‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 5)Chapitre 230 sur 297 · Ecossaises, valses allemandes, I.œndler autrichiens · texte numérisé non relu

Ecossaises, valses allemandes, I.œndler autrichiens

3. Ecrits sur la musique et tes musiciens. 4 La. Musique et ses Iteprésentants.

5, Soirées de Vienne.

G. Divertissement fiongrois et 7narches lionr/roises ii 4 mains, fhtntuor en la mineur. Andanlo de la /()• si/miilionie, etc.

7. Voir, par ciem|ile, l'ouverture de Àoschii/ik/c et l'andaule du t'" (no.

8. Ses sonates, sou concerlo et sou rondo de violon n'ajoutent rien de marquant à la littérature de cet instrument.

nale ni dans le concerto', il l'épancha largement dans la musique de chambre e( surtout dans la symphonie. Dès les débuts de sa carrière musicale il avait tourné sa pensée créatrice vers ces formes sévères et grandioses. Dix symphonies, vingt quatuors, quatre trios, deux octuors, deux quintettes, émaillent ses quinze années d'intense production. Il est intéressant de les parcourir chronologiquement et d'y voir se dégager de mieux en mieux la personnalité du chef de l'école lyrico-romantique. Il commence par grouper les instruments dans leur régime le plus homogène, les cordes seules, sans compromission-'. Les deux symphoniesde l'année 1816 trahissent l'iiitluence de Mozart'", de Haydn " et de l'école italienne '-.Schubert n"a que 19 ans, el déjà se manifeste son sentiment inné des timbies orchestraux. << II fait tlialoguer les instruments à vent comme des êtres humains, " remarquera Schumann. En 1819 il compose son charmant quintette avec piano la Truite, ainsi désigné parce qu'il y emploie le thème « naturiste » d'une de ses mélodies portant ce titre. Jusqu'ici c'est au lied que Schubert a confié le meilleur de son inspiration ; alors, en i 822, sa maturité s'épanouit subitement dans l'allégro et l'andanle de la symphonie en si mineur^'. Il n'a que 23 ans, et il s'élève d'un seul bond au faite du sublime. Venue après la plupart des œuvres de Beethoven, celle symphonie en dillère totalement. Elle développe au suprême degré les qualités expressives de l'orchestre en donnant aux taches de sonorilé un relief individuel et presque indépendant, bieti qu'harmonieusement fondu dans le modelé des contours. Tout porte à croire que ce merveilleux diptyque musical ne fut jamais posé par Schubert sur les pupitres de ses camarades du Convict'*. Avec la même sûreté d'audition intérieure, il écrira l'année de sa mort la grandiose si/mpttonie en ut majeur décou\erle chez son frère, dix ans plus tard, par l'œil d'aigle de Schumann. « Quand j'entends une bonne exécution de cette œuvre, ou quand je la dirige moi-même, — nous dit le savant Capellnieister F. Weingaertner'^', — j'éprouve une sensation analogue à celle que pourrait donner un lilire essor à travers l'éther imprégné de lumière. » Celte symphonie célestement"' longue, ce miroir d'infini, la dixième'' de Schuhert, n'est pas indigne de couronner la neuvième de Beethoven. Cinq années seulement séparent ces deux productions, mais Schubert appartient à la génération subséquente, et déjà la pensée du monde s'est renouvelée. Beethoven a fait parler tumultueusement toute l'humanilé par la bouche d'Apollon. Sous la divine violence de sa pensée il a fait éclater la forme humaine. Schubert incarne déjà le retour à cette forme que Mendeissohn chéiira bienlôt avec une plus étroite maîtrise... phénomène d'éternel balancement, réaction qui ramène en deçà d'un point élevé trop brusquement atteint... " Natura non fecit saltus... » Cette impression s'accentue si l'on compare les derniers quatuors des deux maîtres. Beethoven, » le sourd écoulant'* », comme Milton fut l'aveugle voyant, s'absente, s'exile de toute contingence, et, pour exprimer l'inexprimalile, il

'.'. Les deux premiers li-i<is sont pour \ iolou, alto et violoncelle.

10. haiis les i)[-eniiers mouvements, les andanles et les meuucts.

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