‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 5)Chapitre 228 sur 297 · En 1868, sous ce titre : In Croisa'le tirs dames · texte numérisé non relu

En 1868, sous ce titre : In Croisa'le tirs dames

6. En 187i, au Cristal Palace, sous celitre : The Conspira tors.

En l'auloinne de celle année 182't, Weber élait venu à Vienne avec sa cnllaboratrico, la poétesse Helmine de Ché/.y, auteur de la légende à'Knnjantlte. Celte pièce tomba, au Karnllierlhortheater*, dés la troisième représentation. Helmine de Chézy, bénéficiant d'un froissement (jui avait surgi entre Sehitbert et Weber avec qui elle était au plus mal, sut-elle persuader au jeune Franz que le théâtre allemand pouvait prendre, avec elle et lui, une revanche? C'est probable, car deux mois plus tard le théâtre rival an der Wien montait liosemonde princesse de Chypre, pièce empruntée à la même collection de fabliaux quEunjanthe. Les importants mélodi-ames de Schubert (plusieurs de ces morceaux inspirés sont devenus célèbres au concert) ne suffirent point à sauver nosrmonde, dont l'afl'abulation parut invraisemblable et ennuyeuse. Ils donnent seulement à penser combien il est regrettable que Schubert n'ait jamais rencontré un dramaturge capable de lui olfrir des occasions dignes de son génie. Peut-être manquait-il de la compi'éhension dramatique nécessaire pour ne pas prodiguer son art à quelque chose de médiocre'; mais il faut atrssi constater'" que la situation modeste et elfacée de Schubert limita singulièrement son choix et ne lui permit guère d'avoir recours qu'à des collaborateurs inexpérimentés.

Kn ce temps-là, un seul poète, à Vierme, possédait l'intelligence scénique : c'était Grillpai'zer". Schubert ne parait l'avoir connu que sur le lard. (îrillparzer lui fournit en 1827 un poème d'oratorio : le Chant de victoire de Miriam'-, pour soprano et chœur avec un simple piano d'accompagnement. Cet ouvrage, de modestes proporlions, est peir connu. L'instrumentation terne de E. Lachner n'est pas faite pour lui ouvrir 'accès des concerts symphoniques. Un autre oratorio, écrit en 1820, Lazarus, est malheureusement resté inachevé.

Schubert avait débuté à 17 ans dans la symphonie chorale avec une messe qui avait été une des premières annonces de son génie. Il a laissé cinq autres messes et un certain nombre de pièces religieuses d'un style expressif, mais d'un coloris sensualiste par opposition aux blanches ferveurs des anciens maîtres. La couleur est bien la constante caractéristique de l'ère musicale moderne. Le premier, Beelhoven la découvr'e et s'en grise; il trempe son pinceau dans la gloire des soleils tragiques, mais il laisse à son successeur la rêverie des aubes, des lueurs lactées et des reflets lunair-es; Schubert en imprègne ses ensembles vocaux : psaumes, alléluias, chœurs d'anges et d'esprits, cantiques au printemps, au matin, hymnes exprimant l'allégresse de l'amour et de la nature, le mystère de la mort et de la nuit,

Schubert s'est contenté d'esqirisser l'accompagnement instrumental de la plupart de ses chœurs au moyen du piano '^, qu'il sut employer — ainsi que tous les grands compositeurs — tantôt comme une ébauche, tantôt comme une réalisation complète de

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