à une veuve; elle qui était une souveraine parmi les provinces a été rendue Irihutaire !
i. — Elle pleure amèrement dans la nuit, les larmes inondent ses joues; personne ne la console de tous ceux qui l'aimaient; tous ses amis l'ont trahie, se sont changés pour elle en ennemis.
EXEMPLE DE LA LECTURE DU l'ENTATEUQUE DANS LE RITE PORTUGAIS (Genèse, chapitre xxi, versets 14 ;i 17).
va yasch îseîm
bra ham
ba
gar sam
al chieh
mah
ve et a
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vayscha le
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va tëi
ché
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va tasch leich.
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TECHNIQUE, ESTHÉTIQUE ET PÉDAGOGIE
LA LITURGIE ISRAÉLITE 2a03
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ssa es ko lah
va yisch
ma e lo him
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ha na
va .yik ra
yim
va yô mer lah ma lach ha gar
• him .
el kol a - na ar ba a scher ou schom .
Pour la tpaduction, voir exemple p. 2296.
Ainsi que nous l'avons vu, les accents dont nous nous servons maintenant ne datent que du vu' siècle de notre ère; ils n'ont probablement aucune ressemblance avec les chants employés par les Juifs de Judée avant la destruction du second temple; enfin, ils ne peuvent servir à noter une phrase musicale.
D'ailleurs, il est presque certain que les anciens Juifs ne connaissaient pas de notation musicale. Ernest David nous rapporte en effet que dans les fouilles faites en Egypte on a retrouvé des détails de sculpture représentant des lévites instrumentistes, et que ceux-ci n'ont jamais de texte musical pour aider leur mémoire. D'auti'e part, on trouve dans le Talraud l'histoire d'un lévite qui fut l'objet de plaintes de la part de ses collègues, pai'ce qu'il n'avait pas voulu leur apprendre un chant qu'il avait composé. Or, si les lévites avaient connu une notation musicale, il leur aurait été facile de transcrire une mélodie qu'ils entendaient chanter. Il faut donc admettre que, si quelques-unes des mélodies traditionnelles juives ont leur source à une époque peut-être lointaine, c'est dans des temps bien plus rapprochés de nous que sont nées la plupart des autres. Mais quels en sont les auteurs '?
Nous avons vu, dans le chapitre réservé aux offices, que ceu-K-ci ne comprenaient à l'origine que la lecture de la Loi et la récitation des bénédictions. On y introduisit peu à peu des prières réunies sous la dénomination générale de Pyoutim. On a voulu voir dans les auteurs de Pyoulira les compositeurs des mélodies qui accompagnent ces prières, et on s'est basé sur ce fait qu'un de ces auteurs appelé Kalir fait souvent allusion, dans ses poésies, à son rôle d'officiant. Mais il est peu probable qu'il en soit ainsi. Les mélodies juives ne sont vraisemblablement pas l'œuvre d'une seule école, mais bien le résultat de la collaboration des officiants et des fidèles dans le cours des âges.
Lesofliciants, se succédant, répétaient les airsqu'ils avaient entendu chanter par leur prédécesseur ; ces airs, sans cesse repris, devenaient familiers aux fidèles. D'autre part, entraînés par la majesté du texte qu'ils récilaient, ils pouvaient improviser des chants dont la beauté frappait les assistants. Ces chants restaient gravés dans leur mémoire et devenaient à leur tour aussi classiques que ceux qu'ils avaient entendus jusqu'alors. Et c'est sans doute à ces improvisateurs de génie que nous devons une partie des plus belles mélodies traditionnelles du judaïsme.
Il faut aussi se représenter ce qu'a été pendant des siècles la situation de la plus grande partie des Juifs en Europe. Parqués dans le guetto, n'ayant avec les autres habitants que des rapports purement commerciaux, les Juifs vivaient entre leur maison et la synagogue.
En même temps qu'un lieu de prières, la synagogue était aussi pour les Juifs le seul endroit où ils I
pouvaient oublier leurs soucis et leurs misères. Ils étaient donc très heureux lorsque l'officiant leur faisait entendre les chants populaires en vogue, et celuici ne se faisait pas faute d'être agréable aux fidèles en adaptant aux textes saints les chants les plus frivoles. On cite des communautés où, il n'y a pas encore longtemps, l'officiant ne rougissait pas de faire entendre aux fidèles des passages d'opérettes à la mode.
Enfin, les Juifs ne pouvaient pas ne pas entendre un écho des chants chrétiens à des époques où les rues étaient sans cesse traversées par des processions, et on doit trouver un souvenir des chants d'église dans les chants traditionnels juifs. Mais ces chants populaires, ces chants chrétiens recevaient une empreinte juive, qui les ti'ansformait en ces mélodies plaintives, véritables images de la misère des Israélites, et dans lesquelles se retrouvaient et leurs lamentations el aussi leurs espoirs.
La déclamation de ces chants est faite par l'officiant [chiizan], chantre laïque, dont le rôle est très important au cours des oflices. C'est sur lui que repose presque entièrement la responsabilité de la cérémonie religieuse, le rabbin n'intervenant encore maintenant que pour prêcher et réciter certaines prières spéciales. L'officiant a donc toujours dû posséder une belle voix, du moins dans les communautés importantes. Jusqu'au début du xix' siècle, il clianlait seul. Peu à peu, l'usage s'établit dans les principaux temples d'avoir un chœur qui fût chargé de représenter en quelque sorte les fidèles en chantant les répons que ceux-ci ont à faire à l'officiant. Enfin, l'orgue vint encore ajouter à la beauté de l'office divin. La maîtrise a pris dans les cérémonies religieuses une place considérable et qui tend à augmenter de jour en jour. Il en est résulté une évolution dans la musique Israélite. Les mélodies traditionnelles furent harmonisées et arrangées à l'usage des chœurs. De leur côté, les musiciens composèrent pour la synagogue des œuvres dont certaines sont fort belles et deviennent elles-mêmes, à leur tour, traditionnelles. Nous allons reproduire quelques-uns (le ces chants en commençant par les mélopées tradilionnelles. Presque toutes les solennités juives, de même qu'elles sont caractérisées par une cantilation spéciale de la lecture de la Loi, ont une mélopée qui leur est propre el qui les distingue les unes des autres. En outre, les offices du matin admettent une mélopée difi'érente de ceux du soir. L'interprétalion eu est d'ailleurs très libre. L'officiant n'est lié ni par le rythme ni par la mesure. U peut donc se laisser aller à son inspiration et, suivant ses capacités, développer les motifs paiticuliers au service célébré, pourvu toutefois qu'à la fin de chaque phrase, il revienne au motif principal, afin d'amener les répons du chœur.
Nous nous contenterons de fournir les exemples des mélopées des offices du soir :
TECHNIQUE. ESTHÉTIQUE ET PÉDAGOGIE
MliLUl'EES THADITlOiNNELLliS:
Office du vendredi soir
{viiiLLE nu sabbat)
OFFICIANT
Ou ma . a vir yôm ou mei v! loy loh ou mavdil bciri yom ouveir
loy !o!i a do noi tze vo ôs
- ka yom to-mid yimlôch o.le'i nou !e o lom vo ed Bo
3 CHŒUR Sop.
rouch a toh a do
OFFICIANT 3
Boro'ach hou ou vorouch sche.
CHŒUR Sop.
yj^—f^
i P p'jif ^- g r ^'^p '^'P r i
A ma a riv a ro.vim.
Office du soir des fêtes de Pâque, Pentecôte et des Cabanes
^FÊTES agricoles)
OFFICIANT 3
Ou nia a v'ir yôm ou mei vi loy - loh ou mav dil bein
^ iv JUI J .1. JJb-JO^^
yom ouvein ioy loh a do no'i' tze vo os .
J-Ui' },i iJ=#^
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mô ei'l cha'i ve kayom tomid yim làch o lei
l- JH^»^P ^p J' . i' H(^ !||^-— ^
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é al
nou le ô lom vo ed Bo rouch
CHŒUR Unisson
loh
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al' 7
no'i BD rouch hou ou vorouch sche mô
OFFICIANT (Vocalise) CHŒUR Unisson
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2306 ENCrciOPÈniE DE LA MUSIQUE ET DICTIONNAIRE DU CONSERVATOIRE
Office du soir des fêtes de Pénitence.
OFFICIANT
oh
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ou mav dil
bein
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LJLJL,—
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J j rjTj=E=H^-^^-^-^M
eil chai
ve ka yom to mid yim lôch o lei
JH — i^—H
gr
nou Ie ô iom vo ed.