J.-S, Bac/tj I, p. 43 et suivantes
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Une sorte de cantate religieuse, pour chœur à quatre voix, deux violons, trois violes et orgue (Ach bleib bei uns, Herr Jesu Christ) appartient presque encore au style de motet, et cependant, par quelques traits, ressemble à un oratorio. L'œuvre , sans être égale aux œuvres de Jean-Christophe, est cependant pleine d'intentions poétiques et d'images heureuses. Des quelques molets de Jobann-Michael qui subsistent, deux seulement, nous l'avons dit, ne s'inspirent point du cantique allemand. En général, ces œuvres que Spitta étudie en détail sont d'une écriture imparfaite. Dans la conduite des voix on remarque des pauvretés et des gaucheries ; mais il ne convient pas d'être trop sévère pour ces défauts, communs à la fin du xyw siècle °.
A côté de ces maîtres de la musique chorale, d'autres compositeurs continuent à développer le chant à voix seule. Ainsi se préparent tous les éléments de la cantate d'église telle que J.-S. Bach la présentera. Dans un recueil manuscrit de la bibliothèque de Wolfenbûttel (n° 294) nous rencontrons des pièces où le style de la musique récitative est appliqué à des œuvres faites sur des textes religieux, et même sur des textes de choral. Les accompagnements des instruments n'ont pas été conservés, mais, par le chant et la basse continue, qui nous restent, on peut se faire quelque idée de la forme et de l'esprit de ces compositions. Sur le choral //t'ccJt'su Christ, du hôchsles(iul(n'''))i.-\\. Franck écrit une paraphrase en solo assez développée et d'une déclamation fort expressive. Après une introduction (2 violons et basse) grave que, par les harmonies indiquées à la basse continue, l'on devine pénétrante, on entend le choral, exposé simplement. Les autres versets sont ingénieusement ornés : la mélodie est toute fleurie d'arabesques significatives. L'insistance de certaines formules dépeint l'accablement du fidèle suppliant (2° strophe) ; avec ces paroles de la .3" strophe : « Une pierre me tombe sur le cœur, » les notes frappent lourdement :