‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 5)Chapitre 20 sur 297 · I.ris Mii.AN, 1336. — Pnvaiic · texte numérisé non relu

I.ris Mii.AN, 1336. — Pnvaiic

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Vers la moitié de ce siècle commenra à se distin- ^■uer Domenico Bianchini, surnommé il Rossetto à cause de sa chevelure; il mit dans son Lihro Primo Je luth, qu'il publia en io'iè, des Ricercari, qu'ilavait composés lui-même et qui sont souvent estimables par leur clarté, et plusieurs airs de danse, où il développa des mélodies bien simples dans les dilîérents rythmes du Pass' e mezzo, de la Pavana et du Saltarello. Cependant cette musique du Rossetto, quoique

élégante, reflète le caractère incolore et sans vivacité des danses de cette époque. Mais vers la lin du livre j'ai trouvé une des plus belles réductions de musique polyphonique que m'aient offertes dans ce genre les tablatures que j'ai vues. C'est la chanson française Tant que vivrai, douce, limpide, gracieuse, telle qu'elle jaillit naturellement par inspiration (chose très probable) d'un motif populaire. Elle produit un excellent elTet sur le luth.

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Je n'ai pas été très Ijeureux avec le Libvo Viimo de luth (1546) d'Antonio Uotta (qualifié, comme d'iiabitude, m«S(Coecce//cuïîSAi»?io dans le titre de sa tabla-

ture). Des 27 danses (jui sont dans les premières paf,'es du volume, ce n'est ([uo La liocca e il Fuso qui a pu lixer mon attention, jiarce ([u'elle éclaircit

HISTOIRE DE I.A MUSIQUE

XVI» ET XVII'^ SIECLES. — ITALIE Gr,l

la l'orine oriiiiiialo d'une mélodie iiopulaire, traitée avec linesse comme Pass' e niezzo et Pudovana par d'autres auteurs iliorzanis, etc.). Tout le reste des danses est d'une f;rande fadeur. J'eus bien des difficultés à surmonter lorsque j'essayai de lire les Uadrigali et la musique d'é;,'lise; sur ces tablatures on peut suivre pas à pas les transformations (jue subissaient les dilTérents modes dérivés de l'art grec, à cause des altérations cliromatiques que les chanteurs employaient dans la musique polyphonique avant Palestrina et que les luthistes écrivaient scrupuleusement dans leurs tablatures. Je ne regrette donc pas la peine que les pages de Itotta m'ont donnée, pour avoir pu y surprendre dans la pratique le fait par lequel le caractère de la musique ancienne disparaissait en présence de l'inlluence inconsciente qui créait l'art modrrue.

Les Hicercnri que llotta a écrits sont sans attrait.

Marcantonio del Pil'aro, de I!oIogne, qu'il ne faut pas confondre avec Pil'aro, père de l'romboncino, publia, dans son Lil)vo Primo de tablature pourle luth (1;)40), Chiarei^zmir et Stdlarelli, auxquels il donna pompeusement le titre de « toute espèce de danses ». A ce <iu'il parait, la Cliiarenzana était un Pass' e mezzo en mouvement un peu vif ((^); des Saltarelli je reproduis t'Ancoiiitano, qui, malgré quelques suites d'accords un peu choquants pour nos oreilles, me parut être la meilleure composition de Pil'aro. Les deux formes qu'il a exclusivement employées finissent par ennuyer, bien que la variété, pour ne pas dire l'extravagance, des tons et des modes, qui se succèdent continuellement sans aucun égard pour le sentiment de la tonalité et pour l'unité de la pièce, puisse surprendre.

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Marcantonio dri, Pifaro, ITiiO. ■ — L'Auconitaiw. Siiiliirc/lo.

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