‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 5)Chapitre 197 sur 297 · R. Batka, Die .Vusi.'; in Bokmen, iil., t. XVIII · texte numérisé non relu

R. Batka, Die .Vusi.'; in Bokmen, iil., t. XVIII

2. La bibliographie des travaux consacrés à Mozart jusqu'à l'annfc 1905 a été dress^-e par M. Henri de Ciirzon : ICssai de biOliographir mozartine , revue critique des ouvrafies relatifs à Mozart et d ses œuvres, Paris, 1906. iii-S*. Nous ne mentionnerons iei qu'un très petit

k nombre d'ouvrages particulièrement importants : parmi les écrits des contemporains de Mozart, le livre de Niemtseheli, rùéd'M par KychnoTSky, Prague. l'JÛ5, in-Ç", et celui de Nisscn, Liepzig. 1818, in-8"^ avec supplément. 1828, in-8*; — le livre classique d'Otto Jatin, W.-A. Mozart, dont la première édition a paru à Leipzig, en 1856-18o9, en 4 vol. in-B", et la quatrième refondue par H. Deiters, en 190o-1907, en 2 vol. in-S" ; le catalogue de L. von Kocliel, Verzrichniss sammtliclier Tonwerke W.-A. Mozart's, 2* édit., publ. par te comte Waldcrsee, Liepzig, 1906, in-4''; — le recueil des lettres de Mozart, en traduction française par H. de Curzon, Paris, 1888, in-S", avec supplément, 1898, in-12; — enfin, l'admirable travail de critique et d'analyse de MM. de \Vyze\va et de Saiut-Foix, "U'.-.-l. Mozart^ Sa vie musicale et son œu~

cour, ces concerts, ces exhibitions parfois semi-charlatanesques, dont le récit emfdit toute la première partie de la vie de Mozart. Que, sous le rapport des gains matériels, les espérances du père aient élé souvent déjouées, c'est de quoi peut-être l'on ne reste fâché qtfà demi; mais ce dont on ressent autant de surprise que d'admiration, ce qui émeut et confond comme un véritable prodige, c'est que d'une telle exploitation de ses précoces talents l'enfant soit sorti foitilié, grandi, trempé, pour atteindre dés l'adolescence aux plus bauti'S qualités du compositeur et progresser sans temps d'arrêt, signer à vingt-cinq ans la partition d'Idoménéf, à trente celle de Don Juan, cultiver tous les genres et marquer chacun de plusieurs œuvres supérieures, et laisser au monde, au bout d'une trop courte vie, d'abondants trésors de beauté musicale.

Mozart avait six ans quand il fit, dans une tournée en Allemagne, ses premières prouesses de virtuose; ses débuts dans la composition eurent lieu presque aussitôt; en 17(54, il écrivit une symphonie; à quatorze ans, il faisait jouer à Vienne son premier opéra, la Finta sempUcc. On trouve de tout dans ses œuvres de jeunesse : un opéra-comique allemand, Baatien et BaUienne, un oratorio, des messes, des cantates italiennes, des pièces instrumentales de toutes sortes, depuis des airs variés pour le piano et un quatuor, jusqu'à un notturno en écho, pour quatre petits orchestres se répondant*. Il semble que l'un des traits saillants du caractère de Mozart ait été alors cette vive curiosité d'apprendre, d'essayer, qui est souvent chez les enfants un signe de l'intelligence, et qui lui faisait observer, comprendre, j uger déjà et graver profondément dans sa mémoire les enseignements généraux ou les particularités spéciales des œuvres, des hommes, des milieux qu'il fréquentait. A cet esprit d'observation extraordinairement net et aiguisé doit s'attribuer la merveilleuse intuition du style propre à chaque genre de composition, que Jahn fait remarquer chez lui, à propos de son premier quatuor. Mozart était aidé dans la composition instrumentale par son habileté pratique dans le jeu du violon, du piano, de l'orgue; et les opéras grands et petits qu'il put écrire de bonne heure en Italie pour des chanteurs excellents, l'accoutumèrent à manier les ressources les plus étendues de l'art vocal.

Dans l'intervalle de ses voyages, Mozart résidait à Salzbourg, au service du prince-archevêque llieronymus von Colloredo, dont son père était le maitre de chapelle. Dès qu'il eut conscience de sa valeur, — qu'il croyait devoir attribuer en partie au fait d' <c avoir voyagé" », — le séjour de sa ville natale et r « esclavage » de cette « cour de misère » lui devinrent odieux^ L'orchestre était vulgaire et me-

ure, de Venfance à la pleine malttrilé, dont les deux premiers tomes, s'arrètant à l'année 1777, ont paru en 1912.

3. Versucli einer i/rundlicheii Violinschule (Essai d'une méthode complète pour le violon), Augsbourg, 1756, in-4°, plusieurs fois réédité.

4. N» 286 du catalogue de Kôchel. — M. de Wyzewa a le premier fait connaître l'étendue des emprunts faits par le jeune Mozart aux musiciens rencontrés par lui au cours de ses voyages ; Michel Haydn, auprès duquel il vivait i Salzbourg, Eckhard et tichobcrt, qu'il connut à Paris.

3. Il écrit à son père, le 1 1 septembre 1778 : « Je vous assure que si l'on ne voyage pas (au moins les gens qui s'occupent d'art et de science), on n'est vraiment qu'un pauvre être!... Un homme de médioci-e talent reste toujours médiocre, qu'il voyage ou non ; mais un homme d'un talent supérieur (et je ne pourrais me contester ce talent à moi-même sans inipiété) deviendra mauvais, s'il reste toujours dans le même lieu... " {Lettres de Mozart, trad. de Curzon, p. 'iol .)

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