Seyfried
U. Czerny, Autobiographie. Rapporté par Nolil.
1 1. 1783-18^2. Son père était un peintre connu.
IlISTOriiE DE LA MVSIQVF
parmi ses compositions un quinlelte, divers coiicerlos et d'iiiliTessants canonn et fugues, publicalion posthume que Hauptmaun mit en lumière et qui révèle une élude appiol'ondie du prand Bacli.
Je ne saurais terminer celte revue des maîtres du piano sans parler d'un auteur dont le nom se lie à ceux de Cramer el de Clementi dans la mémoire de tous les élèves, Cari Czerny', à qui on doit tant d'exercices célèhres : la Véhcitt', — l'Art de délier tes doigts. — l'Ecole de la main gauche, etc. Un demisiècle après la niorl de Czerny, ces excellentes grammaires du piano n'ont pu être détrônées dans les préférences du professorat. Cependant, si C/.prny revenait à la surface du monde, il serait peut-èlre surpris de ne point trouver autour de lui d'autres épaves d'une œuvre immense, dépassant du double ou du triple celle des musiciens les plus féconds-.
Czerny forma le plus grand des pianisles, Liszt, et ce n'est pas sou moindre titre de gloire. Avec lui nous revenons à l'entourage de Beethoven, qui le connut, l'estima et fortement l'influença. Czerny résida toute sa vie à Vienne, où il était né. 11 appartenait à la race tchèque, qui, sous l'égide politiqup de l'Autriche, fournil à la musique allemande un lemarquable contingent d'exécutants et de compositeurs.
Pairai ceux-ci, Johann-Hugo "Worzischek'' écrivit des sonates, variations, rondos, polonaises el rapsodies assez populaires vers 1820. Mais avant d'avoir pu donner sa mesure, il mourut prématurément, la même année que Beethoven.
Son niailre, "Wenzel Tomaschek*, qui vécut à Prague jusqu'en 18S0, joua un rôle beaucoup plus important. Son souci de perfection et la pureté de son style lui valurent le surnom de Schiller de la miisii/ue'^, et Schumann ne dédaigna pas de l'étudier. Il mit en musique des scènes de Wallenstein, de Marie Stuart et de la Fiancée de Messine: nombre de lieder d'après Goethe; il composa plusieurs opéras, de la musique d'église et beaucoup de pièces de piano, parmi lesquelles ses Eglogues, ses Dilkyrambes et ses Danses hongroises mériteraient de ne pas tomber en totalité dans l'oubli.
Tomaschek fut un des premiers à introduire dans l'art l'élément national tchèque. Il eul un grand nombre d'élèves, dont les plus connus sont Schulholt', Hanslick, Dreyschock et Kalliwoda. Knfin, dans son Autobiographie^ il nous montre d'intéiessante manière combien l'esthétique mozarlienne fut bouleversée par le génie de Beethoven.
Un autre témoin des improvisations du roi des musiciens, ce fut le chevalier viennois Iguaz von Seyfried^. Sa situation de chef d'orchestre au théâtre de Schikaneder, puis au théâtre au der Wien, tous deux récemment fondés, lui donna une notoriété qu'il soutint avec une honnête production de musique vocale, tant profane que religieuse. Il eut comme collaborateurs Schiller et Grillparzer. 11 fréquenta Mozart. Il repose maintenant au cimetière de Wahring entre Beethoven et Schubert, plus prés d'eux dans la mort que dans la survivance.
2. Son calaloguc contient mille sept cent qtialre-vingl-dix-huit numéros d'ffuvre.