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L'ensemble nous fournit la transcription en notes :
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C'est ainsi que j'ai exposé le système de tablature employé par Judenkiinig et par Hans Newsidler dans la première moitié du xvi" siècle; il représente une simplification de la tablature dont traite Virdung dans le livre, rare aujourd'hui, Muùca getuUclU und aussgezogè, imprimé à Bàle l'an 1511. Virdung redouble les lettres minuscules après avoir épuisé l'alpliabet; sur la sixième corde il place en majuscules les lettres de la cinquième, et au lieu dup il écrit //. Les tablatures de Gerle, notées d'après les
mêmes régies, nous offrent une légère dilTérence : celui-ci distingue les sons de la sixième corde avec des numéros progressifs marqués d'une petite ligue au-dessus'.
Vers la moitié du xvii° siècle on se servit en France, et plus tard en Allemagne aussi, pour un luth à 13 cordes, d'une accordalwa spéciale en y adaptant la tablature française. Cependant ceux qui eurent pour but de leurs études la notation musicale ne s'en occupèrent guère. En voici l'explication :
1. Diins mes transiTiplions je me sers toujours du système suivant, que je ilispuse ici seulement |ioiir la tablature italienne, tandis que
pour la tablature franraise il suffit de retourner à l'envers la situation des cordes : /
la tablature allemande le ton reste ainsi transporté à la quinte des sons dont j'ai donné le tableau tout à l'Iieure) :
Cordes
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XVI» ET XVII^ SIECLES. — ITALIE r,vi
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Cordes à vide
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Je suis d'avis que c'est pour ce luth extraordinaire que J.-S. Bach a écrit le Prélude inséré sous le n" 3, avec le ton transposé dans la réduction pour le piano, des 12 kleine l'ràludien oder Uebungen fiïr Anfanger; celui-ci, en effet, ne convient point à l'exécution sur 'le luth ordinaire, tout en étant désigné pour le tulh. Lorsqu'on ajoute au luth un certain nombre de cordes, généralement sept, qui résonnent à vide en dehors de la touche, du côté de la corde basse, il en résulte Varchiluth ou théorbe. Ces cordes à vide étaient réglées par degrés diatoniques selon le ton de la musique mise en tablature, et l'on pouvait facilement reconnaître aux lettres, ou aux numéros inscrits dans celle-là, lesquelles de ces cordes il fallait pincer en jouant. La physionomie de l'instrument en était agrandie avec éclat, mais son caractère étaitdiminué par la richesse des ressources ; toutefois deux seules cordes basses, à vide en dehors du manche, furent une aide merveilleuse pour le luth ordinaire, tout en lui conservant parfait son timbre restreint :
elles descendaient graduellement de deux tons, ou d'un ton et d'un demi -ton, au-dessous de la sixième corde, selon l'opportunité. On en trouve des exemples nombreux dans les tablatures les mieux élaborées de la seconde moitié du xvi= siècle.
Le luth ou le théorbe, à cordes métalliques à pincer avec le plectre, de même que la mandoline mo-
FiG. 301.
.\rchiluth ou théorbe.
{Histoire de la musique,
de Clémenl.)
FiG. 302.
Luth (xvic siècle).
Fui. 303.
Archiluth ou théorbe.
derne, devient le cldtarrone : cet instrument donnait un grand effet dans les orchestres grâce à la pleine sonorité de ses accords a strripp(ite,ia.iidis que, joué seul, l'exécution n'avait que fort peu de valeur pour l'art, en raison de son timbre trop âpre.
En France ', on connaît des joueurs de luth du xiv° et du xV^ siècle : Henri de Graniere, Wouterde Berchem, Henri, Conrad et Lyenart lîoclers, Lallemant,