Kd. Spitla, V, p
HISTOIRE DE LA MUSIQUE
XVII^ ET XVIII' SIÈCLES. — ALLEMAGNE !i33
vraiment neuves, où les voix sont Irallécs en solo, où l'orclieslre joue un rcMe expressif évident et où les intentions dramatiques abondent. Il faut citer, à cause de son architecture et de sa lieauté, le Vcnilc ad me [n" V), pour ténor et deux violons. Cette composition a déjà les traits essentiels de Viii-in. L'introduction et la première partie sont reprises en da capo. après un assez lont; épisode où la mesure, à quatre temps dans la première partie, est à :t/l, puis rede-
Ténor
vient à quatre temps. Les motifs de cette « symphonie sacrée » se rapportent ingénieusement aux paroles. Au début de la seconde partie, les mots lullilc jtKjitin iiit'uiii super vos se chantent sur des fragments de la gamme ascendante, et le rythme est léger, comme pour annoncer que le joug du Seigneur est aisé à porter et n'accable point. Plus loin, le mot siiiive est accompagné d'une vocalise assez lente, pleine d'une langueur charmante (V, p. 27) :
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Lorsqu'on en vient à omis mcum lefc (mon fardeau 1 successivement un thème montant dont la cadence est léger), les instruments et la voix font entendre | est alerte (V, p. 28) :
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et o nus raeum le
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Une des plus célèbres œuvres de Schiitz, la déploration de David, Abs<don, /ili n»', est dans ce recueil. Schutz l'a écrite pour basse avec quatre trombones
et orgue. Annoncée par les instruments, la plainte du père désespéré monte des profondeurs et éclate en intervalles troublés (V. p. 66) :
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