Arlicle cilé
:i. Bibl. mit., Vrn', 1180.
HISTOIRE DE LA MUSIQUE
XVII^ ET XVIII^ SIÈCLES. — ALLEMAGNE '.m
ques, des compositions au litre d'Acài et de Lamenlo. l'ezei, dans sa Musica vesperlina Lipsiai (1009), publie, avec les Allentandcs, Couianles, etc., îles sonates et préludes. En lli7:i, Johann ("iiith fait paraître, à Franct'ort-sur-Ie-Mein , un recueil {?iocitas tiiiisicalis) où, sans grand souci d'ordonnance, il réunit sonates, gigues, symplioiiies, airs, courantes, canons, fugues, etc., au.xquels il joint encore un caprice su[' le cliant du coucou (II" 22) et une Danse d'ilévodiade (n° 30) '.
La même année, Kradenthaller, dans une collection où les danses prédominent {Deiiciuvuin musiciintin erster Theil], insère des Souatines et des airs. L'année suivante, dans la seconde partie de son œuvre, il ajoute à ces pièces non cadencées des adnnios-. Les SlrirliD-ac viola-di-gaiiibicac de David Funck (1077)-' comprennent aussi des sonates et des airs, et l'on y trouve (u" 11) un Liimaito dont voici le début :
Ses danses sont aussi de rythme fort ondoyant : dans une allemande, les premières mesures sont dtlaijio, les suivantes n//t';/)-o. Une courante (n" W) se termine adnyio et piano, linlïn, il prescrit déjouer avec nuances.
Les suites publiées par Esaïas Reussner [Musiciili-
sche GeficUschaft-Erijrlzunri, IG7:)), pour les instruments fi cordes, contiennent aussi des sonales '*. Au début d'une gigue (n» 17), figure ce motif, dont Bach s'est peut-être souvenu dans l'air d'alto de la cantate Wachet bcict (B. G., 70) :
-ty-
pr irrr irPr i^
» I Jij hii.iJ
fr ir-pri'ir rir^
Clamer {Mensa harmonicn. 1682") admet, dans ses Vtirlite, des Lmnenti. On }■ trouve aussi des Branles, SiiUarelles, et des Moresques. Voici le commencement
Alla brève
k P P P \ ifP (^
rrcrifrrr
de la Moresca alla brève (cinquième Purlilu), pièce dont l'accompagnement n'est point correct :
Piano Forte.
En 168:;, .lacob Scbeiffelhut {Liebiichcr FriihliiKjs Anf(ing) produit des suites composées uniformément de Préludes, Allemandes, Courantes, BalU, Sarabandes, Airs et Gigues. Ses préludes sont d'une constitution particulière (voyez l'art, de M. Nef et la citation donnée en supplément).
Il semble que J.-Ph. Erlebach ait été le premier à composer en Allemagne des suites commençant par une Ourertitre à la manière française , sous le titre d'Ouvertures à cinq parties (1693)". Anton Aufschnaiter [Concors Discordia, 169o) et Johann- Kaspar-Ferdinand Fischer [le Journal du Printems, lOOol'' emploient aussi l'ouverture, ainsi que Georg Mutfat (Florileijium primum et F. secunduin, 169o et 1698, publ. dans les Denkin. der Tonkunst in Oeslerreich, I, 2, et II, 2). Dans les Partite publiées par J.-A. Schmicerer (lodiaci musici... pars prima, 1698), l'ouverture est aussi au premier rang*. Nous la voyons aussi en tête des suites de Johann Fischer iMusicalisclie Fiirsien Lusl, 1700)', où la victoire des